<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Ciné partout tout le temps &#187; Comédies</title>
	<atom:link href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/category/comedies-france/feed" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles</link>
	<description>Du cinéma absolument tout le temps et presque partout</description>
	<lastBuildDate>Tue, 19 Apr 2022 21:40:42 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.0.4</generator>
		<item>
		<title>Wrong cops, de Quentin Dupieux (USA-France, 2013)</title>
		<link>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wrong-cops-de-quentin-dupieux-usa-france-2013-6823</link>
		<comments>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wrong-cops-de-quentin-dupieux-usa-france-2013-6823#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 22 Mar 2014 19:22:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Auteurs français contemporains]]></category>
		<category><![CDATA[Ciné indie]]></category>
		<category><![CDATA[Comédies]]></category>
		<category><![CDATA[Comédies US]]></category>
		<category><![CDATA[Inclassables]]></category>
		<category><![CDATA[accreds]]></category>
		<category><![CDATA[deauville]]></category>
		<category><![CDATA[eric judor]]></category>
		<category><![CDATA[quentin dupieux]]></category>
		<category><![CDATA[wrong cops]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/?p=6823</guid>
		<description><![CDATA[Où ?
À Deauville, en avant-première lors du Festival du film américain
Quand ?
Début septembre
Avec qui ?
Seul
Et alors ?
…mon avis est à lire ici :
http://www.accreds.fr/2013/09/06/wrong-cops-de-quentin-dupieux.html
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/cops-1.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6824" title="cops-1" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/cops-1-355x200.jpg" alt="" width="355" height="200" /></a>Où ?</strong></p>
<p>À Deauville, en avant-première lors du Festival du film américain</p>
<p><strong>Quand ?</strong></p>
<p>Début septembre</p>
<p><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p>Seul</p>
<p><strong>Et alors ?</strong></p>
<p>…mon avis est à lire ici :</p>
<p><a href="http://www.accreds.fr/2013/09/06/wrong-cops-de-quentin-dupieux.html" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;">http://www.accreds.fr/2013/09/06/wrong-cops-de-quentin-dupieux.html</span></a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wrong-cops-de-quentin-dupieux-usa-france-2013-6823/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Les grandes ondes (à l’ouest), de Lionel Baier (Suisse-France-Portugal, 2013)</title>
		<link>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/les-grandes-ondes-a-l%e2%80%99ouest-de-lionel-baier-suisse-france-portugal-2013-7368</link>
		<comments>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/les-grandes-ondes-a-l%e2%80%99ouest-de-lionel-baier-suisse-france-portugal-2013-7368#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 20 Feb 2014 21:51:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comédies]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[comedie]]></category>
		<category><![CDATA[france]]></category>
		<category><![CDATA[les grandes ondes]]></category>
		<category><![CDATA[lionel baier]]></category>
		<category><![CDATA[michel vuillermoz]]></category>
		<category><![CDATA[portugal]]></category>
		<category><![CDATA[révolution des oeillets]]></category>
		<category><![CDATA[suisse]]></category>
		<category><![CDATA[valérie donzelli]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/?p=7368</guid>
		<description><![CDATA[Où ?
Au ciné-cité les Halles
Quand ?
Le mercredi soir de la sortie, à 21h
Avec qui ?
MonFrère et sa copine
Et alors ?
La période actuelle est décidément propice à un fruit généralement bien rare : la comédie politique intelligente, de variété francophone. Quinze jours seulement après l’extravagant Jacky au royaume des filles de Riad Sattouf, voici que nous arrive de Suisse un autre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/ondes-1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7369" title="ondes-1" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/ondes-1.jpg" alt="" width="448" height="299" /></a>Où ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au ciné-cité les Halles</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quand ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le mercredi soir de la sortie, à 21h</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">MonFrère et sa copine</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et alors ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La période actuelle est décidément propice à un fruit généralement bien rare : la comédie politique intelligente, de variété francophone. Quinze jours seulement après l’extravagant <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/jacky-au-royaume-des-filles-de-riad-sattouf-france-2013-7343" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Jacky au royaume des filles</strong></span></em></a> de Riad Sattouf, voici que nous arrive de Suisse un autre spécimen tout aussi savoureux – et plus sage uniquement en apparence. <em><strong>Les grandes ondes</strong></em> a pour postulat la couverture, par une équipe fictive de la radio suisse, de la bien réelle révolution des Œillets qui a renversé en une nuit d’avril 1974 la dictature militaire au pouvoir au Portugal. Cette idée de passer la grande histoire au tamis de la toute petite est la ligne de force qui porte l’ensemble du film. La révolution pour tous s’accole à l’émancipation vécue par chacun à sa manière, spirituelle ou charnelle. La conquête qui se dessine à mesure que le film avance est triple, c’est celle des esprits progressistes, des idées irrévérencieuses, des corps libérés. Cette victoire est pourtant partie de presque rien, de petites flammes individuelles dont les porteurs sont les premiers à ne pas croire à la possibilité qu’elles débouchent sur un embrasement.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/ondes-3.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7371" title="ondes-3" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/ondes-3-355x200.jpg" alt="" width="355" height="200" /></a>Les grandes ondes</strong></em> fait sienne cette modestie initiale, en démarrant sur un mode <em><strong>piano</strong></em> plutôt qu’avec d’entrée plusieurs temps d’avance sur ses protagonistes. Sans rien savoir de ce qu’ils vont devenir par la suite, on découvre en même temps qu’ils s’apprivoisent mutuellement, avec plus ou moins de bonheur, le trio qui devient quatuor une fois embarqué dans leur van un jeune portugais pour jouer les interprètes. En raison d’un apprentissage de la langue dans les films de Pagnol, le français parlé par Pelé est frappé d’un fort et fort incongru accent marseillais – ce qui constitue le premier dynamitage comique d’un récit jusque-là introverti, à l’image de ses personnages contraints de s’en tenir à la case qui leur a été attribuée dans la société. Julie la femme et Bob le technicien sont priés de ronger leur frein en silence dans un milieu ouvertement macho et hiérarchisé, où ce sont les journalistes mâles qui tiennent seuls le haut de l’affiche ; mais Cauvin le grand reporter star n’est pas bien mieux loti, obligé d’être éternellement à la hauteur de sa réputation même quand il n’en a plus les moyens.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/ondes-2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7370" title="ondes-2" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/ondes-2.jpg" alt="" width="448" height="298" /></a>La suprême délicatesse de l’observation de la révélation à eux-mêmes de ces êtres, à la fois effet et catalyseur de la révolution, doit autant aux comédiens qu’au cinéaste. Valérie Donzelli et Michel Vuillermoz, dans des rôles qui les éloignent de leurs domaines de prédilection, et les moins connus Patrick Lapp et Francisco Belard s’affirment tous aussi hilarants qu’émouvants, aussi éloquents dans l’expression des caractères de leurs personnages que subtils dans la transition de l’un à l’autre. Ils sont en osmose avec leur metteur en scène Lionel Baier, qui fait étalage d’une aisance similaire dans les variations de ton, et les interruptions soudaines mais sans violence. Soit à l’exacte image de la révolution des Œillets qui lui sert de support, parfaitement honorée dans l’âme par sa figuration comme parenthèse enchantée qui ne dure qu’une nuit mais vous change pour la vie.<em><strong> Les grandes ondes</strong></em> de Baier sont un très bel exemple de <em><strong>soft power</strong></em> : d’affirmation douce et irrésistible d’un propos de fond au travers des entraînants évènements de surface, loin de l’œuvre dogmatique comme du produit sans cervelle.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/les-grandes-ondes-a-l%e2%80%99ouest-de-lionel-baier-suisse-france-portugal-2013-7368/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Quai d’Orsay, de Bertrand Tavernier (France, 2013)</title>
		<link>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/quai-d%e2%80%99orsay-de-bertrand-tavernier-france-2013-7087</link>
		<comments>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/quai-d%e2%80%99orsay-de-bertrand-tavernier-france-2013-7087#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 08 Nov 2013 18:40:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comédies]]></category>
		<category><![CDATA[anais demoustier]]></category>
		<category><![CDATA[bd]]></category>
		<category><![CDATA[bertrand tavernier]]></category>
		<category><![CDATA[comedie]]></category>
		<category><![CDATA[france]]></category>
		<category><![CDATA[julie gayet]]></category>
		<category><![CDATA[niels arestrup]]></category>
		<category><![CDATA[quai d'orsay]]></category>
		<category><![CDATA[raphael personnaz]]></category>
		<category><![CDATA[thierry lhermitte]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/?p=7087</guid>
		<description><![CDATA[Où ?
