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	<title>Ciné partout tout le temps &#187; Tim Burton</title>
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	<description>Du cinéma absolument tout le temps et presque partout</description>
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		<title>Big eyes, de Tim Burton (USA, 2014)</title>
		<link>https://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/big-eyes-de-tim-burton-usa-2014-8028</link>
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		<pubDate>Mon, 23 Mar 2015 22:07:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tim Burton]]></category>
		<category><![CDATA[the rest of them]]></category>
		<category><![CDATA[accreds]]></category>
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		<category><![CDATA[tim burton]]></category>
		<category><![CDATA[usa]]></category>

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		<description><![CDATA[Où ?
A Luxembourg, en ouverture du festival
Quand ?
Fin février (le film est sorti en salles le 18 février)

Avec qui ?
Vincent de Kaboom
Et alors ?
&#8230;mon avis est à lire ici :
http://www.accreds.fr/2015/02/27/avec-big-eyes-tim-burton-en-a-enfin-eu-marre-de-faire-du-tim-burton.html
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/big-1.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8030" title="big-1" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/big-1-400x173.jpg" alt="" width="400" height="173" /></a>Où ?</strong></p>
<p>A Luxembourg, en ouverture du festival</p>
<p><strong>Quand ?</strong></p>
<p>Fin février (le film est sorti en salles le 18 février)<span style="text-decoration: underline;"><br />
</span></p>
<p><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p>Vincent de Kaboom</p>
<p><strong>Et alors ?</strong></p>
<p>&#8230;mon avis est à lire ici :</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.accreds.fr/2015/02/27/avec-big-eyes-tim-burton-en-a-enfin-eu-marre-de-faire-du-tim-burton.html" target="_blank">http://www.accreds.fr/2015/02/27/avec-big-eyes-tim-burton-en-a-enfin-eu-marre-de-faire-du-tim-burton.html</a></span></p>
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		<title>Frankenweenie, de Tim Burton (USA, 2012)</title>
		<link>https://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/frankenweenie%c2%a0de-tim-burton-usa-2012-5386</link>
		<comments>https://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/frankenweenie%c2%a0de-tim-burton-usa-2012-5386#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 02 Nov 2012 10:30:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dessins et Animés]]></category>
		<category><![CDATA[Navets]]></category>
		<category><![CDATA[Tim Burton]]></category>
		<category><![CDATA[the rest of them]]></category>

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		<description><![CDATA[Où ?
Au ciné-cité les Halles (en 3D)
Quand ?
Vendredi soir, à 22h30
Avec qui ?
Seul
Et alors ?
Sa quête éperdue d’idées empruntées ailleurs, pour remplacer celles que lui-même n’a plus depuis le milieu des années 1990, a fini par ramener Tim Burton à son point de départ. Ce n’est pas si surprenant que ça, et même plutôt logique étant donné que cela [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/franken-3.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5389" title="franken-3" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/franken-3-369x200.jpg" alt="" width="369" height="200" /></a>Où ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au ciné-cité les Halles (en 3D)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quand ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Vendredi soir, à 22h30</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Seul</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et alors ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Sa quête éperdue d’idées empruntées ailleurs, pour remplacer celles que lui-même n’a plus depuis le milieu des années 1990, a fini par ramener Tim Burton à son point de départ. Ce n’est pas si surprenant que ça, et même plutôt logique étant donné que cela fait plusieurs années que le cinéaste récupère des sujets qui correspondent à son image de marque dans toutes les formes d’art – littérature (<em><strong>Charlie et la chocolaterie</strong></em>, <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/jen%E2%80%99iraipasvoiralice%E2%80%A6-324" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Alice au pays des merveilles</strong></span></em></a>), comédie musicale (<a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/sweeneytodddetimburtonusa2007-795" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Sweeney Todd</strong></span></em></a>), série tv (<a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/dark-shadows-de-tim-burton-usa-2012-4462" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Dark shadows</strong></span></em></a>). Le voici rendu à s’exploiter lui-même comme substitut à son inspiration défunte, en réalisant le remake en version longue d’un de ses courts-métrages de jeunesse, <em><strong>Frankenweenie</strong></em>. Comme son titre l’indique, il s’agit d’une variation sur le thème de Frankenstein où un garçon solitaire et rêveur, Victor, perd son chien et seul ami Sparky dans un accident, et décide de le ramener à la vie. La manœuvre, à base de choc électrique déclenché par la foudre, fonctionne pour Sparky, et pour Burton. Le premier acte, qui recopie fidèlement la trame du court-métrage, est ce que le réalisateur a fait de mieux depuis une éternité. Le film est solide narrativement, l’intrigue et les personnages y progressant de concert au gré de séquences inspirées et de fait émouvantes ; ainsi la mort de Sparky, qui arrive très tôt et pourtant nous laisse avec une boule dans le ventre. Dans les scènes qui suivent, de théorie (le cours de science) et de mise en pratique (l’expérience de réanimation), la fabrique esthétique et caustique de Burton ne tourne pas à vide, chose qui ne semblait plus possible.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/franken-1.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5387" title="franken-1" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/franken-1-369x200.jpg" alt="" width="369" height="200" /></a>Mais le miracle s’arrête net. Une fois rendu à ce point de l’histoire, Burton se doit de trouver de quoi remplir deux actes supplémentaires et inédits avant de pouvoir se raccorder au dénouement du court-métrage (reproduit comme le reste presque à l’identique). Et là, son anémie créative éclate au grand jour. Le vide scénaristique de la partie moderne et inédite de <em><strong>Frankenweenie</strong></em> est si considérable qu’il fait terriblement peine à voir. On n’y perçoit aucun intérêt pour les personnages, dont l’existence a pour seul horizon le gag (ordinaire) qui leur est associé. On n’y trouve pas plus de trace d’une volonté d’explorer, même succinctement, n’importe laquelle des pistes thématiques ouvertes par le sujet. Les rares moments qui s’en approchent sont bâclés – par exemple la vindicte populaire à l’encontre du professeur de sciences, copie exsangue d’un motif dont Burton a pourtant déjà tiré des scènes superbes. Une comparaison en particulier est cruelle, c’est bien sûr celle avec <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/edward-aux-mains-d%E2%80%99argent-de-tim-burton-usa-1991-4423" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Edward aux mains d’argent</strong></span></em></a>, qui commençait une fois le monstre créé et tenait toute la durée d’un long-métrage sur les problématiques nées de son face-à-face avec la société. <em><strong>Frankenweenie</strong></em>, lui, ne dit rien, ne pense rien, et même ne rêve rien, se repliant pour son final sur un cinéma de clins d’œil et d’empilement (plusieurs enfants ressuscitent leur propre animal domestique, chacun faisant référence à un classique du genre horrifique), forme déjà pauvre en soi et pour laquelle Burton ne présente aucun génie. Le feu d’artifice tourne au dérisoire pétard mouillé.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/franken-2.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5388" title="franken-2" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/franken-2-369x200.jpg" alt="" width="369" height="200" /></a>Le happy end qui lui fait suite n’est pas meilleur, loin s’en faut, mais on peut au moins lui trouver un intérêt. Car film après film, il est dorénavant clair que Burton n’a jamais été un dynamiteur, mais un gamin aspirant simplement à être admis tel qu’il est, avec sa légère différence, dans la communauté des gens normaux. La conclusion de <em><strong>Frankenweenie</strong></em> décrit exactement cette acceptation sans condition – qui a le délétère effet de rendre le cinéaste pas plus intéressant que les êtres banals présents dans son œuvre.</p>
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		<title>Dark shadows, de Tim Burton (USA, 2012)</title>
		<link>https://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/dark-shadows-de-tim-burton-usa-2012-4462</link>
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		<pubDate>Fri, 11 May 2012 21:17:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Horreur et SF]]></category>
		<category><![CDATA[Tim Burton]]></category>

