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	<title>Ciné partout tout le temps &#187; Auteurs français contemporains</title>
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	<link>https://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles</link>
	<description>Du cinéma absolument tout le temps et presque partout</description>
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		<title>Divines, de Houda Benyamina (France, 2016)</title>
		<link>https://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/divines-de-houda-benyamina-france-2016-8292</link>
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		<pubDate>Fri, 23 Dec 2016 23:23:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Auteurs français contemporains]]></category>
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		<description><![CDATA[Où ?
A la maison en DVD édité par Diaphana (sortie le 3 janvier 2017) et obtenu via Cinetrafic dans le cadre de leur opération « DVDtrafic »
Quand ?
Ce week-end
Avec qui ?
MaBinôme
Et alors ?
En plus de leur tranche d’âge, 15-25 ans, les protagonistes de Divines ont en commun avec ceux de deux films sortis simultanément (Nocturama de Bertrand Bonello et Nerve de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/divines-2.jpg"><img class="size-large wp-image-8295  aligncenter" title="divines-2" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/divines-2-1024x512.jpg" alt="" width="491" height="246" /></a>Où ?</strong></p>
<p>A la maison en DVD édité par <a href="http://diaphana.fr/" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;">Diaphana</span></a> (sortie le 3 janvier 2017) et obtenu via Cinetrafic dans le cadre de leur opération « DVDtrafic »</p>
<p><strong>Quand ?</strong></p>
<p>Ce week-end</p>
<p><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p>MaBinôme</p>
<p><strong>Et alors ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En plus de leur tranche d’âge, 15-25 ans, les protagonistes de <em>Divines</em> ont en commun avec ceux de deux films sortis simultanément (<em>Nocturama</em> de Bertrand Bonello et <em>Nerve</em> de Henry Joost &amp; Ariel Schulman) de souffrir d’un imaginaire en crise. Crise qui ne vient pas de l’intérieur – le fruit d’une carence de leur part – mais de l’extérieur, étant imposée par la société consumériste néolibérale au moyen d’une de ses « stratégies du choc ». Ce système ne se contente en effet pas de sa mainmise présente sur notre mode de vie. Il fait le nécessaire pour s’assurer de garder la main dans le futur, essentiellement en bouchant l’horizon des jeunes générations et en leur laissant comme seuls chemins où s’engager des voies dont le caractère préjudiciable, funeste est pourtant un fait établi, mis en lumière de longue date. C’est ainsi que l’on suit les héroïnes de <em>Divines</em> s’enfoncer délibérément dans les mêmes fourvoiements que ceux de <em>La Haine</em> (1995), comme le font – respectivement – ceux de <em>Nerve </em>avec <em>The Truman show</em> (1998) et de <em>Nocturama</em> avec <em>Fight club</em> (1999) ; autant de récits de cinéma datant de leur petite enfance, voire d’avant leur naissance, et faisant dès lors partie de l’héritage qui leur a été remis.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour survivre, le capitalisme ne cherche plus l’adhésion des esprits à son utopie, adhésion qu’il sait avoir perdue depuis au moins l’époque de <em>Fight club</em>. Il se contente d’appliquer une politique de la terre brûlée envers les autres utopies potentielles, tuées dans l’œuf afin de laisser ses contradicteurs sans alternative ; dans une impasse. Laquelle impasse se révèle à un degré intime dans l’histoire de Dounia, l’héroïne de <em>Divines</em>. Une scène au début du récit suffit à exposer son rejet du destin d’opprimée corvéable à souhait et indifférenciée au milieu de ses semblables – des études bas de gamme, un travail mal payé et ne laissant espérer aucune évolution. Mais l’action qui suit ce constat, par laquelle Dounia croit trouver son émancipation, n’est qu’un aiguillage sur une autre voie bornée par les mêmes garde-fous. Dounia s’engage, par une candidature spontanée, dans le deal de drogue qui se pratique dans sa cité. Dans ce milieu règnent la même finalité (l’accumulation d’argent), les mêmes rêves façonnés par l’imagerie télévisuelle, la même dynamique d’humiliation imposée par la hiérarchie et les mêmes logiques de domination masculines – des femmes sont au pouvoir mais ce pouvoir est toujours de genre masculin (« t’as du clito » à la place de « t’as des couilles » : le message véhiculé à travers les mots est le même). Le chemin criminel choisi par Dounia diffère de celui qui lui était affecté via l’école uniquement parce qu’il y a plus d’argent à s’y faire à l’arrivée, au prix d’une plus grande violence relationnelle et physique au quotidien.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/divines-1.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-8294" title="divines-1" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/divines-1.png" alt="" width="355" height="178" /></a>Divines</em> est une tragédie, parce ce qu’il est évident dès le départ que Dounia ne s’en sortira pas comme ça. Le récit de son parcours pourrait avoir pour titre <em>Requiem for a dream</em>, car comme les héros du livre d’Hubert Selby Jr. et du film de Darren Aronofksy elle est uniquement en demande d’un rêve. Sur la route de celui-ci, sa perte va être causée par le gouffre entre son contrôle réel – quasiment nul – sur les événements (la consommation de drogue dans <em>Requiem for a dream</em>, son trafic dans <em>Divines</em>), et l’illusion qu’elle s’en fait. La tragédie de Dounia est redoublée par le fait qu’elle marche scrupuleusement dans les pas de celle racontée par <em>La Haine</em>, il y a vingt ans de cela. Comme le personnage interprété par Vincent Cassel, Dounia joue à faire le caïd devant son miroir (ici un écran de smartphone) ; elle et sa copine Maimouna partiront ensuite en virée à Paris, où elles trouveront plus d’argent mais aussi plus de danger que dans leur banlieue ; et un décès final accidentel et profondément injuste clôturera leur aventure. Vingt ans après le cri de <em>La Haine</em>, rien n’a changé – on sentirait même une régression (Dounia vit dans un bidonville, à Paris elle et Maimouna ne croisent pas de membres d’autres classes sociales comme cela se produisait dans La haine). Vingt ans après <em>La haine</em>, la société n’a toujours à offrir à Dounia et Maimouna que l’atterrissage brutal au bout de la chute.</p>
<p style="text-align: justify;">Le DVD du film offre un ensemble de bonus classiques (entretiens, scènes coupées dont une amusante relecture des Aristochats, court making-of) et de bonne facture, où l’on glane d’intéressantes informations et anecdotes : le projet avait pour premier titre <em>« Bâtardes »</em>, et son auteure Houda Benyamina avait à la fois une idée très claire de ce qu’elle voulait accomplir (la détermination à comprendre sans juger, la création d’une connexion entre le fond et la forme – qui s’exprime par exemple dans l’emploi des souterrains pour symboliser par l’image la part sombre de la personnalité de Dounia) et était pleinement ouverte aux apports et aux idées de ses collaborateurs, à tous les stades de la création. Ce qui a permis, entre autres choses, que ce film au récit complexe (de par sa quantité de protagonistes et de pistes narratives) se construise au montage jusqu’à trouver sa forme aboutie, à la hauteur des ambitions de sa réalisatrice.</p>
<p style="text-align: justify;">Découvrez d’autres films sur Cinetrafic dans des catégories aussi diverses et variées que les meilleurs films <a href="http://www.cinetrafic.fr/meilleur-film-2016" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;">de cette année</span></a> ainsi que les plus beaux films de <a href="http://www.cinetrafic.fr/film-francais" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;">France</span></a></p>
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		<item>
		<title>Valley of love, de Guillaume Nicloux (France, 2015)</title>
		<link>https://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/valley-of-love-de-guillaume-nicloux-france-2015-8138</link>
		<comments>https://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/valley-of-love-de-guillaume-nicloux-france-2015-8138#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 12 Jun 2015 13:39:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Auteurs français contemporains]]></category>
		<category><![CDATA[Dans les salles]]></category>
		<category><![CDATA[accreds]]></category>
		<category><![CDATA[france]]></category>
		<category><![CDATA[gérard depardieu]]></category>
		<category><![CDATA[guillaume nicloux]]></category>
		<category><![CDATA[isabelle huppert]]></category>
		<category><![CDATA[valley of love]]></category>

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		<description><![CDATA[Où ?