Au MK2 Bastille
Quand ?
Jeudi soir, à 22h (après Attila Marcel que je ne conseillerais pas même à mon pire ennemi si j’en avais un)
Avec qui ?
Seul
Et alors ?
Les hasards du calendrier font qu’en l’espace d’un mois, trois longs-métrages adaptés de bandes-dessinées françaises sont arrivés sur les écrans. Après les immenses chocs provoqués par La vie d’Adèle puis Le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/orsay-1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7088" title="orsay-1" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/orsay-1.jpg" alt="" width="448" height="298" /></a>Où ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au MK2 Bastille</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quand ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Jeudi soir, à 22h (après <em><strong>Attila Marcel</strong></em> que je ne conseillerais pas même à mon pire ennemi si j’en avais un)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Seul</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et alors ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les hasards du calendrier font qu’en l’espace d’un mois, trois longs-métrages adaptés de bandes-dessinées françaises sont arrivés sur les écrans. Après les immenses chocs provoqués par <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/la-vie-d%E2%80%99adele-d%E2%80%99abdellatif-kechiche-france-2013-6456" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>La vie d’Adèle</strong></span></em></a> puis <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/snowpiercer-de-bong-joon-ho-coree-usa-france-2013-7032" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Le Transperceneige</strong></span></em></a>, <em><strong>Quai d’Orsay</strong></em> a beaucoup plus de peine à convaincre – et donc à rendre légitime son existence en complément de l’œuvre d’origine. Toute l’équipe en charge du film a beau faire le travail proprement, et rendre une copie appliquée, on n’y trouve nulle trace d’un souffle pareil à ceux qui ont porté Abdellatif Kechiche et Bong Joon-ho. L’un et l’autre ont vu dans les BD qu’ils ont respectivement adaptées quelque chose qui les a profondément touchés (une insurrection totale ici, la construction d’un être là), et qui a nourri leur propre inspiration de cinéma aux côtés d’autres références et thématiques. On ne trouve rien de tel en action dans <em><strong>Quai d’Orsay</strong></em>. À force d’être transparent dans sa forme cinématographique, et creux en ce qui concerne son propos de fond, le film finit par prêter le flanc à un bien triste soupçon – celui de l’opportunisme.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/orsay-2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7089" title="orsay-2" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/orsay-2.jpg" alt="" width="448" height="298" /></a>Quai d’Orsay</strong></em> semble uniquement motivé par la volonté de tirer à son tour quelques dividendes du succès commercial de la BD, étant donné qu’il ne parait pensé sur aucun aspect ; au point même de laisser se développer en son sein un machisme ahurissant. Julie Gayet et Anaïs Demoustier ont toutes les deux droit à un passage absolument gratuit en sous-vêtements, et la place de la seconde dans le scénario se réduit à une objetisation comme compagne potiche assurant le repos du guerrier de son homme (elle est presque tout le temps en nuisette, lui fait sa valise, l’écoute parler de son travail). La BD étant riche en qualités, certaines se transmettent au film : une belle galerie de spécimens s’activant au sommet de la ruche diplomatique, une poignée de scènes comiques très réussies. Au sommet desquelles trône la tirade-tornade en roue libre sur les stabilos jaunes, qui donne à voir ce que <em><strong>Quai d’Orsay </strong></em>aurait dû être de bout en bout – vif, déraisonnable, mordant. L’essentiel du temps il en est très loin, et partage l’absence de risque et de construction de personnages de son voisin de multiplex <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/9-mois-ferme-de-albert-dupontel-france-2013-7055" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>9 mois ferme</strong></span></em></a>. Les deux films ont pour seul horizon le conformisme mou posé comme préalable à leur diffusion à venir en <em><strong>prime-time </strong></em>télévisuel. Surtout, pas trop de vagues. Ce qui est un comble pour un film traitant de politique, tout comme ça l’est de voir les hommes et femmes politiques d’aujourd’hui agir en fonction de l’immédiat court terme, au lieu d’être porteurs d’une vision pour le peuple qui leur a confié les commandes.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/orsay-3.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7090" title="orsay-3" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/orsay-3.jpg" alt="" width="448" height="298" /></a>Cette audace aurait pu être le fait de l’acteur principal. Thierry Lhermitte est bon, il est peut-être même ce que l’on a de mieux en France pour jouer ce rôle ; mais il ne possède pas cette étincelle, ce génie comique qui sublimerait la transposition en un être en chair et en os d’une figure d’exception dans les cases et les bulles de la BD. Pour s’en convaincre il suffit d’imaginer ce qu’auraient fait, dans des styles radicalement différents, un <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/le-travestissement-derniere-etape-sur-la-voie-de-l%E2%80%99absolu-pour-une-serie-tv-1661#hide" target="_self"><span style="text-decoration: underline;">Alec Baldwin</span></a> ou un <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/moi-depute-de-jay-roach-usa-2012-5005#hide" target="_self"><span style="text-decoration: underline;">Will Ferrell</span></a> d’un tel modèle. Une autre comparaison qui fait beaucoup de mal est celle avec <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/intheloopdearmandoiannucciroyaume-uni2009-655#hide" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>In the loop</strong></span></em></a>. Dans sa dernière partie, <em><strong>Quai d’Orsay</strong></em> se fixe sur le même sujet que son homologue anglais<em><strong> </strong></em>: la déclaration de guerre faite à l’Irak par les USA et le Royaume-Uni, dans l’enceinte de l’ONU. L’analogie s’arrête là. Car non seulement <em><strong>Quai d’Orsay</strong></em> rejoint ce point au terme d’un parcours hoquetant au possible, qui a tout l’air d’avoir été rafistolé au montage à partir des errances du script (déséquilibré entre ses personnages trop nombreux et ses idées narratives trop minces), mais en plus une fois arrivé il se trompe d’angle. <em><strong>In the loop</strong></em> démontait avec une verve rageuse la mystification opérée par les va-t-en-guerre des deux côtés de l’Atlantique, et l’impuissance de leurs opposants à leur faire barrage ; en bon français, <em><strong>Quai d’Orsay</strong></em> se regarde le nombril en s’achevant avec emphase par un verbatim du discours de De Villepin dont on sait, dix ans après, qu’il n’a fait du bien qu’à l’orgueil national et en aucun cas à la situation géopolitique dans la région. La comédie et la diplomatie françaises jouent désormais en deuxième division.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/quai-d%e2%80%99orsay-de-bertrand-tavernier-france-2013-7087/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>9 mois ferme, de Albert Dupontel (France, 2013)</title>
		<link>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/9-mois-ferme-de-albert-dupontel-france-2013-7055</link>
		<comments>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/9-mois-ferme-de-albert-dupontel-france-2013-7055#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 30 Oct 2013 21:19:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Auteurs français contemporains]]></category>
		<category><![CDATA[Comédies]]></category>
		<category><![CDATA[9 mois ferme]]></category>
		<category><![CDATA[albert dupontel]]></category>
		<category><![CDATA[comedie]]></category>
		<category><![CDATA[france]]></category>
		<category><![CDATA[sandrine kiberlain]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/?p=7055</guid>
		<description><![CDATA[Où ?