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		<description><![CDATA[Où ?
Au MK2 Beaubourg, dans la grande salle très clairsemée (il faut dire que le film n’est pas franchement en phase avec la programmation habituelle de ce cinéma, et qu’il passe aussi au ciné-cité les Halles tout proche)
Quand ?
Le mercredi soir de la sortie, à 20h
Avec qui ?
MaBinôme
Et alors ?
Combien de temps depuis le dernier film d’importance de Tim [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/shadows-1.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4463" title="shadows-1" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/shadows-1-355x200.jpg" alt="" width="355" height="200" /></a>Où ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au MK2 Beaubourg, dans la grande salle très clairsemée (il faut dire que le film n’est pas franchement en phase avec la programmation habituelle de ce cinéma, et qu’il passe aussi au ciné-cité les Halles tout proche)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quand ?</strong></p>
<p>Le mercredi soir de la sortie, à 20h</p>
<p><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p>MaBinôme</p>
<p><strong>Et alors ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Combien de temps depuis le dernier film d’importance de Tim Burton ? Seize ans (<a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/mars-attacks%c2%a0-de-tim-burton-usa-1996-4311" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Mars attacks !</strong></span></em></a> – la réponse « treize » avec <em><strong>Sleepy Hollow</strong></em> est acceptable). Et pour Johnny Depp ? Quatorze (<a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/fearandloathinginlasvegasdeterrygilliamusa1997-352#hide" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Las Vegas parano</strong></span></em></a> – même remarque pour <em><strong>Sleepy Hollow</strong></em>). Autant dire que l’on a appris à ne plus attendre grand-chose venant de l’un et l’autre, et de leurs collaborations qui s’enchaînent ces dernières années. La piètre bande-annonce de <em><strong>Dark shadows</strong></em>, avec son comique de boulevard aussi répétitif que peu inspiré, achevait de laisser craindre le pire pour cette fois-ci. Il n’y a pas de miracle et le film est globalement mauvais, mais comme en définitive le pire n’est pas au rendez-vous, me voilà presque amadoué et agréablement surpris. Mais toujours difficilement consolable de voir Burton avoir dégringolé si bas, et être incapable de se rétablir au niveau qui a été le sien.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/shadows-2.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4464" title="shadows-2" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/shadows-2-355x200.jpg" alt="" width="355" height="200" /></a>Le principal soulagement lors du visionnage de <em><strong>Dark shadows</strong></em> vient de la révélation du caractère mensonger de la bande-annonce maudite. Selon l’expression consacrée, toutes les blagues (ou presque) y ont été regroupées, ce qui pour une fois constitue une bonne nouvelle. Le film n’est que marginalement le médiocre vaudeville que l’on a cherché à nous vendre, et a en réalité un bon fond, tragique. Quand celui-ci est en mesure de s’exprimer sans entraves, on peut même affirmer que le résultat est de qualité. Le générique d’ouverture, à la mélancolie discrète portée par <em>Nights in white satin</em> des Moody Blues, est la scène la plus émouvante et surprenante créée par Burton depuis longtemps. Dans son sillage, la présentation des membres vivants de la dysfonctionnelle famille Collins tient encore la route, de même que l’idée bien sentie qu’en 1972, la lutte vieille de deux cents ans entre les immortels Barnabas (vampire) et Angélique (sorcière) se déplacerait sur le terrain capitaliste. Dans le rôle du premier, Johnny Depp expose toute sa détermination à ne rien changer aux réglages du mode automatique qui régit son jeu depuis le premier <em><strong>Pirates des Caraïbes</strong></em>, pour un numéro de bouffon grimé à l’exubérance superficielle et à la prise de risque nulle. Aucune émotion n’en émane, au contraire de l’incarnation démoniaque d’Angélique par celle qui est la meilleure surprise du film, Eva Green. Avec elle Burton se montre un directeur d’acteurs très inspiré, sachant exploiter pleinement sa personnalité et ses particularités physiques (son regard, son sourire, son visage anguleux) pour produire à l’écran un personnage malfaisant et charismatique, un délice de sorcière – et, accessoirement, le meilleur rôle de la comédienne à ce jour.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/shadows-3.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4465" title="shadows-3" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/shadows-3-355x200.jpg" alt="" width="355" height="200" /></a>Le reste du casting est autrement moins à la fête, la faute à un scénario calamiteux. L’idée directrice semble avoir été de condenser en moins de deux heures de temps l’essence d’un soap opera touffu et ayant dépassé les mille épisodes à cheval sur les années 1960-1970. Une gageure vouée à l’échec, qui tire le projet vers le bas en réduisant le destin de ses protagonistes de second plan au strict minimum : une introduction, une scène de conflit, un épilogue. Leur potentiel, réel, n’est pas du tout exploité alors que dans le même temps, Barnabas et Angélique pédalent dans la semoule d’une haine répétitive bien au niveau, pour le coup, d’un mauvais soap opera. <em>« - Aime-moi ! - Non ! &#8211; Si ! &#8211; Non ! &#8211; Pourquoi ? &#8211; Je ne t’aime pas ! – Si, il le faut ! »</em>, sans arrêt et sans renouvellement. C’est très irritant, et vain – d’autant plus que <em><strong>Dark shadows</strong></em> fonctionne en vase clos avec ces personnages, sans ouverture sur le monde, sans société en contrechamp. Mais après tout, en son temps <em><strong>Sleepy Hollow</strong></em> était déjà vain et cadenassé, défectuosités qu’il sublimait par sa beauté et son lyrisme ténébreux. Que Burton ne parvienne cette fois pas à renverser aussi majestueusement la situation à son avantage dit tout l’écart entre son niveau actuel et sa splendeur passée. Sans être honteux dans sa mise en forme, <em><strong>Dark shadows</strong></em> n’est pas le choc esthétique que son sujet rendait possible. En partie parce que le cinéaste a toujours autant de mal à domestiquer les effets spéciaux numériques pour en tirer des merveilles comparables à son travail de la matière physique.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/shadows-4.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4466" title="shadows-4" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/shadows-4-299x200.jpg" alt="" width="299" height="200" /></a>Le ton du film pose également problème. Son récit est extrêmement sombre à tous points de vue – exécutions de sang froid, individus dysfonctionnels et brisés par la vie, relations humaines nourries de trahisons et de cruauté – et pourtant il y règne une ambiance décontractée, qui dérange car elle n’est jamais naturelle. Forcée, toujours plaquée artificiellement, elle laisse imaginer des motivations plus commerciales qu’artistiques : ne pas faire un film trop « méchant », trop dérangeant, afin de satisfaire aux exigences accompagnant le statut de blockbuster estival devant toucher un large public et contenter la commission de censure. Ce qui en découle est une réalisation manquant tristement de profondeur, d’âme<sup><a href="#sdfootnote1sym"><sup>[1]</sup></a></sup>. Au moins <em><strong>Dark shadows</strong></em> a-t-il le mérite d’embrasser franchement dans sa bataille finale cette condition de spectacle de foire, grandguignolesque et frivole.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#sdfootnote1anc"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/shadows-5.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4467" title="shadows-5" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/shadows-5-355x200.jpg" alt="" width="355" height="200" /></a>[1]</a> La comparaison avec <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/edward-aux-mains-d%e2%80%99argent-de-tim-burton-usa-1991-4423#hide" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Edward aux mains d’argent</strong></span></em></a> est à ce titre très rude</p>
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		<title>Edward aux mains d’argent, de Tim Burton (USA, 1991)</title>
		<link>https://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/edward-aux-mains-d%e2%80%99argent-de-tim-burton-usa-1991-4423</link>
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		<pubDate>Tue, 01 May 2012 21:05:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Classiques]]></category>
		<category><![CDATA[Horreur et SF]]></category>
		<category><![CDATA[Tim Burton]]></category>