Au Max Linder Panorama, en projection de presse
Quand ?
Début juin (le film sort en salles le 17 juin)
Avec qui ?
Seul
Avec qui ?
Seul
Et alors ?
&#8230;mon avis est à lire ici :
http://www.accreds.fr/2015/06/09/valley-of-love-lenlevement-de-huppert-et-depardieu-dans-le-desert.html
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/valley.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8139" title="valley" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/valley-400x173.jpg" alt="" width="400" height="173" /></a>Où ?</strong></p>
<p>Au Max Linder Panorama, en projection de presse</p>
<p><strong>Quand ?</strong></p>
<p>Début juin (le film sort en salles le 17 juin)</p>
<p><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p>Seul</p>
<p><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p>Seul</p>
<p><strong>Et alors ?</strong></p>
<p>&#8230;mon avis est à lire ici :</p>
<p><a href="http://www.accreds.fr/2015/06/09/valley-of-love-lenlevement-de-huppert-et-depardieu-dans-le-desert.html" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;">http://www.accreds.fr/2015/06/09/valley-of-love-lenlevement-de-huppert-et-depardieu-dans-le-desert.html</span></a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Histoire de Judas, de Rabah Ameur-Zaïmeche (France, 2014)</title>
		<link>https://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/histoire-de-judas-de-rabah-ameur-zaimeche-france-2014-8090</link>
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		<pubDate>Sat, 25 Apr 2015 08:25:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Auteurs français contemporains]]></category>
		<category><![CDATA[berlin]]></category>
		<category><![CDATA[france]]></category>
		<category><![CDATA[histoire de judas]]></category>
		<category><![CDATA[rabah ameur-zaimeche]]></category>

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		<description><![CDATA[Où ?
Au ciné-cité les Halles
Quand ?
Jeudi soir, à 19h
Avec qui ?
Seul
Et alors ?
Le ton est donné dès la première scène d’Histoire de Judas : quand ce dernier, emmenant un Jésus affaibli sur son dos, lui lance sans cérémonie « 40 jours et tu es encore lourd à porter ! ». La réplique et la manière dont elle est dite sont parfaitement ajustées, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/judas-2.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8096" title="judas-2" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/judas-2-371x200.jpg" alt="" width="371" height="200" /></a>Où ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au ciné-cité les Halles<strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quand ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Jeudi soir, à 19h<strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Seul<strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et alors ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le ton est donné dès la première scène d’<strong><em>Histoire de Judas </em></strong>: quand ce dernier, emmenant un Jésus affaibli sur son dos, lui lance sans cérémonie <em>« 40 jours et tu es encore lourd à porter ! »</em>. La réplique et la manière dont elle est dite sont parfaitement ajustées, exemptes de toute forme d’égard écrasant vis-à-vis du thème, sans pour autant se priver de jouer sur la connaissance collectivement partagée des faits et gestes de Jésus dans la Bible. Le seul point sur lequel Rabah Ameur-Zaïmeche, qui réalise le film et y interprète Judas, s’éloigne des écrits du Nouveau Testament concerne précisément un éloignement, celui entre Judas et Jésus au moment critique de l’existence du second. Le cinéaste n’adhère pas à la thèse d’une trahison de la part du disciple le plus fidèle et investi. La version qu’il nous soumet est autrement plus tragique, et humaine – car guidée par un hasard fatal (c’est à la pire période possible que Judas se trouve physiquement empêché de venir en aide à Jésus) plutôt que par l’expression moralement réductrice d’une volonté malintentionnée.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/judas-1.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8095" title="judas-1" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/judas-1-370x200.jpg" alt="" width="370" height="200" /></a>Pour le reste, Ameur-Zaïmeche affirme son point de vue personnel en procédant par omissions et non par réfutations. Les actes de Jésus qu’il retient et emploie dans son récit (l’expulsion des marchands du Temple, le pardon de la femme adultère, le lavement des pieds des disciples, le procès mené par Ponce Pilate) n’en appellent à aucune foi ; ils sont terre-à-terre, jamais miraculeux. Ainsi, avec beaucoup de doigté et d’intelligence le réalisateur écarte le fait religieux du champ de son film, et ne regarde plus que des sujets – la question politique, les liens sociaux – sur lesquels les hommes sont face à eux-mêmes, sans recours possible (et/ou encombrant) à un hypothétique élément extérieur. <strong><em>Histoire de Judas</em></strong> arpente donc un territoire voisin de celui des précédents films d’Ameur-Zaïmeche, tels que <strong><em>Wesh wesh, qu’est-ce qui se passe ?</em></strong> et <strong><em><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/les-chants-de-mandrin-de-rabah-ameur-zaimeche-france-2011-4078#hide" target="_blank">Les chants de Mandrin</a></span></em></strong>. Ce qui obsède le réalisateur, c’est encore et toujours sur quelles bases, selon quelles règles agir afin de mettre en place un groupe humain qui fonctionne – et pas n’importe comment ; dans le respect, l’égalité, la justice et la justesse.</p>
<p style="text-align: justify;">Ses ambitions sont de taille, surtout qu’il faut y ajouter la volonté que le groupe ainsi formé s’étoffe en nombre sans connaître de limite – jusqu’à, pourquoi pas, constituer une société. C’est une utopie, mais qu’Ameur-Zaïmeche rattache à juste titre aux utopies originelles du christianisme (via la figure de Jésus) et du communisme (la séquence des marchands du temple, prolongée jusqu’à aboutir à la réplique <em>« nul ne doit être exploité, mis en cage »</em>) lorsque ces deux idéologies étaient encore dans leur état naissant, inaltéré. Détaché de la religion qui fut construite a posteriori autour de lui, Jésus (re)devient un modèle libre d’accès – libre de droits, pourrait-on presque dire – autour duquel Ameur-Zaïmeche met en place une suite de scènes suggérant un chemin à suivre, une façon de procéder pour vivre ensemble. Et il le fait sans oublier d’accorder une attention particulière à la forme cinématographique. Les décors sont de vraies trouvailles, la manière dont il les investit est intense, la mise en scène des événements qui y prennent place est solennelle sans être ampoulée, puissante sans être pompière. <strong><em>Histoire de Judas</em></strong> trouve la bonne position entre le concret et les symboles, le regard pragmatique et l’élan motivé par ce en quoi il croit.</p>