Au ciné-cité les Halles
Quand ?
Samedi après-midi, à 17h, après être allés déguster Gravity en IMAX
Avec qui ?
MaBinôme
Et alors ?
« Faire le(s) job(s) a minima », « s’arrêter en chemin par autocensure, crise d’inspiration ou flemme », « un point de départ mince et un récit qui se ratatine sur les quelques concepts présentés dans les premières minutes » : il est étonnant (un peu) [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/neuf-4.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7059" title="neuf-4" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/neuf-4.jpg" alt="" width="448" height="296" /></a>Où ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au ciné-cité les Halles</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quand ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Samedi après-midi, à 17h, après être allés déguster <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/gravity-de-alfonso-cuaron-usa-2013-7003" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Gravity</strong></span></em></a> en IMAX</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">MaBinôme</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et alors ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>« Faire le(s) job(s) a minima »</strong></em>, <em><strong>« s’arrêter en chemin par autocensure, crise d’inspiration ou flemme »</strong></em>, <em><strong>« un point de départ mince et un récit qui se ratatine sur les quelques concepts présentés dans les premières minutes » </strong></em>: il est étonnant (un peu) et attristant (surtout) de constater à quel point les termes de ma critique du <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/albertdupontellevilaincreateur-97#hide" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Vilain</strong></span></em></a>, le précédent film d’Albert Dupontel, sont reconductibles tels quels pour <em><strong>9 mois ferme</strong></em>. La carrière en pointillés de Dupontel auteur-réalisateur – un film tous les quatre ans (<em><strong>Enfermés dehors</strong></em> avant <em><strong>Le vilain</strong></em> et <em><strong>9 mois ferme</strong></em>) après un silence de sept ans suite à l’échec cuisant du <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/albertdupontellevilaincreateur-97#hide" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Créateur</strong></span></em></a> – ressemble dès lors de plus en plus au maintien artificiel dans un état végétatif d’un patient cliniquement mort. Le constat est sévère, mais la dégringolade dans la qualité et l’ambition entre les débuts de Dupontel (<em><strong>Bernie</strong></em>, <em><strong>Le créateur</strong></em>) et ce qu’il produit depuis l’est tout autant.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/neuf-1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7056" title="neuf-1" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/neuf-1.jpg" alt="" width="448" height="299" /></a>Malgré toute la sympathie que l’on peut éprouver à l’égard de Dupontel, difficile de ne pas penser que sa réserve d’idées ne permettait ici que de tenir la distance d’un court-métrage. <em><strong>9 mois ferme</strong></em> démarre bien sur les chapeaux de roue, mais se retrouve le souffle court et le bec dans l’eau dès son premier acte consommé. La comparaison est cruelle entre cet élan inaugural, aux ellipses incisives et aux enchaînements endiablés pour mettre en place le plus facétieusement possible le nœud comique de l’histoire (une juge enceinte d’un bandit), et la dilution subie ensuite par le récit. Dupontel n’a alors plus qu’un tour dans son sac – résoudre le dilemme de son héroïne, entre préserver sa carrière et venir au secours du père involontaire de son futur enfant –, faute de s’engager dans le développement de ses personnages ou d’un point de vue sur son thème (ce n’est pas comme s’il n’y avait rien à dire sur la justice). Les premiers restent superficiels, le second absent, et on se trouve ramené au même point d’interrogation que pour <em><strong>Le Vilain </strong></em>: qu’est-ce qui provoque cette cessation d’activité comique ?</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/neuf-2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7057" title="neuf-2" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/neuf-2.jpg" alt="" width="448" height="299" /></a>Les deux hypothèses qui viennent à l’esprit sont évidemment aussi peu reluisantes l’une que l’autre. Il est probable qu’elles se cumulent : à la panne d’inspiration (qui tiendrait plus de la carence innée, Dupontel n’ayant jamais écrit de scénario réellement fourni et dense) s’ajoute un blocage face à un choix de voie à suivre – le risque ou son absence. Dupontel réfrène sa nature profonde, de vilain petit canard porté sur le mauvais goût et la provocation, mais n’assume pas pour autant de rentrer dans le rang et de faire de la comédie grand public comme les autres, tiède et portée par une star consensuelle (Sandrine Kiberlain ici, Catherine Frot dans <em><strong>Le vilain</strong></em>). Comme un fait exprès, dans ces deux films le rôle que se donne le cinéaste illustre ouvertement cette tergiversation, un pied dans la société (la relation avec le personnage féminin) et l’autre en dehors (le travail de cambrioleur).</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/neuf-4.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7059" title="neuf-4" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/neuf-4.jpg" alt="" width="448" height="296" /></a>9 mois ferme</strong></em> n’est bon que lorsque cette indétermination reste tenable ; c’est-à-dire tant que le film se met en place, et n’a pas à se fixer un but à atteindre. Il est même alors très bon, ce qui n’est que plus rageant au regard de la suite. Dans l’écriture, la direction d’acteurs, la réalisation, Dupontel rappelle que sa place se situe largement au-dessus de la mêlée. Les révélations de la grossesse de l’héroïne, puis de l’identité du père, et enfin des circonstances pas du tout immaculées de la conception (magistrale scène de visionnage de vidéosurveillance avec Bouli Lanners) forment une succession d’éclats de rire et de surprises qui font entrevoir l’espoir de tenir là une des comédies de l’année. Et puis, plus rien. Comme dit plus haut le film se fige et s’éteint à petit feu, à peine ranimé l’espace d’un instant par les caméos de Terry Gilliam et Jean Dujardin. Au final, c’est la carrière de réalisateur de Dupontel qui semble prendre le chemin d’une malheureuse insignifiance.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/9-mois-ferme-de-albert-dupontel-france-2013-7055/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La fille du 14 juillet, de Antonin Peretjatko (France, 2013)</title>
		<link>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/la-fille-du-14-juillet-de-antonin-peretjatko-france-2013-6725</link>
		<comments>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/la-fille-du-14-juillet-de-antonin-peretjatko-france-2013-6725#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 31 Jul 2013 19:36:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comédies]]></category>
		<category><![CDATA[antonin peretjatko]]></category>
		<category><![CDATA[cannes]]></category>
		<category><![CDATA[comedie]]></category>
		<category><![CDATA[fille du 14 juillet]]></category>
		<category><![CDATA[france]]></category>
		<category><![CDATA[gregoire tachnakian]]></category>
		<category><![CDATA[quinzaine des realisateurs]]></category>
		<category><![CDATA[vimala pons]]></category>
		<category><![CDATA[vincent macaigne]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/?p=6725</guid>
		<description><![CDATA[Où ?