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		<description><![CDATA[Où ?
A la Cinémathèque, dans le cadre de la rétrospective consacrée au réalisateur
Quand ?
Jeudi soir il y a quinze jours, à 21h15
Avec qui ?
MaBinôme
Et alors ?
J’avais gardé de ma dernière vision d’Edward aux mains d’argent, il y a quelques années, le souvenir d’un conte superbe dans sa forme exubérante et poignant dans son propos mélodramatique. Choses qui n’ont pas [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/edward-1.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4424" title="edward-1" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/edward-1-305x200.jpg" alt="" width="305" height="200" /></a>Où ?</strong></p>
<p>A la Cinémathèque, dans le cadre de la rétrospective consacrée au réalisateur</p>
<p><strong>Quand ?</strong></p>
<p>Jeudi soir il y a quinze jours, à 21h15</p>
<p><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p>MaBinôme</p>
<p><strong>Et alors ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">J’avais gardé de ma dernière vision d’<em><strong>Edward aux mains d’argent</strong></em>, il y a quelques années, le souvenir d’un conte superbe dans sa forme exubérante et poignant dans son propos mélodramatique. Choses qui n’ont pas disparu, mais doivent dorénavant faire de la place à un <em>party crasher</em> aussi inattendu qu’encombrant : l’absolue détestation du sexe qui habite le film, un point que je n’avais auparavant jamais remarqué et qui cette fois m’a frappé au cours de la projection. La double étincelle à l’origine de la déchéance du héros Edward, alors qu’il était devenu un membre apprécié et créatif de la communauté, est le fait de désirs sexuels contrariés (une femme du quartier voulant coucher avec Edward, un lycéen bourrin qui se voit privé de sa copine par celui-ci) poussant les personnes en question à vouloir se venger cruellement. A cela, il faut ajouter les circonstances parfaitement asexuées de la naissance d’Edward, puisque sans rapport sexuel et même sans accouchement ; et son retour final à ce monde monacal, où l’amour devient une affaire purement cérébrale et purgée de tout contact physique. Enfin, le récit en flashback du conte par son héroïne nous est opportunément fait alors que la vie sexuelle de celle-ci est derrière elle ; les hypothétiques retrouvailles entre elle et Edward seraient donc sans aucun « risque ».</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/edward-2.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4425" title="edward-2" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/edward-2-303x200.jpg" alt="" width="303" height="200" /></a>Tout cela concourt à cloîtrer<em><strong> Edward aux mains d’argent</strong></em> dans une bulle de rejet du sexe, bulle qui semble bien (il faudrait revoir l’ensemble des œuvres) se propager de film en film chez Burton, en faisant constamment de ce sujet un signe de malfaisance ou une source de danger. Que le cinéaste soit ainsi extraordinairement pudibond est ironique, car cela le met tout à fait en phase sur ce point avec la majorité américaine, celle-là même qu&#8217;il est si enclin à critiquer acerbement en tant que masse informe et difforme. Toutefois, pour <em><strong>Edward aux mains d’argent</strong></em><strong> </strong>comme dans nombre de ses autres longs-métrages (cf. le chef d’œuvre <em><span style="text-decoration: underline;"><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/mars-attacks%c2%a0-de-tim-burton-usa-1996-4311" target="_self">Mars attacks !</a></strong></span></em> où les adeptes des plaisirs de la chair sont parmi les plus durement châtiés) cet aspect de sa personnalité n’a rien d’importun en soi. L’impact négatif sur la valeur du film vient plus de la construction du récit fondé sur cette opinion. Même pour un conte, genre par nature schématique et fait de symboles plus que de figures réelles, <em><strong>Edward aux mains d’argent</strong></em> manque parfois singulièrement de finesse et de retenue dans les antagonismes qu’il dresse, et dans la manière dont il les fait se résoudre. Dans ces moments, son manichéisme devient appuyé à trop gros traits pour rester protégé par le bien-fondé de sa lutte, celle des marginaux contre les gens « normaux » à la vie facile.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/edward-4.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4427" title="edward-4" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/edward-4.jpg" alt="" width="280" height="210" /></a>Ce travers reste suffisamment circonscrit pour ne pas égratigner trop sévèrement la belle surface du film. L’essentiel du temps, celui-ci fait étalage d’une candeur et d’une grâce merveilleuses. Burton concilie l’esprit intemporel du conte et les atours du monde moderne, ancré dans le temps présent. Il bâtit le premier à partir du second. Aux zones pavillonnaires standardisées et à leurs occupants aux existences désolées extérieurement et intérieurement, il oppose la vie qui coule par miracle dans les veines mécaniques d’Edward, sa créativité, sa sensibilité à fleur de peau, sa bonté indéfectible. Chacun des deux camps mis en balance voit ses particularismes figurés sous des formes aussi simples qu’éloquentes : l’emploi de monochromes éclatants pour peindre le quotidien des humains, le miracle de la neige qu’Edward fait tomber sur la ville, sont deux exemples d’un propos élémentaire sublimé par la manière dont il est exprimé artistiquement. Pour apporter la touche finale à son rêve torturé d’enfant qui refuse catégoriquement de rejoindre le monde des adultes, Burton a trouvé en Danny Elfman le collaborateur idéal. La musique de ce dernier, possiblement la plus belle qu’il ait signée pour un film, est en harmonie parfaite avec la tonalité distillée par <em><strong>Edward aux mains d’argent</strong></em>. Elle en est ainsi l’écrin féerique.</p>
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		<title>Mars attacks !, de Tim Burton (USA, 1996)</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Apr 2012 19:31:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blockbusters déviants]]></category>
		<category><![CDATA[Classiques]]></category>
		<category><![CDATA[Horreur et SF]]></category>
		<category><![CDATA[Tim Burton]]></category>