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		<title>La rançon de la gloire, de Xavier Beauvois (France, 2014)</title>
		<link>https://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/la-rancon-de-la-gloire-de-xavier-beauvois-france-2014-7929</link>
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		<pubDate>Thu, 22 Jan 2015 19:21:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Auteurs français contemporains]]></category>
		<category><![CDATA[benoit poelvoorde]]></category>
		<category><![CDATA[charlie chaplin]]></category>
		<category><![CDATA[charlot]]></category>
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		<category><![CDATA[rançon de la gloire]]></category>
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		<category><![CDATA[xavier beauvois]]></category>

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		<description><![CDATA[Où ?
Au cinéma La Bastille (le film ne passe presque plus nulle part dès sa deuxième semaine d’exploitation, quelle tristesse)
Quand ?
Lundi soir, à 19h
Avec qui ?
Seul
Et alors ?
Au moment où Eddy (Benoît Poelvoorde) expose son idée soi-disant « géniale » à son ami Osman (Roschdy Zem), il l’introduit par ces mots : « on va demander de l’argent à notre ami ; Charlot c’est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/rancon-3.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7932" title="rancon-3" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/rancon-3.jpg" alt="" width="448" height="297" /></a>Où ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au cinéma La Bastille (le film ne passe presque plus nulle part dès sa deuxième semaine d’exploitation, quelle tristesse)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quand ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Lundi soir, à 19h</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Seul</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et alors ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au moment où Eddy (Benoît Poelvoorde) expose son idée soi-disant <em>« géniale »</em> à son ami Osman (Roschdy Zem), il l’introduit par ces mots : <em>« on va demander de l’argent à notre ami ; Charlot c’est l’ami des pauvres, des exclus, des immigrants »</em>. Toute la question est alors de bien savoir de qui l’on parle. Charles Chaplin, le multimilliardaire au cercueil terriblement lourd à déplacer (oui, l’idée <em>« géniale »</em> d’Eddy est de kidnapper la dépouille de Chaplin tout juste enterré, afin de demander une rançon à sa famille) et au majordome patibulaire, rigide et brutal ? Ou bien Charlot, son alter ego vivant pour l’éternité sur les écrans de cinéma, veillant sur ceux que la vie éreinte et réchauffant les cœurs ? Parle-t-on du corps, ou de l’esprit ; de la réalité, ou de l’art ? Le beau souffle qui porte <em><strong>La rançon de la gloire</strong></em> a pour dessein de faire passer les seconds avant les premiers.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/rancon-1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7930" title="rancon-1" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/rancon-1.jpg" alt="" width="448" height="297" /></a>Xavier Beauvois est viscéralement du côté de ses héros, sans jamais s’éloigner d’eux, depuis les longues scènes du début dans l’espace exigu de la caravane où ils vivent jusqu’au procès intervenant en fin de récit, au cours duquel la plaidoirie de leur avocat met les mots justes sur les émotions dont le film se nourrit, et qu’il nous transmet avec tendresse. La bande-originale composée par Michel Legrand est sans conteste le véhicule essentiel de cette bienveillance ; de cet attachement, cette amitié même que Beauvois tient à nouer entre nous et le tandem Eddy-Osman. Dès qu’elle est conviée (comme lors de cette même scène de présentation du plan d’Eddy) la musique de Legrand apporte sa fantaisie savoureuse, qui ouvre la porte à la joie de vivre dont rêvent les personnages en suivant les enseignements des films de Charlot. La joie de vivre et de rire malgré tout constituait un des deux piliers de son œuvre, l’autre étant la foi en la possibilité de donner aux mélodrames des fins heureuses.</p>
<p><em><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/rancon-2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7931" title="rancon-2" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/rancon-2.jpg" alt="" width="414" height="274" /></a>La rançon de la gloire</strong></em> emprunte également cette seconde voie, avec une réussite plus précaire. Beauvois peine à rendre l’histoire familiale d’Osman (son épouse hospitalisée, sa fille aux rêves pour le futur tués dans l’œuf) convaincante, ou en tout cas aussi convaincante que le versant joyeux du récit. Toutefois seule la forme est maladroite, le fond est quant à lui tout à fait valide. Et le réalisateur compense les lacunes de son scénario par de très belles idées de mise en scène, courant d’un bout à l’autre du film. Ici, le raccord entre une image d’archive montrant Chaplin une pelle à la main pour démarrer symboliquement les travaux de son studio, et un plan sur la pelle traînant dans le jardin d’Osman et donnant à Eddy son idée ; de façon plus ample, la boucle entre le plan d’ouverture (une porte de prison, Eddy qui sort face à nous, le gardien qui lui lance <em>« et arrête de faire le clown maintenant »</em>) et celui de conclusion, qui voit le même Eddy s’éloigner de la caméra et entrer sur une piste de cirque où il va… faire le clown. Marchant dans les pas de Charlot, après avoir cru que son salut viendrait de Chaplin – la morale de <em><strong>La rançon de la gloire</strong></em> est aussi habile que gracieuse.</p>
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		<title>Conversation animée avec Noam Chomsky, de Michel Gondry (France, 2013)</title>
		<link>https://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/conversation-animee-avec-noam-chomsky-de-michel-gondry-france-2013-7807</link>
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		<pubDate>Fri, 16 Jan 2015 21:54:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Où ?