Au MK2 Beaubourg, où le film passe encore deux mois après sa sortie (ainsi qu’ici et là dans Paris)
Quand ?
Mardi soir, à 19h30
Avec qui ?
Seul
Et alors ?
La fille du 14 juillet croit en la révolution par l’absurde, et en fait une proposition tout ce qu’il y a de plus sérieuse. L’absurde, au sens du non-sens, comme arme unique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/14-4.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6729" title="14-4" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/14-4.jpg" alt="" width="410" height="230" /></a>Où ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au MK2 Beaubourg, où le film passe encore deux mois après sa sortie (ainsi qu’ici et là dans Paris)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quand ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Mardi soir, à 19h30</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Seul</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et alors ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>La fille du 14 juillet</strong></em> croit en la révolution par l’absurde, et en fait une proposition tout ce qu’il y a de plus sérieuse. L’absurde, au sens du non-sens, comme arme unique car se suffisant à elle-même, qui se dégaine en toutes circonstances et ne s’enraye jamais, accablant l’ennemi de rafales continues à la manière d’un AK-47. L’ennemi à renverser est multiple : les crises, les carcans (travail-famille-patrie), les cons en tous genres. Ce n’est pas une raison pour baisser les bras mais au contraire attaquer de plus belle <em><strong>nonsense</strong></em> au poing, sans répit, en convoquant l’esprit des glorieux prédécesseurs qui ont mené la même lutte avec d’autres armes. Ainsi du 14 juillet à la nuit du 4 août, de Louis XVI à la guillotine plusieurs fois activée, le film est mû par les symboles de la mère nourricière des révolutions modernes, la nôtre, la Française. Et quand il aspire à trouver d’autres inspirations, c’est vers 1968 qu’il se tourne, historiquement (les « événements », la Sorbonne) et cinématographiquement – du plus générique au plus spécifique la Nouvelle Vague, Godard, <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/week-end-de-jean-luc-godard-france-1967-6227" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Week-end</strong></span></em></a>. Cette quête de filiation n’est pas nostalgique et fétichiste, mais comique et politique. Antonin Peretjatko et sa troupe se raccrochent aux années 60 car ils considèrent que le combat à mener est sensiblement le même, et les adversaires pareillement ridicules et méritant donc d’être ridiculisés.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/14-1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6726" title="14-1" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/14-1.jpg" alt="" width="410" height="230" /></a>La dégaine d’ensemble du film, de ses comédiens, de ses accessoires (bagnoles en tête) est notoirement datée, ce qui est au passage une source régulière de joyeux anachronismes puisqu’à côté de cela les personnages possèdent des smartphones, payent en euros, ont Sarkozy puis Hollande puis Sarkozy encore comme Président. Sarkozy encore, car <em><strong>La fille du 14 juillet</strong></em> est une uchronie acide dans laquelle l’été 2012 voit l’instauration d’un état d’urgence, la faute à « la crise ». Les vacances d’été sont stoppées net et la rentrée avancée d’un mois pour remettre les français au travail, du coup les aoûtiens lésés s’en prennent aux juillettistes épargnés, l’armée s’interpose. Tout cela serait drôle si ce n’était pas triste, et justement le film prend le parti d’en rire et de laisser l’accablement à d’autres. L’ensemble de la charge sociale et politique de <em><strong>La fille du 14 juillet</strong></em> est fort intelligemment concentré dans les interstices de son récit – par exemple cette vision fugitive d’une version alternative de <em><strong>La roue de la fortune</strong></em> où l’un des noms à deviner serait « Guy Debord (philosophe) ». Peretjatko fait passer son message révolutionnaire et libertaire, anti-réacs et anti-beaufs, l’air de ne pas y toucher. Ce qui est autrement plus intéressant et plaisant que la méthode du sermon plombant, trop souvent adoptée par la gauche mieux intentionnée que dégourdie.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/14-3.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6728" title="14-3" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/14-3.jpg" alt="" width="410" height="230" /></a>La fille du 14 juillet</strong></em> est avant tout un beau bordel, fourmillant de gags, de figures, de détournements. C’est <em><strong>Week-end</strong></em>, mais retravaillé de fond en comble à la sauce <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/paniqueauvillagedevincentpatarstephaneaubierbelgique2009-500" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Panique au village</strong></span></em></a>. Du délire animé de Patar et Aubier à celui en prises de vue réelles de Peretjatko, on retrouve les deux mêmes concepts pleinement compatibles : une bande d’amis tous égaux et tous également sots, un road-movie nous faisant passer par quantité de lieux, donc d’ambiances et de genres de cinéma, très divers. Il n’y a dès lors aucune limite à ce que l’imagination, et la bêtise embrassée plutôt qu’embarrassée, du film peuvent concevoir comme idées farfelues de digressions et virages narratifs, lancées à un rythme presque sans ratés. Comme en plus l’envie et surtout le talent (d’écriture et de mise en scène par Peretjatko, d’incarnation par tous les acteurs et actrices) suivent, <em><strong>La fille du 14 juillet</strong></em> est du début à la fin une mutinerie riante et triomphante. À voir et revoir, car ses éclats comiques sont si nombreux qu’il est impossible de ne pas en avoir laissé une grande part au bord de la route, entre la soirée diapos et la fusillade avec les faux et les vrais gendarmes, la rêverie « à la manière de » Tchekhov dans la forêt enneigée et les extraits d’actualités dans les journaux et à la télévision.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/14-2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6727" title="14-2" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/14-2.jpg" alt="" width="410" height="230" /></a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/la-fille-du-14-juillet-de-antonin-peretjatko-france-2013-6725/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Pop rédemption, de Martin Le Gall (France, 2013)</title>
		<link>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/pop-redemption-de-martin-le-gall-france-2013-6524</link>
		<comments>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/pop-redemption-de-martin-le-gall-france-2013-6524#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 08 Jun 2013 21:09:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comédies]]></category>
		<category><![CDATA[beatles]]></category>
		<category><![CDATA[comedie]]></category>
		<category><![CDATA[france]]></category>
		<category><![CDATA[grégory gadebois]]></category>
		<category><![CDATA[hellfest]]></category>
		<category><![CDATA[julien doré]]></category>
		<category><![CDATA[martin le gall]]></category>
		<category><![CDATA[pop redemption]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/?p=6524</guid>
		<description><![CDATA[Où ?