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		<description><![CDATA[Où ?
A la Cinémathèque, dans le cadre de la rétrospective consacrée au réalisateur (jusqu’en mai)
Quand ?
Dimanche il y a deux semaines, à 21h30
Avec qui ?
MaBinôme
Et alors ?
Mars attacks ! a un statut à double tranchant dans la filmographie de Tim Burton : à la fois son meilleur film (ou au moins l’un de ses tout meilleurs) et à ce jour son [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/mars-21.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4313" title="mars-2" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/mars-21-366x200.jpg" alt="" width="366" height="200" /></a>Où ?</strong></p>
<p>A la Cinémathèque, dans le cadre de la rétrospective consacrée au réalisateur (jusqu’en mai)</p>
<p><strong>Quand ?</strong></p>
<p>Dimanche il y a deux semaines, à 21h30</p>
<p><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p>MaBinôme</p>
<p><strong>Et alors ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Mars attacks !</strong></em> a un statut à double tranchant dans la filmographie de Tim Burton : à la fois son meilleur film (ou au moins l’un de ses tout meilleurs) et à ce jour son dernier qui soit réellement mémorable, et digne de la renommée qui est la sienne. <em><strong>Mars attacks !</strong></em> parachevait une décennie de longs-métrages audacieux, inspirés et mordants – <em><strong>Beetlejuice</strong></em>, <em><strong>Edward aux mains d’argent</strong></em>, les deux <em><strong>Batman</strong></em>, <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/l%e2%80%99etrangenoeldemonsieurjackdehenryselickusa1993-495#hide" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>L’étrange Noël de Mr. Jack</strong></span></em></a>, <em><strong>Ed Wood</strong></em>. Les quinze années qui ont suivi et nous amènent à aujourd’hui sont au contraire une traversée du désert qui n’en finit pas, où Burton, l’inspiration en berne, court après son ombre (<em><strong>Sleepy hollow</strong></em>, <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/sweeneytodddetimburtonusa2007-795#hide" target="_self"><span style="text-decoration: underline;"><em><strong>Sweeney Todd</strong></em></span></a>) quand il ne se soumet pas aux désirs atrophiés et lisses que d’autres projettent sur son art personnel (<em><strong>Big fish</strong></em>, les adaptations « naturelles » de <em><strong>Charlie et la chocolaterie</strong></em>, <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/jen%e2%80%99iraipasvoiralice%e2%80%a6-324#hide" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Alice au pays des merveilles</strong></span></em></a>). <em><strong>Mars attacks !</strong></em> est à la fois un zénith et un requiem.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/mars-41.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4315" title="mars-4" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/mars-41-313x200.jpg" alt="" width="313" height="200" /></a>Comme l’est <em><strong>Jackie Brown</strong></em> (que j’ai récemment <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/jackie-brown-de-quentin-tarantino-usa-1997-4212" target="_self"><span style="text-decoration: underline;">chroniqué</span></a>) pour Quentin Tarantino, <em><strong>Mars attacks !</strong></em> est aussi pour son cinéaste le film de la mise en retrait la plus marquée en surface. Pas d’inspiration gothique, pas de destin individuel d’un marginal égaré dans son monde intérieur, rejeté par la masse bienpensante et soutenu par Burton ; et pas de création d’un univers visuel globalement singulier, explicitement chimérique. <em><strong>Mars attacks ! </strong></em>est une œuvre de science-fiction semi-réaliste, reposant sur l’irruption dans un monde conforme au nôtre d’un élément exogène avec lequel il faut composer. Ici l’intrus débarque en nombre, c’est une nuée de martiens verdâtres à grosse tête et qui ne viennent pas pour coopérer mais pour tout ravager. Leur allure caricaturale, leurs soucoupes volantes à la forme élémentaire et leurs intentions expressément malfaisantes leur viennent de leur genèse, sous la forme de personnages de cartes à collectionner vendues dans les années 1960. C’était l’époque où la panique anti-rouges (communistes) était à son comble, et que la S-F la travestissait en une panique anti-planète rouge (Mars). Burton garde tous ces signes distinctifs du passé des martiens mais choisit de confronter ces derniers à des humains vivant dans le présent de 1996, avec son mythe du monde libre et uni sous l’hégémonie américaine. Ainsi <em><strong>Mars attacks !</strong></em> ne se définit pas par rapport à un référent extérieur, qu’il s’agisse d’une époque ou d’un genre. Il écrit sa propre histoire, qui n’est parodique ou référentielle qu’à la marge ; qui est celle d’un film catastrophe au premier degré pensé par un cerveau décalé.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/mars-11.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4312" title="mars-1" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/mars-11-375x200.jpg" alt="" width="375" height="200" /></a>Dans l’irrévérence, la virulence et la fantaisie qu’il déploie, Burton prouve qu’il est plus lui-même (celui des années 80 et 90, avant le ramollissement) que jamais dans ce film. Il prend à bras-le-corps le film catastrophe, exploitant sans atermoiements le potentiel de démesure spatiale, homérique, tragique, inventive, que possède naturellement ce « méta-genre ». Les événements qui s’y déroulent sont si immenses en soi que peuvent prospérer à leur ombre les histoires, les tons, les groupes sociaux les plus divers. Une véritable auberge espagnole, et Burton ne se prive pas pour ouvrir la sienne aux extrêmes. Il s’invite à la Maison Blanche avec Jack Nicholson, Glenn Close et Natalie Portman comme famille présidentielle, s’attarde dans les casinos de Las Vegas où il croise Tom Jones (le vrai) et des boxeurs à la retraite déguisés en pharaons, se perd dans le trou du cul des USA chez une famille de <em>rednecks</em> de la pire espèce, reproduit la <em>war room</em> de <em><strong>Dr. Folamour</strong></em> pour y rejouer le même suspense à la fois désespéré et risible à propos de l’usage ou non de l’arme atomique. Partout c’est avec le même mélange de vitriol et d’absence de déférence qu’il tire le portrait d’une humanité bête, suffisante, superficielle, imbue de sa pseudo toute puissance, qui ne mérite finalement pas mieux que de se faire massacrer de manière si humiliante. Par une armée de créatures difformes d’à peine un mètre de haut, en slips rouges, parlant comme des canards, entretenant un humour cruel de sales gosses terreurs de la cour de récré dans leur maîtrise du camouflage ou de la défense anti-missiles.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/mars-5.jpeg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4316" title="mars-5" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/mars-5-302x200.jpg" alt="" width="302" height="200" /></a>Dans son casting mirifique (en plus des noms déjà cités, Pierce Brosnan, Annette Bening, Sarah Jessica Parker, Michael J. Fox, Danny DeVito, Rod Steiger, Jack Black, Pam Grier… – et les caméos de deux cinéastes, Jerzy Skolimowski et Barbet Schroeder), Burton extermine allègrement tout ce qui ressemble même de loin à un membre de la part majoritaire de la population, celle qui est intégrée, souvent florissante, et qu’il abhorre tant pour tout le mal dont elle est capable sans même forcer sa nature. Edward aux mains d’argent, Ed Wood l’ont appris à leurs dépends. Cette fois les rôles sont inversés, de façon aussi abusive que jouissive : les souffre-douleur habituels, les vieux, les noirs, les jeunes rêveurs, seront les seuls à échapper à l’hécatombe qui frappe l’essentiel des effectifs. Lesquels sont suppliciés selon des méthodes toujours plus inventives, et qui échappent allègrement à la censure grâce à leur aspect cartoonesque. Les martiens, délirant bras armé du réalisateur, n’y vont pourtant pas de main morte, corps carbonisés, têtes décapitées, personnages rétrécis et écrasés d’un coup de talon, toujours dans la joie et la bonne humeur (et les caquètements). Burton les laisse s’amuser sur la Terre entière transformée en bac à sable, et quand il se résout à siffler la fin de la partie, c’est par le biais d’une relecture délicieusement absurde du twist final de <em><strong>La guerre des mondes</strong></em> de Wells. Soit le meilleur moyen de combiner hommage au genre et conservation jusqu’au bout de la malice effrontée du film.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/mars-31.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4314" title="mars-3" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/mars-31-303x200.jpg" alt="" width="303" height="200" /></a></p>
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		<item>
		<title>L’étrange Noël de Monsieur Jack, de Henry Selick (USA, 1993)</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Oct 2010 23:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dessins et Animés]]></category>
		<category><![CDATA[Tim Burton]]></category>