À Berlin, et à la maison en DVD édité par Shellac (sorti le 4 novembre 2014) et obtenu via Cinetrafic dans le cadre de leur opération « DVDtrafic »
Quand ?
Jeudi soir
Avec qui ?
MaBinôme
Et alors ?
Michel Gondry est un sauvage – au sens où il  semble impossible à domestiquer, et à loger une fois pour toutes dans un  groupe [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/tall-1.jpg"><img class="aligncenter" title="tall-1" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/tall-1.jpg" alt="" width="441" height="315" /></a>Où ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">À Berlin, et à la maison en DVD édité par <a href="http://www.shellac-altern.org/" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;">Shellac</span></a> (sorti <a href="https://www.facebook.com/pages/Editions-Shellac/976926785667793?fref=ts" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;">le 4 novembre 2014</span></a>) et obtenu via <a href="http://www.cinetrafic.fr" target="_blank">Cinetrafic</a> dans le cadre de leur opération « DVDtrafic »</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quand ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Jeudi soir</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">MaBinôme</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et alors ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Michel Gondry est un sauvage – au sens où il  semble impossible à domestiquer, et à loger une fois pour toutes dans un  groupe précis. Pendant qu’il réalisait tour à tour un blockbuster  hollywoodien (<a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/the-green-hornet-de-michel-gondry-usa-2011-1149#hide" target="_self"><span style="text-decoration: underline;"><strong><em>The green hornet</em></strong></span></a>), un film indépendant acclamé à Cannes (<a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/the-we-and-the-i-de-michel-gondry-usa-2012-5058#hide" target="_self"><span style="text-decoration: underline;"><strong><em>The we and the I</em></strong></span></a>), et encore une grosse production, française cette fois (<a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/l%E2%80%99ecume-des-jours%C2%A0de-michel-gondry-france-2013-6246#hide" target="_self"><span style="text-decoration: underline;"><strong><em>L’écume des jours</em></strong></span></a>),  le seul projet qui lui tenait véritablement à cœur était ce  documentaire confidentiel. Pensé, réalisé et dessiné seul dans son coin, <em><strong>Conversation animée avec Noam Chomsky</strong></em> a tout pour captiver mais aussi des raisons de paraître hermétique.</p>
<p style="text-align: justify;">Le sujet dont Gondry, témoin curieux de tout et  attentif à la vie de chacun, a cette fois décidé de recueillir les  pensées est Noam Chomsky, sommité mondiale dans l’étude du langage,  qu’il a grandement contribué à révolutionner au fil de ses recherches.  Sans surprise, l’entretien entre Gondry le néophyte désireux  d’apprendre, et Chomsky, le professeur émérite au discours rodé et  parfaitement maîtrisé, tourne le plus souvent à la leçon universitaire  pointue, touffue, à suivre ou à lâcher. Il serait dommage de laisser la  seconde option l’emporter, parce que le sujet est méconnu et  passionnant, et qu’en plus <em><strong>Conversation animée avec Noam Chomsky</strong></em> est  tout le contraire d’un MOOC, ces cours de fac accessibles en ligne à  tous. Gondry ne se contente pas des postures passives de récepteur ou de  passeur transparent. Il est incontestablement présent, à plusieurs  niveaux. Au cours des échanges, il embrasse activement sa fonction de  cobaye servant aux démonstrations et expérimentations de Chomsky sur le  langage comme brique élémentaire de notre existence en tant qu’individus  pensants, et de membres interagissant au sein de communautés.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/tall-2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7808" title="tall-2" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/tall-2.jpg" alt="" width="490" height="366" /></a>La communication entre les deux hommes passant  naturellement par le langage et l’expression d’idées personnelles, tout  ce que Gondry dit et propose est exploité par Chomsky et « peut  être retenu contre lui ». Ce mode de fonctionnement-affrontement à  fleurets mouchetés est encore renforcé par la (très) mauvaise pratique  de l’anglais de Gondry. Le cinéaste français devient pour cette raison  le cobaye idéal, puisque quasiment toutes les questions qu’il pose  sortent de sa bouche sous une autre forme que celle présente dans son  esprit. L’affirmation du rôle du langage comme moyen d’expression et de  façonnage des pensées humaines tourne à la démonstration par l’absurde.  Gondry la laisse volontiers dériver plutôt que de chercher à lutter  contre le courant pour garder à tout prix le contrôle. Après tout, sa  manière de procéder en tant qu’artiste et la démarche scientifique de  Chomsky se rejoignent sur ce point : l’un comme l’autre ont en horreur  les carcans des idées reçues, l’attitude consistant à ne surtout pas  mettre en doute un dogme, le suivi discipliné de voies tracées par  d’autres à votre place. Ils sont égaux dans leur attrait pour le  contrepied et la tangente. Et si Chomsky a l’avantage dans le domaine  des mots, Gondry a la main sur les moyens de cinéma à sa disposition.