Au ciné-cité les Halles, dans une petite salle (déjà, pourtant le film vient de sortir)
Quand ?
Dimanche, à 17h
Avec qui ?
MaBinôme
Et alors ?
Pop rédemption emporte mon indulgence, et même mon adhésion, car on ne peut juger une comédie française à destination du grand public sans prendre en considération l’état sinistré de cette catégorie de films aujourd’hui. Parmi les qualités [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/popred-1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6525" title="popred-1" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/popred-1.jpg" alt="" width="448" height="299" /></a>Où ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au ciné-cité les Halles, dans une petite salle (déjà, pourtant le film vient de sortir)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quand ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dimanche, à 17h</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">MaBinôme</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et alors ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Pop rédemption</strong></em> emporte mon indulgence, et même mon adhésion, car on ne peut juger une comédie française à destination du grand public sans prendre en considération l’état sinistré de cette catégorie de films aujourd’hui. Parmi les qualités notables du premier long-métrage de Martin Le Gall, on compte ainsi tous les travers auxquels il ne se laisse pas aller, se distinguant de la sorte de ses semblables. Ici, pas de comiques de télévision promus acteurs de cinéma sur leur célébrité du moment et non leur talent réel ; pas de fonctionnement par sketchs déconnectés les uns des autres ; pas d’affirmation lourde et cynique de la supériorité supposée de la norme sur les marges. À la place, on trouve des comédiens doués et capables d’habiter des rôles de composition, un scénario qui cherche à se construire sur la durée sans être obnubilé par le besoin de gags à haute fréquence, une narration qui cloue le bec aux personnages rabat-joie hystériques, d’ordinaire les seigneurs des films français.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/popred-2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6526" title="popred-2" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/popred-2.jpg" alt="" width="448" height="299" /></a>Bien sûr, <em><strong>Pop rédemption</strong></em> est au bout du compte une petite chose, évanescente et aux horizons très réduits. Les difficultés que l’histoire rencontre à se lancer et à se conclure attestent de cette limite – le film existe uniquement par la situation d’opposition et de quiproquo qu’il invente, entre un groupe de black metal et une commune de campagne où la fête de la fraise bat son plein. C’est bien assez pour nous faire passer un bon moment, car Le Gall monte son affaire de belle manière à tous les étages. Les péripéties s’emboîtent bien, les bons mots fusent à un bon rythme, l’affection du cinéaste envers tous les personnages est prégnante et sincère, de même que son goût pour la musique. <em><strong>Pop rédemption</strong></em> lorgne clairement du côté des <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/the-blues-brothers-de-john-landis-usa-1980-4026" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Blues brothers</strong></span></em></a>, et à sa petite échelle il ne s’en sort pas si mal grâce au large spectre pop-rock couvert par Le Gall, du Hellfest aux clins d’œil (inspirés) aux Beatles. Et puis il peut compter sur le concours de son premier rôle Julien Doré, qui confirme ici son talent comique découvert dans <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/ensemblenousallonsvivreunetrestresgrandehistoiredamourdepascalthomasfrance2010-92#hide" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Ensemble nous allons vivre une très, très grande histoire d’amour</strong></span></em></a>. Lunaire mais toujours en contrôle, vraiment décalé et faussement écorché vif, il possède une voix comique unique en son genre et qu’il est dommage de ne pas plus entendre.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/pop-redemption-de-martin-le-gall-france-2013-6524/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Camille redouble, de Noémie Lvovsky (France, 2012)</title>
		<link>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/camille-redouble-de-noemie-lvovsky-france-2012-5144</link>
		<comments>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/camille-redouble-de-noemie-lvovsky-france-2012-5144#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 16 Sep 2012 22:29:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Auteurs français contemporains]]></category>
		<category><![CDATA[Comédies]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/?p=5144</guid>
		<description><![CDATA[Où ?
Au ciné-cité les Halles
Quand ?
Mardi après-midi, à 16h
Avec qui ?
MaBinôme
Et alors ?
Omniprésente devant la caméra des autres, souvent pour de mémorables seconds rôles (rien que ces derniers mois on l’a vue dans L’Apollonide, Adieu Berthe, Les adieux à la Reine, etc.), Noémie Lvovsky est en réalité devenue actrice sur le tard, alors qu’elle avait débuté comme auteur-réalisateur de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/camille-2.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5146" title="camille-2" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/camille-2-299x200.jpg" alt="" width="299" height="200" /></a>Où ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au ciné-cité les Halles</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quand ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Mardi après-midi, à 16h</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">MaBinôme</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et alors ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Omniprésente devant la caméra des autres, souvent pour de mémorables seconds rôles (rien que ces derniers mois on l’a vue dans <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/l%E2%80%99apollonide%C2%A0-souvenirs-de-la-maison-close-de-bertrand-bonello-france-2011-3351#hide" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>L’Apollonide</strong></span></em></a>, <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/adieu-berthe-l%E2%80%99enterrement-de-meme-de-bruno-podalydes-france-2012-4681#hide" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Adieu Berthe</strong></span></em></a>, <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/les-adieux-a-la-reine-de-benoit-jacquot-france-2012-4257#hide" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Les adieux à la Reine</strong></span></em></a>, etc.), Noémie Lvovsky est en réalité devenue actrice sur le tard, alors qu’elle avait débuté comme auteur-réalisateur de ses propres films. <em><strong>Camille redouble</strong></em>, son sixième long-métrage, met fin à une période de flottement de ce côté-là : depuis <em><strong>Les sentiments</strong></em>, en 2003, elle n’avait tourné que <em><strong>Faut que ça danse !</strong></em>, que tout le monde a oublié. Ce nouveau film réunit (réconcilie ?) les deux aspects de sa carrière, puisque c’est le premier où elle est également à l’affiche – et dans le rôle principal en plus, chose qui ne lui a encore jamais été accordée par autrui. Le désir de se trouver au centre de la lumière a dû compter dans la réalisation de <em><strong>Camille redouble</strong></em>, au milieu de nombreux autres éléments qui tous apparaissent à l’écran.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/camille-1.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5145" title="camille-1" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/camille-1-299x200.jpg" alt="" width="299" height="200" /></a>Le résultat est un patchwork irrégulier, fait avec le cœur plus que la tête, et qui s’apprécie précisément pour cette raison. Le concept, éminemment cinématographique, du voyage dans le temps qui est à la base du récit est employé comme un support pour de multiples envies d’histoires. D’une scène, d’un personnage à l’autre, <em><strong>Camille redouble</strong></em> adopte successivement les traits : d’un remake assumé de <em><strong>Peggy Sue s’est mariée</strong></em> de Coppola (que je n’ai pas encore vu personnellement, mais dont des gens de confiance ont listé les nombreux rappels dans le film de Lvovsky : âge de l’héroïne, mari qui la quitte dans le présent, grossesse précoce dans le passé…) ; d’un <em><strong>Retour vers le futur</strong></em> inversé, où l’on ne cherche plus à préserver la naissance mais à tenter d’empêcher la mort ; d’un prolongement des <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/lesbeauxgossesderiadsattouffrance2009-266#hide" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Beaux gosses</strong></span></em></a>, dont le réalisateur Riad Sattouf et les acteurs Vincent Lacoste et Anthony Sonigo passent ici jouer des rôles tout à fait gratuits et savoureux ; d’une version féminine de ce même film, Camille retrouvant son groupe de copines <em>freaks</em> du lycée naviguant entre l’évitement des moqueries des autres filles et l’attrait naissant pour les garçons et le sexe ; d’une romance impossible à travers les époques, entre Camille et son professeur de physique à qui elle confie son secret&#8230; Il y a tout cela, et bien d’autres choses encore, chaque protagoniste même mineur (l’horloger interprété par Jean-Pierre Léaud, typiquement) débarquant avec sous le bras son univers distinctif, comme à une soirée où chacun amène un plat quel qu’il soit pour garnir le buffet.