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		<description><![CDATA[
    Où&#160;?
  

    A la maison, en Blu-Ray emprunté à l’ami dont j’ai racheté la Playstation 3
  

    Quand&#160;?
  

    Lundi soir
  

    Avec qui&#160;?
  

    MaFemme
  

    [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
    <strong><img src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/300x200/1/12/92/62/images-15/jack-3.jpg" class="CtreTexte" alt="jack-3" width="300" height="200"/>Où&nbsp;?</strong>
  </p>
<p>
    A la maison, en Blu-Ray emprunté à l’ami dont j’ai racheté la Playstation 3
  </p>
<p>
    <strong>Quand&nbsp;?</strong>
  </p>
<p>
    Lundi soir
  </p>
<p>
    <strong>Avec qui&nbsp;?</strong>
  </p>
<p>
    MaFemme
  </p>
<p>
    <strong>Et alors&nbsp;?</strong>
  </p>
<p>
    &nbsp;
  </p>
<p>
    Le réalisateur de <em><strong>L’étrange Noël de Monsieur Jack</strong></em> n’est pas Tim Burton mais bien Henry Selick, qui vole désormais – et de belle manière – de ses propres ailes (<a href=    "http://cine-partout-toutletemps.over-blog.com/article-32508313.html"><em><span><strong>Coraline</strong></span></em></a>). Sur <em><strong>L’étrange Noël de<br />
    Monsieur Jack</strong></em>, Burton a tenu les rôles de producteur, scénariste et d’homme qui a eu le nez suffisamment creux pour donner sa chance à un débutant talentueux comme Selick. Ce<br />
    dernier n’a assurément pas failli à la tâche, en parvenant à faire de ce film à la fois son film (l’air de famille avec <em><strong>Coraline</strong></em> est notable, par exemple dans la<br />
    ressemblance entre l’agencement d’Halloween Town où vit Jack, et celui des environs de la maison de Coraline) et un grand film.
  </p>
<p>
    <img src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/300x200/1/12/92/62/images-15/jack-2.jpg" class="CtreTexte" alt="jack-2" width="300" height="200"/>
  </p>
<p>
    Grand film car il fait partie du petit nombre d’œuvres assurant la préservation, au fil des ans, de l’art de la comédie musicale dans lequel Hollywood excellait jusque dans les années 50. Depuis,<br />
    l’héritage se transmet au compte-gouttes. <em><strong>L’étrange Noël de Monsieur Jack</strong></em> est une goutte splendide, et absolument unique en son genre. C’est en effet une comédie<br />
    musicale qui fait chanter et danser des figurines étant animées en <em>stop motion</em>, et représentant des personnages inhumains dans leur origine comme dans leur caractère. Les habitants<br />
    d’Halloween Town sont des êtres de conte&nbsp;: ce sont eux qui assurent la tenue de la fête d’Halloween chaque année, de la même manière que le Père Noël assure Noël ou que le lapin de Pâques<br />
    assure Pâques. Qui dit Halloween dit monstruosités en tous genres, et dans ce domaine la conception des personnages n’a souffert aucune retenue. Des premiers rôles (Jack bien sûr, le maire aux<br />
    deux visages, le Docteur Finklestein, la bande des trois garnements…) aux anonymes sans importance dans l’intrigue (l’inénarrable gros ahuri avec une hache plantée dans le crâne), tous sont<br />
    spectaculairement réussis, avec une personnalité qui s’affirme immédiatement et des mimiques irrésistibles. Avant même d’avoir une histoire, des dialogues et des chansons, <em><strong>L’étrange<br />
    Noël de Monsieur Jack</strong></em> est fascinant de par sa beauté singulière.
  </p>
<p>
    <img src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/300x200/1/12/92/62/images-15/jack-4.jpg" class="CtreTexte" alt="jack-4" width="300" height="200"/>
  </p>
<p>
    Le scénario du film a l’évidence d’une fable pour enfants, ou d’un livret d’opéra. Lassé d’être année après année enfermé dans le cadre de la seule célébration d’Halloween, Jack décide d’employer<br />
    ses talents à l’organisation et à l’exécution de la distribution des cadeaux de Noël, à la place du Père Noël. Le fait que ce plan implique le kidnapping de ce dernier et sa mise en congé forcé<br />
    laisse entrevoir le désastre à venir&#8230; Simple, l’intrigue n’en brasse pas moins des thèmes qui parlent à tout le monde (le désir de changer de vie, de trouver le moyen de s’exprimer pleinement,<br />
    la quête de reconnaissance) et constitue une source de situations où l’imagination peut s’exprimer pleinement – la fabrication des cadeaux de Noël par les habitants d’Halloween Town, les<br />
    réactions des enfants lors de leur réception…
  </p>
<p>
    <img src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/300x200/1/12/92/62/images-15/jack-1.jpg" class="CtreTexte" alt="jack-1" width="300" height="200"/>
  </p>
<p>
    La partie musicale de <em><strong>L’étrange Noël de Monsieur Jack</strong></em> tire également bénéfice de cette simplicité. Sans histoire compliquée à articuler et faire fonctionner, le film<br />
    peut se permettre de métamorphoser à sa guise n’importe quel élément nouveau ou trait de caractère d’un personnage en une chanson. Et faire de cette chanson un spectacle à part entière, avec son<br />
    style musical et visuel propre, sa chorégraphie et ses paroles soignées dans les moindres détails, ses mille et une trouvailles de nature à générer un émerveillement spontané et irrésistible.<br />
    Grâce à tout cela, <em><strong>L’étrange Noël de Monsieur Jack</strong></em> est un de ces films auxquels on ne voit pas trop ce que l’on pourrait demander de plus.
  </p>
<p>
    <img src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/300x200/1/12/92/62/images-15/jack-5.jpg" class="CtreTexte" alt="jack-5" width="300" height="200"/>
  </p>
<div class="clear center"></div>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Merci, Tim !</title>
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		<pubDate>Sun, 23 May 2010 23:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festivals (films primés...)]]></category>
		<category><![CDATA[Tim Burton]]></category>