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout  sujet d’expérience qu’il est, il n’en oublie pas pour autant la  fonction d’interrogateur que se doit d’endosser un documentariste digne  de ce nom. Les questions d’ordre personnel qu’il pose entraînent Chomsky  sur un terrain où sa maîtrise s’effrite ; où apparaît la fragilité qui  nourrit les bons documentaires, à commencer par ceux de Gondry, tendre  observateur de l’intimité. En aval de la discussion, la présence du  réalisateur se fait plus voyante encore. Parce qu’il traduit tous les  échanges verbaux sous forme de dessins animés, ce qui constitue au sein  de la fabrique même du film une illustration de plus de la question qui  l’occupe : comment faire pour articuler et transmettre nos idées ? La  mise en abyme ne s’arrête pas là. Gondry ayant travaillé absolument  seul, aucune tierce personne n’interpose son point de vue entre nos yeux  et ses dessins dont l’apparente simplicité enfantine, appliquée à des  problématiques sérieuses, évoque le trait de Keith Haring. Le dialogue  visuel de lui à nous n’est pas filtré. On est directement branchés sur  son flux de pensée et de compréhension du cours de Chomsky. On est au  cœur de son cerveau, donc au cœur du sujet.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/tall-3.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7809" title="tall-3" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/tall-3-355x200.jpg" alt="" width="355" height="200" /></a>Ce qui peut évidemment rendre le film encore plus  ardu, de par son caractère d’enregistrement en stéréo où s’expriment  simultanément, sans pause et pendant quatre-vingt-dix minutes, les voix  sortant des deux têtes bien faites de Chomsky et Gondry. Le second en  rajoute encore dans la confidence et l’exploration, en émaillant<em> </em>son  film d’apartés nous exposant sans détour son processus créatif – ses  intentions, ses partis-pris interprétatifs, ses décisions. <em><strong>Conversation animée avec Noam Chomsky</strong></em> s’ouvre ainsi sur un passionnant monologue où le réalisateur explique  son choix de recourir à l’animation : car elle révèle explicitement au  spectateur le mensonge inhérent au cinéma, art capable de créer par le  montage une continuité factice… et collant parfaitement à celle que  notre cerveau emploie pour raisonner, comme Chomsky l’expliquera plus  loin (son concept de <strong><em>« psychic continuity »</em></strong>). Imprégné de son rôle de passeur philosophique et cognitif, <em><strong>Conversation animée avec Noam Chomsky</strong></em> l’est jusque dans sa construction et ses fondations. Comme pour les  gâteaux tout chocolat, au cœur coulant chocolat et nappés d’une sauce au  chocolat, c’est irrésistible mais potentiellement facteur  d’indigestion.</p>
<p style="text-align: justify;">Le DVD édité par Shellac est bien fourni en compléments, avec un livret contenant une présentation du film par Gondry, et sur le disque lui-même un making-of qui n’en est pas concrètement un, puisqu’il a été tourné après la fabrication en autarcie du film par Gondry. Ce dernier reproduit volontiers les gestes et techniques de dessin et de photo qui lui ont servi à illustrer sur le papier la pensée de Chomsky. À propos de celle-ci, Gondry a une phrase intéressante : il lui a paru naturel de se tourner vers l’animation, car à son sens il s’agit du seul moyen de rester fidèle à Chomsky, sans simplifier son propos. La réalité matérielle est déficiente par rapport à ce qu’est en mesure de concevoir l’esprit humain ; pour se hisser à sa hauteur il est donc nécessaire d’avoir recours à une autre pure création de l’esprit.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/vlcsnap-2014-11-16-22h35m44s187.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-7810" title="vlcsnap-2014-11-16-22h35m44s187" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/vlcsnap-2014-11-16-22h35m44s187.png" alt="" width="491" height="277" /></a>Le deuxième supplément du DVD ne concerne pas <em><strong>Conversation animée avec Noam Chomsky</strong></em>, mais un autre projet de Gondry, son « Usine à films amateurs » itinérante à travers le monde depuis plusieurs années – elle est récemment passée par Paris, au Centre Pompidou, mais aussi à Moscou, Johannesburg, Casablanca, New York… Gondry est passionné par son bébé, dont il parle non-stop et sans avoir besoin d’être relancé pendant un quart d’heure. À travers cette entreprise il apparaît comme l’exact opposé de Luc Besson, autre réalisateur devenu promoteur et producteur mais à des fins de pur profit, quand Gondry agit de manière désintéressée et partageuse. Ambitions contraires, exercées sur un même territoire : Gondry travaille à l’installation d’une « Usine » permanente à Aubervilliers, près de la Cité du Cinéma de Besson à Saint-Denis. L’esprit qui porte Gondry dans ce projet au long cours nous ramène finalement à Chomsky : cultiver la liberté d’expression individuelle plutôt que le gavage de cerveaux de masse, mettre en place des rapports collectifs à but non lucratif et (d)étonnants.</p>
<p>Découvrez d’autres films sur Cinetrafic dans des catégories aussi  diverses et variées que <a href="http://www.cinetrafic.fr/film-francais" target="_blank">production française</a> ainsi que <a href="http://www.cinetrafic.fr/dessin-anime-2014" target="_blank">ovni parmi les films d&#8217;animation de 2014</a></p>
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		<title>Éden, de Mia Hansen-Love (France, 2013)</title>
		<link>https://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/eden-de-mia-hansen-love-france-2013-7822</link>
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		<pubDate>Thu, 27 Nov 2014 21:49:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Auteurs français contemporains]]></category>
		<category><![CDATA[chant de la machine]]></category>
		<category><![CDATA[daft punk]]></category>
		<category><![CDATA[eden]]></category>
		<category><![CDATA[france]]></category>
		<category><![CDATA[garage]]></category>
		<category><![CDATA[house]]></category>
		<category><![CDATA[mia hansen-love]]></category>

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		<description><![CDATA[Où ?
Au ciné-cité les Halles
Quand ?
Le mercredi soir de la sortie, à 20h
Avec qui ?
MaBinôme
Et alors ?