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/camille-4.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5148" title="camille-4" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/camille-4-299x200.jpg" alt="" width="299" height="200" /></a>Camille redouble</strong></em> est de fait construit à l’envers par rapport aux règles habituelles, qui veulent que tout découle naturellement de l’idée centrale et initiale du projet. En conséquence, il arrive au récit de tituber lorsqu’il change de ton, ou de montrer une certaine inconstance quand il s’engage dans des voies moins fameuses que d’autres. On a affaire à un film qui ne peut s’appuyer sur des qualités ordinaires, balisées – hormis une, son casting, merveilleux sur le papier et qui tient toutes ses promesses grâce à la verve de Lvovsky dans son écriture et sa direction d’acteurs. Yolande Moreau en particulier est parfaite, dans un registre insoupçonné. En dehors de cela, la richesse de <em><strong>Camille redouble</strong></em> est discrète. Elle vient de choses qui irriguent tout le film sans discontinuer, et sans s’afficher. C’est d’une part la foi absolue qui anime Lvovsky dans sa pratique du cinéma : contrairement à tant d’autres, en particulier en France, à aucun moment elle ne s’excuse de jouer pleinement le jeu de la fiction, de l’irréel. Elle ne cherche nulle combine pour rendre légitimes aux yeux des pauvres esprits étriqués dans des logiques terre-à-terre ses élans – ce qui ne ferait que leur rogner les ailes. Elle sait que le cinéma, c’est quoi qu’il arrive une construction factice, et qu’il vaut mieux en profiter (en laissant libre cours à ses idées) plutôt que de chercher à le défaire.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/camille-3.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5147" title="camille-3" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/camille-3-299x200.jpg" alt="" width="299" height="200" /></a>Camille redouble</strong></em> dégage ainsi une fraîcheur délicieuse, alors même qu’il n’a rien de frivole. Sous ses airs dispersés c’est un film pénétré d’une cohérence réelle, et triste. Il nous parle au fond d’un unique sujet, la perte et le deuil qui s’en suit. Tous ses personnages doivent accepter de faire le deuil de quelque chose, ou de quelqu’un, car tous les moments de bonheur ont une durée finie, plus ou moins longue, et à mesure que la vie avance il faut apprendre à vivre avec leur perte. Cela n’a rien de plombant, car Lvovsky n’y voit pas une raison pour arrêter de vivre, au contraire. La réponse qu’elle nous souffle est de vivre pleinement ces moments joyeux, tout en trouvant un moyen d’en préserver le souvenir pour après. Les scènes avec le magnétophone, à la fois très touchantes dans leur cause et gaiement absurdes dans leur exécution, sont la plus belle des mises en pratique de la formule de drame joyeux concoctée par <em><strong>Camille redouble</strong></em>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/camille-redouble-de-noemie-lvovsky-france-2012-5144/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Cherchez Hortense, de Pascal Bonitzer (France, 2012)</title>
		<link>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/cherchez-hortense-de-pascal-bonitzer-france-2012-5078</link>
		<comments>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/cherchez-hortense-de-pascal-bonitzer-france-2012-5078#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 08 Sep 2012 10:50:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Auteurs français contemporains]]></category>
		<category><![CDATA[Comédies]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/?p=5078</guid>
		<description><![CDATA[Où ?
Au ciné-cité les Halles
Quand ?
Vendredi soir, à 21h
Avec qui ?
MaBinôme
Et alors ?
Cherchez Hortense est un film qui n’a pas trouvé comment bien se vendre. Son affiche triste, sa bande-annonce empruntée, et jusqu’à son titre semblant être le fruit d’un choix par défaut cachent une œuvre d’une grande finesse, et particulièrement plaisante à suivre. Pascal Bonitzer, scénariste surtout pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/hortense-1.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5079" title="hortense-1" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/hortense-1-299x200.jpg" alt="" width="299" height="200" /></a>Où ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au ciné-cité les Halles</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quand ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Vendredi soir, à 21h</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">MaBinôme</p>
<p style="text-align: justify;" lang="de-DE"><strong>Et alors ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Cherchez Hortense</strong></em> est un film qui n’a pas trouvé comment bien se vendre. Son affiche triste, sa bande-annonce empruntée, et jusqu’à son titre semblant être le fruit d’un choix par défaut cachent une œuvre d’une grande finesse, et particulièrement plaisante à suivre. Pascal Bonitzer, scénariste surtout pour les autres (Rivette, Ruiz, etc., depuis trente-cinq ans) et un peu pour lui-même – c’est son sixième film comme réalisateur – tisse autour de son personnage principal, Damien / Jean-Pierre Bacri, une toile habile et riche, faite d’amis et de membres de la famille, d’embarras et d’accidents. Le résultat est une comédie, mais dont les fils directeurs sont l’angoisse et le malheur. Tout ce que Damien va trouver sur son chemin durant les quelques jours que dure le récit le tire vers le bas. Son couple se défait, un de ses amis développe des tendances suicidaires, son père s’avère de plus en plus méprisant et inaccessible à mesure qu’il vieillit… et, pour couronner le tout, il se retrouve investi d’une mission aussi délicate que considérable, faire jouer ses relations (surestimées par son entourage) pour éviter qu’une sans-papier se fasse expulser.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/hortense-3.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5081" title="hortense-3" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/hortense-3-299x200.jpg" alt="" width="299" height="200" /></a>Bonitzer couche sur le papier les éléments d’un drame, puis les relie en prenant sans cesse la tangente. Dans la veine d’un Woody Allen, il s’arrange pour regarder le tragique de la vie sous un angle qui le rend subtilement absurde. De cette façon le rire évince les larmes, et rend supportables les épreuves de l’existence de même que son étouffant caractère machinal. Les journées de Damien commencent toutes de la même manière (un plan serré en plongée sur sa tête enfoncée dans l’oreiller et sa main qui cherche à l’aveugle la personne à ses côtés dans le lit), puis se déroulent dans un périmètre et un nombre de lieux restreints à l’intérieur de la grande ville. Bonitzer filme une vie de village au milieu de Paris – comme Allen dans son Manhattan –, une vie réaliste du coup, avec son confort apparent et son désenchantement toujours présent, en filigrane. Les sketches burlesques agissent comme un antidote, basé sur un comique de situations et de quiproquos, qu’il est nécessaire d’administrer à une fréquence soutenue pour contenir le mal-être. Bacri fait un patient exemplaire, les seconds rôles qui l’entourent sont des visiteurs dévoués dont la présence enrichit les scènes, et Bonitzer un aide-soignant de talent, qui manie comme il le faut l’humour de cinéma. Le découpage des plans, le tempo et le tranchant des répliques sont toujours les bons, assurant l’effet positif des piqûres d’absurde.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/hortense-2.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5080" title="hortense-2" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/hortense-2-296x200.jpg" alt="" width="296" height="200" /></a>Cette réussite est ternie par l’imprévu et décevant virage pris par <em><strong>Cherchez Hortense</strong></em> dans son épilogue. A rebours de la position amèrement drôle qu’il maintenait jusque là, Bonitzer se met soudain en quête d’un authentique happy end, et s’engage pour cela dans la voie de la comédie romantique. Mais ce qu’il met alors en place est laborieux, plat, et ne peut passer outre sa nature factice – un film ayant regardé en face la déprime de l’existence pendant une heure et demie, et chaussant soudain des lunettes à verres fumés pour tout voir en rose, est si peu crédible qu’il semble avant tout chercher à se tromper soi-même. On préférera oublier ce dérapage et garder en mémoire la lucidité spirituelle dont <em><strong>Cherchez Hortense</strong></em> fait si longtemps preuve.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/cherchez-hortense-de-pascal-bonitzer-france-2012-5078/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Adieu Berthe (L’enterrement de mémé), de Bruno Podalydès (France, 2012)</title>
		<link>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/adieu-berthe-l%e2%80%99enterrement-de-meme-de-bruno-podalydes-france-2012-4681</link>
		<comments>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/adieu-berthe-l%e2%80%99enterrement-de-meme-de-bruno-podalydes-france-2012-4681#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 21 Jun 2012 21:07:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Auteurs français contemporains]]></category>
		<category><![CDATA[Comédies]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/?p=4681</guid>
		<description><![CDATA[Où ?