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		<description><![CDATA[
    Des dires et des écrits de tous, les onze jours du Festival de Cannes qui s&#8217;est clos hier soir ont surtout confirmé les craintes que j&#8217;exposais ici suite à l&#8217;annonce de la sélection. Un
    nombre presque honteusement bas de films sortait du lot, pour la plupart relativement à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
    Des dires et des écrits de tous, les onze jours du Festival de Cannes qui s&#8217;est clos hier soir ont surtout confirmé les craintes que j&#8217;exposais <a href=    "http://cine-partout-toutletemps.over-blog.com/article-je-recuse-cette-selection-48850230.html"><span>ici</span></a> suite à l&#8217;annonce de la sélection. Un<br />
    nombre presque honteusement bas de films sortait du lot, pour la plupart relativement à la médiocrité générale plutôt que dans l&#8217;absolu, sur leur réelle capacité à marquer l&#8217;esprit des<br />
    spectateurs et à plus long terme l&#8217;histoire du cinéma. En comptant large, une demi-douzaine d&#8217;œuvres sur les dix-neuf en lice ont ainsi généré un semblant d&#8217;enthousiasme et de communion.
  </p>
<p>
    <img src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/330x191/1/12/92/62/images-13/crie-1.jpg" class="CtreTexte" alt="crie-1" width="330" height="191"/> <span><em>Un homme qui<br />
    crie</em></span>
  </p>
<p>
    <span><em><img src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/330x191/1/12/92/62/images-13/poetry-1.jpg" class="CtreTexte" alt="poetry-1" width="330" height="191"/>Poetry</em>&nbsp;</span>
  </p>
<p>
    Le miracle opéré par Tim Burton et son jury est d&#8217;avoir composé, à partir de cette poignée de films, un palmarès particulièrement alléchant et ambitieux. On est loin du consensus mou et<br />
    prévisible de <span><a href="http://cine-partout-toutletemps.over-blog.com/article-31825565.html">l&#8217;an dernier</a></span>, hormis peut-être dans les<br />
    récompenses pour les acteurs. Avec Juliette Binoche (pour <em><span><strong><a href=    "http://cine-partout-toutletemps.over-blog.com/article-copie-conforme-de-abbas-kiarostami-france-italie-iran-2010-50952956.html">Copie conforme</a></strong></span></em>), Javier Bardem<br />
    (<em><strong>Biutiful</strong></em>) et le moins connu Elio Germano (<em><strong>La nostra vita</strong></em>) qui a quand même déjà son lot de participations à des films italiens largement<br />
    diffusés (<em><strong>Respiro</strong></em>, <em><strong>Romanzo criminale</strong></em>), Burton &amp; co. n&#8217;ont pas fait dans le déroutant comme d&#8217;autres avant eux. Mais les cinéastes, les<br />
    seuls qui comptent réellement au final, ont eux été parfaitement servis. Le tchadien Mahamat Saleh-Haroun gagne le Prix du Jury avec <em><strong>Un homme qui crie</strong></em> – ce qui signifie<br />
    que ce que le film représente (par sa sélection, et par son contenu politique) a plus été retenu que le résultat à l&#8217;écran. Le coréen Lee Chang-Dong et ses longs-métrages aux sujets dérangeants<br />
    toujours menés de main de maître (<em><strong>Oasis</strong></em>, <em><span><strong>&nbsp;</strong></span></em><a href=    "http://cine-partout-toutletemps.over-blog.com/article-13270319.html"><em><span><strong>Secret sunshine</strong></span></em></a>) obtient le Prix du Scénario<br />
    pour <em><strong>Poetry</strong></em>. L&#8217;excitante sélection française a fait plus tenir son rang avec deux de ses représentants qui repartent avec des prix d&#8217;importance : celui de la Mise en<br />
    scène pour la <em><strong>Tournée</strong></em> de Mathieu Amalric (quel meilleur présent faire à un acteur devenu réalisateur ?) et le Grand Prix pour <em><strong>Des hommes et des<br />
    dieux</strong></em> de <span>&nbsp;</span><a href="http://cine-partout-toutletemps.over-blog.com/article-20036109.html"><span>Xavier Beauvois</span></a>.
  </p>
<p>
    <img src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/300x199/1/12/92/62/images-13/tournee-1.jpg" class="CtreTexte" alt="tournee-1" width="300" height="199"/>
  </p>
<p>
    <em>Tournée</em>
  </p>
<p>
    <em><img src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/300x199/1/12/92/62/images-13/beauvois-1.jpg" class="CtreTexte" alt="beauvois-1" width="300" height="199"/>Des hommes et des dieux<br /></em>
  </p>
<p>
    Et enfin, et surtout, la Palme d&#8217;Or revient au seul film à avoir réellement stupéfait, bouleversé, ébloui : <em><strong>Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures</strong></em><br />
    [rien que le titre est déjà une splendeur]. Mais il y avait encore un gouffre entre le fait d&#8217;avoir enchanté le festival et le droit à recevoir sa récompense suprême.
  </p>
<ul>
<li>
<p>
        Parce que le réalisateur, Apichatpong Weerasethakul, est jeune – pas encore 40 ans –, là où ce sont plus souvent l&#8217;expérience et la persévérance qui sont prisées.
      </p>
</li>
<li>
<p>
        Parce que son pays, la Thaïlande, n&#8217;existe pas ou presque sur l&#8217;échiquier mondial du cinéma ; et quand un tel pays marginal récupère une Palme, c&#8217;est presque toujours par le biais d&#8217;un auteur<br />
        installé et reconnu (voir point précédent).
      </p>
</li>
<li>
<p>
        Parce que <em><strong>Oncle Boonmee</strong></em>&#8230;, à l&#8217;instar des films précédents de Weerasethakul, s&#8217;annonce comme une œuvre aux confins de l&#8217;expérimental et du merveilleux, bien loin<br />
        des habitudes du cinéma narratif classique. Et c&#8217;est bien là qu&#8217;est le pas de géant effectué par Tim Burton par rapport à tous ses prédécesseurs – car après tout, il y a trois ans, le Palmé<br />
        <a href="http://cine-partout-toutletemps.over-blog.com/article-12219763.html"><em><span><strong>4 mois, 3 semaines, 2 jours</strong></span></em></a><br />
        remplissait les conditions des deux premiers points. Mais pour trouver un film a priori aussi spécial et unique accédant à la Palme d&#8217;Or, il faut remonter à <em><strong>Pulp<br />
        fiction</strong></em> (1994) et <em><span><strong><a href="http://cine-partout-toutletemps.over-blog.com/article-19421852.html">Barton<br />
        Fink</a></strong></span></em> (1991).
      </p>
</li>
</ul>
<p>
    <img src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/300x200/1/12/92/62/images-13/boonmee-1.jpg" class="CtreTexte" alt="boonmee-1" width="300" height="200"/>
  </p>
<p>
    <em>Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures</em>
  </p>
<p>
    Et encore ; ces deux-là étaient détonants, mais d&#8217;une manière américaine, occidentale. <em><strong>Oncle Boonmee</strong></em>&#8230; promet de nous emmener vers des contrées bien plus lointaines et<br />
    bien plus inconnues. Alors oui, vraiment, merci Tim.
  </p>
<p>
    [Ça m'a donné envie de revoir <em><strong>Tropical malady</strong></em> (Prix du Jury 2004) du même Weerasethakul, tiens. En plus, il est sur <a href=    "http://cine-partout-toutletemps.over-blog.com/article-un-ete-sans-eau-de-metin-erksan-turquie-1964-49942604.html"><span>theauteurs</span></a>...]
  </p>
<div class="clear center"></div>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Je n’irai pas voir Alice…</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Mar 2010 23:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tim Burton]]></category>
		<category><![CDATA[the rest of them]]></category>