Deux figures tutélaires d’exception dominent Éden, mais au point de lui faire malheureusement trop d’ombre : d’une part la superbe BD consacrée à l’émergence de la musique électronique, Le chant de la machine, et de l’autre les Daft Punk. Paul, le héros du film [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/eden-31.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7825" title="eden-3" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/eden-31.jpg" alt="" width="448" height="253" /></a>Où ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au ciné-cité les Halles</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quand ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le mercredi soir de la sortie, à 20h</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">MaBinôme</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et alors ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Deux figures tutélaires d’exception dominent <em><strong>Éden</strong></em>, mais au point de lui faire malheureusement trop d’ombre : d’une part la superbe BD consacrée à l’émergence de la musique électronique, <em><strong>Le chant de la machine</strong></em>, et de l’autre les Daft Punk. Paul, le héros du film (et alter ego du frère de Mia Hansen-Løve, laquelle reste donc dans la veine autobiographique de ses autres réalisations), croise ici et là les seconds, et côtoie de manière plus régulière les auteurs de la première. Il fait son propre petit bout de chemin en tant que DJ, dans le créneau semi-confidentiel de la <em><strong>house garage</strong></em>, animant des soirées et des émissions de radio au sein du duo Cheers. Mais au cours des vingt ans de sa vie que couvre le film, Paul ne construit rien de pérenne. Ses histoires sentimentales sont comme ses sets musicaux, éphémères et sans suite, se répétant sans se renouveler ni évoluer.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/eden-11.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7823" title="eden-1" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/eden-11.jpg" alt="" width="448" height="252" /></a>Le problème d’<em><strong>Éden</strong></em> est qu’à trop coller aux basques de son personnage, il se fait piéger dans les mêmes sables mouvants que lui. Les frère et sœur Løve enchaînent les séquences selon un rythme invariable et redondant, à tous les étages : alternance scène d’euphorie nocturne (grâce à la musique et à la danse) / scène de mélancolie diurne (construite autour des dialogues), et au niveau supérieur un flux et reflux toujours identique des tranches de vie de Paul qui se succèdent – rencontre-rupture, espoir-désillusion, projet-abandon. Le film dure 2h15 mais son ampleur n’est que de façade. Il n’a malheureusement pas le foisonnement biographique que lui comme nous lui souhaiterions, envers son héros ou la génération musicale à laquelle il a appartenu. Sur ce dernier point <em><strong>Le chant de la machine</strong></em> fait considérablement mieux qu’<em><strong>Éden</strong></em>, et la manière explicite dont le second cite la première devient un poids pour le film, qui se contente d’accumuler et arborer des souvenirs comme dans une boutique du même nom, là où la BD construit une histoire consistante et captivante.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/eden-4.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7826" title="eden-4" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/eden-4.jpg" alt="" width="448" height="253" /></a>Concernant Paul, nous avons saisi depuis bien longtemps le propos auquel <em><strong>Éden</strong></em> aboutit quand il se décide enfin à refermer son récit (au prix d’un épilogue laborieux) : la musique est toujours en mouvement, en mutation ; elle est plus grande que ceux et celles qui la font, qui dès lors ne doivent pas oublier de se bâtir une existence ailleurs qu’en son sein. Sur cet aspect plus personnel, ce sont les Daft Punk qui éclipsent malgré eux film et protagoniste. Une poignée d’apparitions suffisent à les rendre plus marquants que les figures centrales du récit, sans que Thomas (Vincent Lacoste) et Guy-Manuel (Arnaud Azoulay) y soient pour quelque chose ; à nouveau c’est Hansen-Løve elle-même, en les convoquant dans son <em><strong>Éden</strong></em>, qui en révèle les faiblesses. Le casting, les situations – comiques ou sérieuses –, les transformations dans la durée, l’utilisation de la musique, tout est plus inspiré lorsque les Daft Punk sont concernés. Non pas car ils sont célèbres, ou plus talentueux, mais parce que la réalisatrice trouve chez eux une matière cinématographique plus féconde.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/eden-21.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7824" title="eden-2" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/eden-21.jpg" alt="" width="448" height="254" /></a>Même si le changement d’échelle de ce film par rapport à ses précédents la fait trébucher, Hansen-Løve n’a pas perdu ce qui fait la beauté singulière de son cinéma. Sa sensibilité est intacte, toujours aussi fine et précieuse pour faire ressortir, et ressentir, des choses qui restent souvent en arrière-plan, négligées. Dans <em><strong>Éden</strong></em>, ce sont les moments d’harmonie et de ruptures, précisément comme dans une composition musicale. L’harmonie est un présent fait aux êtres par la musique, une parenthèse enchantée dans le cours de la vie – le générique d’ouverture en est un superbe exemple. Certaines ruptures subies par Paul sont des moments de cinéma tout aussi forts : la lettre d’adieu de Julia (Greta Gerwig), laquelle apparaît en surimpression à l’écran en même temps que Paul lit sa missive ; la première interprétation en public de <em><strong>Da Funk</strong></em> par les Daft Punk, qui va les faire s’éloigner inexorablement de leurs connaissances (à partir de cet instant ils évoluent dans un autre monde, celui du succès planétaire) comme le montage l’exprime en les cadrant de plus en plus loin dans la pièce à chaque coupe. <em><strong>Éden</strong></em> est beau par intermittence, quand on aurait tant aimé qu’il le soit sur la durée.</p>
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		<title>Near Death Experience, de Benoît Delépine &amp; Gustave Kervern (France, 2014)</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Sep 2014 19:36:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Auteurs français contemporains]]></category>
		<category><![CDATA[Inclassables]]></category>
		<category><![CDATA[benoit delepine]]></category>
		<category><![CDATA[gustave kervern]]></category>
		<category><![CDATA[michel houellebecq]]></category>
		<category><![CDATA[nde]]></category>
		<category><![CDATA[near death experience]]></category>
		<category><![CDATA[venise]]></category>

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		<description><![CDATA[Où ?
Au MK2 Bastille, l’un des trois cinémas parisiens seulement à passer le film
Quand ?
Jeudi soir, à 22h
Avec qui ?
MaBinôme
Et alors ?