A Cannes, où le film était sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs
Quand ?
Fin mai
Avec qui ?
Seul
Et alors ?
Inutile de cacher le plaisir que l’on éprouve à retrouver Bruno Podalydès en grande forme, après un film en demi-teinte (Le parfum de la dame en noir) et un franchement catastrophique (Bancs publics). Adieu Berthe marque de la part du cinéaste [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/berthe-2.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4683" title="berthe-2" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/berthe-2-299x200.jpg" alt="" width="299" height="200" /></a>Où ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">A Cannes, où le film était sélectionné à la <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/cannes-21-mai%C2%A0-adieu-berthe-de-bruno-podalydes-4534#hide" target="_self"><span style="text-decoration: underline;">Quinzaine des Réalisateurs</span></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quand ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Fin mai</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Seul</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et alors ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Inutile de cacher le plaisir que l’on éprouve à retrouver Bruno Podalydès en grande forme, après un film en demi-teinte (<em><strong>Le parfum de la dame en noir</strong></em>) et un franchement catastrophique (<em><strong>Bancs publics</strong></em>). <em><strong>Adieu Berthe</strong></em> marque de la part du cinéaste un retour aux fondamentaux de son artisanat comique, matérialisé par la réapparition de son frère et interprète principal Denis au poste de coscénariste. Le dernier film des Podalydès écrit à quatre mains était <em><strong>Liberté-Oléron</strong></em>, c’était aussi le dernier à avoir pour centre de gravité un protagoniste unique, que l’on observe orchestrer tant bien que mal les imprévus de sa vie et les rapports avec ses proches. Ce modèle du non-héros normal, au prénom normal (Jacques dans <em><strong>Liberté-Oléron</strong></em>, Albert avant cela dans <em><strong>Dieu seul me voit</strong></em>) est reconduit dans <em><strong>Adieu Berthe</strong></em> en la personne d’Armand. Lequel, comme ses prédécesseurs, est médian en tout, ni exceptionnel ni minable : pharmacien en banlieue parisienne, marié et père d’un adolescent, ayant en parallèle de sa vie de famille une liaison avec une femme de sa génération, ayant elle aussi un enfant mais étant pour sa part séparée. Un saut qu’Armand hésite à faire, ce qui est l’un des deux soucis qui le travaillent durant le film – quelle femme choisir. L’autre tracas, c’est la mort de Berthe, sa grand-mère oubliée par lui et les autres dans sa maison de retraite, et dont il faut organiser les funérailles.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/berthe-3.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4684" title="berthe-3" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/berthe-3-322x200.jpg" alt="" width="322" height="200" /></a>Ces deux pôles narratifs placent <em><strong>Adieu Berthe</strong></em> en équilibre entre le sel de la vie (les passions amoureuses, la famille) et l’amertume de la mort. Position doublement vulnérable, les sentiments qui animent la vie étant capricieux et insaisissables et la sentence de la mort soudaine et arbitraire. Nous sommes tous les jouets des premiers, les proies de la deuxième, chose qu’Armand éprouve de façon aiguë en raison de la situation exceptionnelle à laquelle le scénario le confronte. Il serait tout à fait admissible d’en pleurer – de nombreux films, y compris des très grands, ont emprunté cette voie – mais les Podalydès préfèrent en rire. Ils répondent par l’absurde à l’absurdité qu’ont en commun la vie et la mort, par la légèreté et la fugue aux servitudes que les gens trop sérieux veulent prescrire au nom de l’une et l’autre. Leur humour libre ruisselle en continu, à tous les niveaux, du petit détail visuel en arrière-plan à l’agencement des différentes intrigues. On se demande si la mort fait « pif », « pouf », « psschitt » ou « crac », les fils de discussions amoureuses par textos s’emmêlent, les entreprises de pompes funèbres sont baptisées Obsécool ou Définitif, et proposent des formules et des méthodes de travail cohérentes dans le délire avec ces dénominations.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/berthe-4.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4685" title="berthe-4" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/berthe-4-355x200.jpg" alt="" width="355" height="200" /></a>Portés par des seconds rôles malicieusement choisis (Valérie Lemercier en amoureuse volcanique, Michel Vuillermoz en psychorigide arrogant, et les autres répartis entre ces deux cas extrêmes), les gags sont dans leur grande majorité très bons. Quelques uns sont même assez géniaux, et bien peu sont à jeter. Au milieu de cette pléiade de circonstances, de figures et d’étincelles comiques trône Armand, tour à tour catalyseur énergique et spectateur circonspect des désordres du récit. En plus d’être admirablement joué par Denis Podalydès, qui s’est créé là un rôle en totale adéquation avec la part lunaire et bougonne de son jeu, Armand est admirablement écrit. Ni dominant dépositaire de l’autorité, ni dominé sot et insignifiant, il est de ceux qui, pour concrétiser leurs idées et leurs aspirations tout aussi valables que celles des autres, doivent louvoyer, ruser, échapper à la vigilance des gardiens du temple (ici le duo formé par le directeur de Définitif et la belle-mère d’Armand) et prendre le maquis. C’est là tout l’objet de l’échappée belle du dernier acte, qui apporte une ampleur nouvelle et opportune en ajoutant à la finesse de l’humour celle de la chronique des romances, passées et présentes. <em><strong>Adieu Berthe</strong></em> n’en finit alors plus de s’ennoblir, jusqu’à atteindre une forme délicate de perfection avec sa conclusion prestidigitatrice, idéale dans son timing et son adresse.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/berthe-11.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4682" title="berthe-1" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/berthe-11-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/adieu-berthe-l%e2%80%99enterrement-de-meme-de-bruno-podalydes-france-2012-4681/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Sur la piste du Marsupilami, d’Alain Chabat (France, 2012)</title>
		<link>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/sur-la-piste-du-marsupilami-d%e2%80%99alain-chabat-france-2012-4446</link>
		<comments>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/sur-la-piste-du-marsupilami-d%e2%80%99alain-chabat-france-2012-4446#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 05 May 2012 09:37:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comédies]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/?p=4446</guid>
		<description><![CDATA[Où ?