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		<description><![CDATA[

    …mais ça ne m’empêche pas d’en parler. La bande-annonce m’a particulièrement refroidi, avec sa révélation d’un scénario-décalque du Monde de Narnia et autres clones se repaissant
    du désir d’aventures et de reconnaissance des adolescents. Aussi impressionnant visuellement qu’il puisse être, je me refuse à aller voir un film [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div></div>
<p>
    …mais ça ne m’empêche pas d’en parler. La bande-annonce m’a particulièrement refroidi, avec sa révélation d’un scénario-décalque du <em><b>Monde de Narnia</b></em> et autres clones se repaissant<br />
    du désir d’aventures et de reconnaissance des adolescents. Aussi impressionnant visuellement qu’il puisse être, je me refuse à aller voir un film qui se prétend imaginaire et fantastique mais<br />
    borne l’existence de cet autre monde à ses deux extrémités, par des clauses d’un pragmatisme désolant&nbsp;et desséchant, si l’on en croit les bouts de synopsis grappillés ici et là. Alice entre<br />
    dans Wonderland pour un motif (elle s’enfuit de la cérémonie de son mariage), et en ressortira comme une récompense (pour l’avoir débarrassé de ses mauvais pensionnaires). Rappelons à toutes fins<br />
    utiles que dans l’œuvre de Lewis Carroll, comme dans tout bon conte de fées, le point de passage entre l’ici et l’ailleurs s’ouvre sans raison ni but. [Et quant à la recrudescence de cette manie<br />
    du cinéma hollywoodien hégémonique à rendre inférieurs à nous des peuples merveilleux, bigarrés, étrangers en leur imposant comme «&nbsp;Élu&nbsp;» un des nôtres sans don particulier, elle<br />
    commence à devenir encombrante – cf. <a href="http://cine-partout-toutletemps.over-blog.com/article-mieux-vaut-avatar-que-jamais-41426787.html"><em><span><b>Avatar</b></span></em></a>].
  </p>
<p>
    <img src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/300x199/1/12/92/62/images-12/alice-1.jpg" class="CtreTexte" alt="alice-1" width="300" height="199"/>
  </p>
<p>
    Cette Alice a tout l’air d’être la dernière étape en date de la dégringolade de Tim Burton dans la disgrâce – dégringolade qui a symboliquement commencé lorsqu’il a transigé pour la première fois<br />
    avec l’ennemi en commettant <em><b>La planète des singes</b></em>, <em>blockbuster</em> en tous points écœurant. Avant <em><b>La planète des singes</b></em>, Burton faisait des films uniques,<br />
    personnels, provocants&nbsp;: <em><b>Edward aux mains d’argent</b></em>, <em><b>Ed Wood</b></em>, <em><b>Mars attacks&nbsp;!</b></em> Il se permettait même de pirater des licences, comme avec<br />
    <em><b>Batman returns</b></em>. Après <em><b>La planète des singes</b></em>, le cinéaste n’a plus fait que des films sans risque, reproduisant sur commande (et sur des scénarios eux-mêmes adaptés<br />
    et non plus originaux) l’image réductrice que le grand public a retenu de lui&nbsp;: <em><b>Sleepy Hollow</b></em>, <em><b>Charlie et la chocolaterie</b></em>, <em><span><b><a href="http://cine-partout-toutletemps.over-blog.com/article-16002488.html">Sweeney Todd</a></b></span></em> et maintenant <em><b>Alice au pays des<br />
    merveilles</b></em>. Autant de coquilles vides fabriquées à la chaîne (dont certaines ont simplement le mérite d’être moins décevantes car leur matériau de départ est plus mineur,<br />
    unidimensionnel&nbsp;: <em><b>Charlie…</b></em>), désamorcées au préalable de toute éventualité de transgression par l’évidence de l’association entre elles et le réalisateur. Il n’y a pas là<br />
    explicitement de franchise avec des numéros d’épisode, mais c’est tout comme&nbsp;: coupler les noms de Burton et d’<em>Alice au pays des merveilles</em> est aussi trivial qu’un ticket Bruce<br />
    Willis – <em><span><b><a href="http://cine-partout-toutletemps.over-blog.com/article-11361694.html">Die Hard 4</a></b></span></em>. Dans les deux cas, il<br />
    s’agit de trouver un nom à écrire sur l’emballage pour mieux vendre le produit au public. Tim Burton n’est maintenant plus que le simulacre de lui-même, son clone inoffensif. Chose que <em><b>Big<br />
    fish</b></em> prophétisait, en fait, en démystifiant avec une insistance lourdingue tous les secrets et tours de magie d’un alter ego affabulateur, rêveur et farouchement indépendant.
  </p>
<p>
    <img src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/300x200/1/12/92/62/images-12/alice-2.jpg" class="CtreTexte" alt="alice-2" width="300" height="200"/>
  </p>
<div class="clear center"></div>
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		</item>
		<item>
		<title>Sweeney Todd, de Tim Burton (USA, 2007)</title>
		<link>https://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/sweeneytodddetimburtonusa2007-795</link>
		<comments>https://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/sweeneytodddetimburtonusa2007-795#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 25 Jan 2008 23:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comédies musicales]]></category>
		<category><![CDATA[Tim Burton]]></category>
		<category><![CDATA[the rest of them]]></category>