Le grand soir montrait Benoît Delépine et Gustave Kervern s’égarer dans le mainstream, domaine dont ils s’étaient progressivement rapprochés avec Louise-Michel puis Mammuth. La première bonne nouvelle de Near death experience est la force du coup de barre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/nde-2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7712" title="nde-2" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/nde-2.jpg" alt="" width="448" height="279" /></a>Où ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au MK2 Bastille, l’un des trois cinémas parisiens seulement à passer le film</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quand ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Jeudi soir, à 22h</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">MaBinôme</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et alors ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/le-grand-soir-de-benoit-delepine-gustave-kervern-france-2012-4640#hide" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Le grand soir</strong></span></em></a> montrait Benoît Delépine et Gustave Kervern s’égarer dans le <em><strong>mainstream</strong></em>, domaine dont ils s’étaient progressivement rapprochés avec <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/derniersfeuxfrancaisdelanneelapprentidesamuelcollardeyfrance2008etlouise-micheldebenoitdelepineetgustavekervernfrance2008aussi-270#hide" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Louise-Michel</strong></span></em></a> puis <em><strong>Mammuth</strong></em>. La première bonne nouvelle de <em><strong>Near death experience</strong></em> est la force du coup de barre donné par les deux hommes pour revenir radicalement à la marge. Ce nouveau film est tout aussi mal élevé et revêche que l’étaient leurs premières incursions dans le cinéma, <em><strong>Aaltra</strong></em> et <em><strong>Avida</strong></em>. La deuxième bonne nouvelle, c’est que <em><strong>Near death experience</strong></em> est une réussite. Son seul défaut notable est le revers d’une de ses qualités : on le voit traîner un peu en longueur dans sa seconde moitié parce qu’avant cela il est d’une concision âpre, d’une efficacité tranchante comme ces cadrages qui guillotinent les gens « normaux » avec qui Paul, l’antihéros, est encore supposé interagir au début du film. Il ne faut jamais plus d’une scène à <em><strong>Near death experience</strong></em> pour régler son compte à une idée, ou à des personnages. Une scène pour les collègues de travail, une scène pour la famille (et intercalée entre les deux, idée brillante, une scène pour la société dans son ensemble, traitée de manière documentaire via un « reportage » du JT de Jean-Pierre Pernault) ; et voilà Paul parti dans la garrigue, les mains vides, dans le but de s’y suicider.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/nde-1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7711" title="nde-1" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/nde-1.jpg" alt="" width="448" height="258" /></a>Paul est incarné par Michel Houellebecq, qui ne joue pas littéralement son propre rôle (au contraire de <em><strong>L’enlèvement de Michel Houellebecq</strong></em>) mais c’est tout comme. Paul sert d’alter ego aux penchants misanthropes et acariâtres de Delépine et Kervern, et Houellebecq n’a nul besoin de se faire prier pour abonder dans leur sens. En associant leurs énergies néfastes et leurs idées noires le trio se constitue une force de frappe redoutable, qui le rend capable de vitrifier le monde du fait de son dégoût du présent. Au contraire du <em><strong>Grand soir</strong></em>, trop potache pour ne pas se ramollir, <em><strong>Near death experience</strong></em> cogne dur et sans indulgence, jusqu’à un point final – la scène de l’auto-stop – émettant un jugement impitoyable sur la vacuité des gens. Cette vision commune n’est pas le seul atout de la présence de Houellebecq, qui apporte également aux deux réalisateurs une superbe matière cinématographique à travailler. Son physique dégingandé, ses mimiques de Droopy, sa voix traînante et son regard perdu suffisent, ensemble ou même pris séparément, à remplir le cadre de choses captivantes, dérangeantes. Houellebecq est un spectacle de cinéma à lui seul, et le faire évoluer à l’écart du monde, sans personne pour lui donner la réplique, devient à la réflexion la meilleure chose à faire.</p>
<p style="text-align: justify;">Le film ne se résume tout de même – et heureusement – pas au seul écrivain. Renouant résolument avec les œuvres de leurs débuts, <em><strong>Aaltra</strong></em> et <em><strong>Avida</strong></em>, Delépine et Kervern travaillent l’impureté de la forme de <em><strong>Near death experience</strong></em> pour en faire le prolongement de ce que le film dit. La qualité de leur DV low cost est dégueulasse, mais pas sans raisons. Il y a quelque chose de l’ordre du doigt d’honneur dans ce geste, ainsi qu’une pensée plus profonde. Car si l’image est laide au possible dans les plans larges, noyée dans le grain, sans netteté et aux teintes ternes, dès lors que le cadre se resserre sur un individu – sur Paul, donc – elle se révèle différemment. Soudain on fait mieux que distinguer, on voit véritablement : les détails du corps, les expressions du visage, le contraste des couleurs… À l’écran de <em><strong>Near death experience</strong></em> comme dans la vie, la nature d’un être ne se dévoile que lorsque la relation devient personnelle et non plus globale, lointaine. Le bruit s’efface, et on saisit même un brin de poésie, dans un épilogue qui raccorde de manière étonnante le film avec <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/linstitutrice-de-nadav-lapid-israel-2014-7686" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>L’institutrice</strong></span></em></a>, sorti le même jour ; lui aussi traite de la poésie qui a perdu toute valeur sociale, et de l’incapacité à communiquer avec les gens « normaux ».</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Mange tes morts, de Jean-Charles Hue (France, 2014)</title>
		<link>https://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/mange-tes-morts-de-jean-charles-hue-france-2014-7692</link>
		<comments>https://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/mange-tes-morts-de-jean-charles-hue-france-2014-7692#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 15 Sep 2014 21:26:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Auteurs français contemporains]]></category>
		<category><![CDATA[Films noirs,polars]]></category>
		<category><![CDATA[accreds]]></category>
		<category><![CDATA[cannes]]></category>
		<category><![CDATA[france]]></category>
		<category><![CDATA[gitans]]></category>
		<category><![CDATA[jean-charles hue]]></category>
		<category><![CDATA[mange tes morts]]></category>

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		<description><![CDATA[Où ?
En projection de presse
Quand ?
Début mai
Avec qui ?
Un compère d&#8217;Accréds
Et alors ?
…mon avis est à lire ici :
http://www.accreds.fr/2014/05/20/mange-tes-morts-le-cinema-de-genre-bien-vivant.html
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/morts-1.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7693" title="morts-1" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/morts-1-400x167.jpg" alt="" width="400" height="167" /></a>Où ?</strong></p>
<p>En projection de presse</p>
<p><strong>Quand ?</strong></p>
<p>Début mai</p>
<p><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p>Un compère d&#8217;<a href="http://www.accreds.fr" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;">Accréds</span></a></p>
<p><strong>Et alors ?</strong></p>
<p>…mon avis est à lire ici :</p>
<p><a href="http://www.accreds.fr/2014/05/20/mange-tes-morts-le-cinema-de-genre-bien-vivant.html" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;">http://www.accreds.fr/2014/05/20/mange-tes-morts-le-cinema-de-genre-bien-vivant.html</span></a></p>
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		<title>Julie est amoureuse, de Vincent Dietschy (France, 1998)</title>
		<link>https://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/julie-est-amoureuse-de-vincent-dietschy-france-1998-7594</link>
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		<pubDate>Wed, 02 Jul 2014 20:18:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Auteurs français contemporains]]></category>
		<category><![CDATA[Bonus dvd]]></category>
		<category><![CDATA[anne le ny]]></category>
		<category><![CDATA[cinetrafic]]></category>
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		<category><![CDATA[roméo et juliette]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[vincent dietschy]]></category>

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		<description><![CDATA[Où ?
À la maison, en DVD édité par Shellac (sorti le 4 février 2014) et obtenu via Cinetrafic dans le cadre de leur opération « DVDtrafic »
Quand ?
Mercredi soir
Avec qui ?
Seul
Et alors ?