Au ciné-cité les Halles
Quand ?
Lundi soir, à 22h30
Avec qui ?
MaBinôme
Et alors ?
Dix ans (déjà) après s’être intéressé à l’histoire des Égyptiens et des Pyramides, Alain Chabat repart en expédition sur un autre continent, cette fois-ci en Palombie, pays de la tribu des Payas et du légendaire Marsupilami. Et si tout cela n’existe pas, ce n’est pas de sa [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/marsu-3.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4449" title="marsu-3" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/marsu-3-299x200.jpg" alt="" width="299" height="200" /></a>Où ?</strong></p>
<p>Au ciné-cité les Halles</p>
<p><strong>Quand ?</strong></p>
<p>Lundi soir, à 22h30</p>
<p><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p>MaBinôme</p>
<p><strong>Et alors ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dix ans (déjà) après s’être intéressé à l’histoire des Égyptiens et des Pyramides, Alain Chabat repart en expédition sur un autre continent, cette fois-ci en Palombie, pays de la tribu des Payas et du légendaire Marsupilami. Et si tout cela n’existe pas, ce n’est pas de sa faute mais de celle de son guide, Franquin, visiblement moins bien informé quand il s’est attelé à la rédaction des aventures d’un animal jaune et noir à la queue de huit mètres de long que Goscinny et Uderzo pour leur album d’Astérix chez Cléopâtre. La démarche a certes a priori un air de calcul intéressé : se relancer comme par hasard dans le portage sur le grand écran d’une bande-dessinée après avoir atteint le score de quinze millions de spectateurs par ce même biais. C’est peut-être dans cette référence patente que se trouve l’origine d’un certain mépris dont a été l’objet ce nouveau film, dont la carrière pourtant consistante (il finira au-delà des cinq millions d’entrées) s’effectue dans la discrétion, et sous le feu assassin d’une partie des critiques – de la part de journaux comme au sein du grand public.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/marsu-5.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4451" title="marsu-5" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/marsu-5-299x200.jpg" alt="" width="299" height="200" /></a>La véhémence de celles-ci, qui m’avait inquiété avant que je n’aille voir le film, m’étonne maintenant que c’est fait. Bien sûr, la comédie est l’un des genres les plus tributaires de la subjectivité du spectateur pour décider de l’adhésion ou non de ce dernier. Mais tout de même, soutenir que le talent humoristique et cinématographique de Chabat a disparu d’une adaptation à l’autre me semble impossible sans avoir recours à la mauvaise foi et au préjugé qu’il allait en être ainsi (le besoin récurrent de déboulonner aujourd’hui ses idoles d’hier). Oui, <em><strong>Sur la piste du Marsupilami</strong></em> est un ou deux crans en-dessous de <em><strong>Mission : Cléopâtre</strong></em>. Il ne retrouve pas au degré près l’équilibre miraculeux et doux-dingue de son illustre prédécesseur, le plus souvent, semble-t-il, justement par peur de ne pas parvenir à faire aussi bien et à fédérer autant de monde dans un même rire général. La poignée de blagues impliquant des animaux, la vague histoire avec les enfants recueillis par Pablito / Jamel Debbouze, le jeu en surchauffe demandé à ce dernier (qui est parfois le rôle et parfois son propre personnage comique) apparaissent comme des moyens, maladroits, de se rattacher à des ficelles éprouvées et sans péril ni intérêt.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/marsu-1.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4447" title="marsu-1" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/marsu-1-299x200.jpg" alt="" width="299" height="200" /></a>Hormis dans ces moments de faiblesse, <em><strong>Sur la piste du Marsupilami</strong></em> est une comédie française haut de gamme, et une réjouissante comédie tout court. Chabat porte une attention précieuse à des choses malheureusement trop souvent négligées par ses confrères : fluidité du récit, intégrité des personnages (même si les femmes sont toujours la dernière roue du carrosse dans ses scénarios), importance du point de vue du cadre et du timing du montage dans la réussite d’un gag. Les fondations du film sont tout à fait saines, et Chabat peut y adosser son délicieux humour absurde et farfelu. La tête dans les nuages, ou plutôt dans les bulles d’une bande-dessinée, il fait peu de cas du réalisme et déroule sans se brider ses idées de blagues visuelles ou verbales, référentielles ou originales, soudaines ou au développement étendu. Son écriture humoristique très personnelle et très proche de la BD façon <em>strips</em>, avec des personnages à l’écriture élémentaire mais très efficace, des gags déclenchés sans avoir recours à mille contorsions préalables, donne au film une belle homogénéité de ton à tous les niveaux. De son intrigue-prétexte (l’extravagante prophétie Paya qui englobe tous les protagonistes, et qui est l’occasion à mi-parcours d’un génial petit dessin animé en roue libre) à ses gags les plus éphémères, tout vient du même réservoir, sensiblement inépuisable vu le rythme mitraillette tenu.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/marsu-2.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4448" title="marsu-2" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/marsu-2-299x200.jpg" alt="" width="299" height="200" /></a>Un des atouts communs entre <em><strong>Sur la piste du Marsupilami</strong></em> et <em><strong>Mission : Cléopâtre</strong></em> est leur faculté à associer des acteurs au style et au bagage comique hétéroclites. Chabat a l’œil pour identifier leurs terrains de prédilection, et la dextérité pour trouver à chacun une place dans sa composition d’ensemble. Fred Testot, Patrick Timsit, et bien évidemment Lambert Wilson et son incroyable numéro de groupie de Céline Dion n’ont pas un temps de présence phénoménal à l’écran, mais leurs apparitions sont suffisamment bien senties pour avoir une portée maximale. Enfin, il y a une chose que <em><strong>Sur la piste du Marsupilami</strong></em> a et que <em><strong>Mission : Cléopâtre</strong></em> n’avait pas : l’aventure. Sans chercher à en faire une composante essentielle de son récit, Chabat s’en tire avec les honneurs sur les appels qu’il effectue ici et là à ce genre. Les scènes d’action affichent un beau dynamisme, et le Marsupilami de synthèse est une réussite dans son apparence comme dans l’aisance de ses mouvements en houba houba hop.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/marsu-4.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4450" title="marsu-4" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/marsu-4-400x200.jpg" alt="" width="400" height="200" /></a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/sur-la-piste-du-marsupilami-d%e2%80%99alain-chabat-france-2012-4446/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