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		<description><![CDATA[Où&#160;?

    &#160;
  
Au Max Linder, bien moins rempli que ce que j’imaginais

    &#160;
  
Quand&#160;?

    &#160;
  
Jeudi soir, le lendemain de la sortie

    &#160;
  

  Avec qui&#160;?
  2 copains de lycée, sur le point de résilier leur carte [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Où&nbsp;?</strong></p>
<div align="justify">
    &nbsp;
  </div>
<p>Au Max Linder, bien moins rempli que ce que j’imaginais</p>
<div align="justify">
    &nbsp;
  </div>
<p><strong>Quand&nbsp;?</strong></p>
<div align="justify">
    &nbsp;
  </div>
<p>Jeudi soir, le lendemain de la sortie</p>
<div align="justify">
    &nbsp;
  </div>
<p><strong><br />
  Avec qui&nbsp;?</strong><br />
  2 copains de lycée, sur le point de résilier leur carte UGC illimité. Au moins ils auront découvert le Max Linder avant, et accepteront du coup peut-être d’y retourner même en payant&nbsp;;-)</p>
<div align="justify">
    &nbsp;
  </div>
<p><strong><br />
  Et alors&nbsp;?</strong></p>
<div align="justify">
    &nbsp;
  </div>
<p align="justify">
    Pour faire court, on peut dire que <strong><em>Sweeney Todd</em></strong> est un très mauvais film, avec les toujours remarquables Johnny Depp et Helena Bonham Carter dedans. Cette adaptation<br />
    d’un spectacle musical créé à Broadway échoue à convaincre sur tous ses aspects, très éclectiques. Les numéros chantés manquent de souffle, de folie, et sont globalement très ordinaires dans<br />
    leurs arrangements, chorégraphies et mises en scène. Peu à l’aise avec la comédie musicale, Burton l’est aussi avec le numérique&nbsp;: les décors et toiles de fond réalisés de la sorte sentent<br />
    le fait à la va-vite, entre leur aspect semblable à tant d’autres films et leur intégration ratée aux décors «&nbsp;en dur&nbsp;» du film.
  </p>
<div align="center">
<p><img width="299" height="199" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/299x199/1/12/92/62/images-2/sweeney-1.jpg" class="CtreTexte" alt="sweeney-1.jpg"/></p></div>
<p align="justify">
    <br />
    Enfin, la trame horrifique – Sweeney Todd, barbier transformé en serial-killer par sa haine et sa soif de vengeance après la mort de sa femme, égorge ses clients puis les expédie au sous-sol<br />
    grâce à un fauteuil modifié par ses soins – est beaucoup trop mal équilibrée, avec une réalisation des méfaits bâclée en un temps ridicule par rapport à la longueur de la phase de progression du<br />
    personnage principal vers cet état. Plus généralement, c’est tout le scénario de <strong><em>Sweeney Todd</em></strong> qui est branlant, agglomération difforme de plusieurs parties qui ne<br />
    dialoguent presque pas entre elles et se piquent l’une après l’autre le rôle d’enjeu principal du récit&nbsp;: sauver la fille de Sweeney, tuer les méchants, trouver un moyen de se débarrasser<br />
    des victimes du barbier fou… Tout cela est agencé sans conviction, sans fil directeur, bref sans implication palpable de la part du cinéaste.
  </p>
<div align="center">
<p><img width="299" height="199" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/299x199/1/12/92/62/images-2/sweeney-2.jpg" class="CtreTexte" alt="sweeney-2.jpg"/></p></div>
<p align="justify">
    Le corps du film étant ainsi vicié, ce sont les greffes improbables qui y sont apposées qui en font le seul intérêt. L’avalanche de sang – les gorges tranchées le sont plein cadre, sans coupe –<br />
    et de misanthropie (la place dévolue aux enfants est particulièrement provoc) qui s’abat sur <strong><em>Sweeney Todd</em></strong> du début à la fin est décapante au vu du cadre hollywoodien du<br />
    projet, et génère de vrais moments de malaise tragique et baroque. Dans les rôles principaux, Johnny Depp et Helena Bonham Carter excellent dans ce qu’ils savent faire le mieux. Lui est ailleurs,<br />
    perdu dans un autre film ou un autre univers, comme aux meilleurs moments du premier <strong><em>Pirates des caraïbes</em></strong> ou de <strong><em>Charlie et la chocolaterie</em></strong>.<br />
    Elle donne son ambiguïté habituelle et géniale à son personnage, mélange schizophrène d’adolescente amoureuse transie et de vieille fille acariâtre et sans pitié. Les plans où ils sont tous les<br />
    2, grimés comme des morts-vivants, collés à la vitre de leur boutique pour vomir leur haine des passants sont les plus puissants du film. Ils sont aussi à double tranchant pour Burton, en<br />
    montrant un réalisateur qui enferme les produits de son imagination dérangeante à l’écart du monde, pour atténuer leur capacité de nuisance.
  </p>
<div align="justify"></div>
<div class="clear center"></div>
]]></content:encoded>
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