Vu que Vincent Dietschy est parti sur un rythme de réalisation d’un long-métrage tous les dix ans (il a fallu attendre 2008 pour que Didine suive Julie est amoureuse, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/vlcsnap-2014-07-02-22h15m42s180.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-7597" title="vlcsnap-2014-07-02-22h15m42s180" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/vlcsnap-2014-07-02-22h15m42s180.png" alt="" width="491" height="277" /></a>Où ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">À la maison, en DVD édité par <em><a href="http://www.shellac-altern.org/" target="_blank"><strong>Shellac</strong></a></em> (sorti le 4 février 2014) et obtenu via <a href="http://www.cinetrafic.fr/" target="_blank">Cinetrafic</a> dans le cadre de leur opération « DVDtrafic »</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quand ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Mercredi soir</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Seul</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et alors ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Vu que Vincent Dietschy est parti sur un rythme de réalisation d’un long-métrage tous les dix ans (il a fallu attendre 2008 pour que <em><strong>Didine</strong></em> suive <em><strong>Julie est amoureuse</strong></em>, et aucun autre n’a pris la relève depuis), on ne peut qu’apprécier la démarche de Shellac d’éditer son premier film, très bien reçu lors de sa sortie mais tombé dans l’oubli ensuite. Il faut dire que <em><strong>Julie est amoureuse</strong></em> offre au premier regard du spectateur une apparence peu à même de le distinguer du tout-venant – voire du stéréotype – du cinéma d’auteur français réticent à sortir de son cocon. On s’y rend en province parce que c’est l’été, on y filme des personnages interprétant des rôles qui leur ressemblent (des acteurs professionnels ou amateurs montant une pièce de théâtre, <em><strong>Roméo et Juliette</strong></em>), on y joue sur l’imbrication des sentiments joués sur scène et vécus en privé, au cours de conversations tenues en chambre, à table ou bien dans la nature, puisque la campagne baignée de soleil le permet. Cette filiation en ligne directe avec le théâtre d’une part (Marivaux) et la Nouvelle Vague de l’autre (<a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/les-nuits-de-la-pleine-lune-d%E2%80%99eric-rohmer-france-1984-1693" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;">Rohmer</span></a>) fixe le cadre et donc les limites de <em><strong>Julie est amoureuse</strong></em>. Comme un enfant, le film est l’héritier d’un patrimoine génétique fixé à son insu mais dont l’usage ne relève que de sa propre initiative. Et justement, la manière dont Dietschy manœuvre les deux éléments, théâtre et Nouvelle Vague, magnifie leur présence d’un bout à l’autre – ou presque – de <em><strong>Julie est amoureuse</strong></em>.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/vlcsnap-2014-07-02-22h14m10s16.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-7596" title="vlcsnap-2014-07-02-22h14m10s16" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/vlcsnap-2014-07-02-22h14m10s16.png" alt="" width="491" height="277" /></a>Les deux premiers tiers du film ne sont que vitesse et plaisir, malice et étonnement. Les motifs générateurs de rythme et d’intrigues dans les œuvres du théâtre classique y sont convoqués et mixés dans un fol ensemble qui ne nous laisse joyeusement aucun répit. Tout y est placé sous le signe du changement, à grande vitesse, de grande portée, quand ce n’est pas les deux à la fois. À grande vitesse, les changements de séquence et de lieu orchestrés par le montage ; de grande portée, les changements d’état des personnages et de nature de leurs relations ainsi que les arrange le script volontiers théâtral échafaudé par Dietschy. Les protagonistes ne sont initialement rangés par cases (décideurs/assistants, maîtres/élèves, séducteurs/conquêtes) que pour mieux permuter leurs positions, échanger leurs étiquettes, sans prévenir et sans limites. Quelque part entre le jeu de chat de cour d’école et le ballet enfiévré, <em><strong>Julie est amoureuse</strong></em> trace sa propre voie et y fonce de plus en plus éperdument – jusqu’à transfigurer un metteur en scène de théâtre en agriculteur, puis un apollon blond embauché pour jouer Roméo en simple caissier de la première de la pièce.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/vlcsnap-2014-07-02-22h13m42s203.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-7595" title="vlcsnap-2014-07-02-22h13m42s203" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/vlcsnap-2014-07-02-22h13m42s203.png" alt="" width="491" height="277" /></a>Cette représentation est le point noir du film. Dietschy descend de l’estrade où il s’était positionné jusque là, en surplomb du théâtre et du cinéma, chef d’orchestre associant librement l’un et l’autre. Il tombe dans le procédé rebattu du théâtre comme reflet de la vie, avec la mise en parallèle du texte que les acteurs sont en train de déclamer et des événements prenant place au même moment en coulisses. Par rapport à la vitalité et à l’invention de ce qui précédait, cette partie paraît bien laborieuse et plate ; au point que sa demi-heure met plus de temps à passer que les quatre-vingt minutes enchantées qui précédaient. Heureusement, le réalisateur conclut <em><strong>Julie est amoureuse</strong></em> sur une note à nouveau excellente. Il retrouve le fil un temps égaré, pour une poursuite en voiture à travers champs avec des équipages évidemment croisés (le mari de l’une avec l’épouse de l’autre, une femme au volant dans une voiture et un homme dans l’autre), et à nouveau ce savoureux mélange entre artifice – les plans sur l’habitacle des véhicules – et naturalisme – les plans extérieurs. Des scènes de cinéma comme celle-ci, on en redemande.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Découvrez d’autres films sur Cinetrafic dans des catégories aussi  diverses et variées que <a href="http://www.cinetrafic.fr/meilleur-film-comique" target="_blank">les meilleurs films comiques à voir</a> ainsi que <a href="http://www.cinetrafic.fr/film-d-amour" target="_blank">les films qui parlent d&#8217;amour</a></p>
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		<title>Adieu au langage, de Jean-Luc Godard (Suisse, 2014)</title>
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		<pubDate>Tue, 27 May 2014 20:21:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Auteurs français contemporains]]></category>
		<category><![CDATA[Festivals (films primés...)]]></category>
		<category><![CDATA[Inclassables]]></category>
		<category><![CDATA[3D]]></category>
		<category><![CDATA[accreds]]></category>
		<category><![CDATA[adieu au langage]]></category>
		<category><![CDATA[cannes]]></category>
		<category><![CDATA[jean-luc godard]]></category>
		<category><![CDATA[prix du jury]]></category>

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		<description><![CDATA[Où ?
A Cannes, au Grand Théâtre Lumière
Quand ?
Mercredi, à 16h
Avec qui ?
Seul
Et alors ?
…mon avis est à lire ici :
http://www.accreds.fr/2014/05/22/film-terrorisme-ah-dieux-oh-langage-et-un-chien.html
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/adieu-111.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7537" title="adieu-111" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/adieu-111.jpg" alt="" width="400" height="217" /></a>Où ?</strong></p>
<p>A Cannes, au Grand Théâtre Lumière</p>
<p><strong>Quand ?</strong></p>
<p>Mercredi, à 16h</p>
<p><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p>Seul</p>
<p><strong>Et alors ?</strong></p>
<p>…mon avis est à lire ici :</p>
<p><a href="http://www.accreds.fr/2014/05/22/film-terrorisme-ah-dieux-oh-langage-et-un-chien.html" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;">http://www.accreds.fr/2014/05/22/film-terrorisme-ah-dieux-oh-langage-et-un-chien.html</span></a></p>
]]></content:encoded>
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