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	<title>Ciné partout tout le temps &#187; Comédies US</title>
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	<description>Du cinéma absolument tout le temps et presque partout</description>
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		<title>Everybody wants some !!, de Richard Linklater (USA, 2016)</title>
		<link>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/everybody-wants-some-de-richard-linklater-usa-2016-8279</link>
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		<pubDate>Mon, 03 Oct 2016 22:02:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Où ?
A la maison en Blu-Ray édité par Metropolitan Filmexport (sortie le 20 août 2016) et obtenu via Cinetrafic dans le cadre de leur opération « DVDtrafic »
Quand ?
Ce week-end
Avec qui ?
MaBinôme
Et alors ?
Au début des années 1990 et de sa carrière, Richard Linklater réalisait avec Dazed and confused (horriblement titré Génération rebelle en français) le film qui allait le faire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/everybody-2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8281" title="DSC_8051.NEF" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/everybody-2.jpg" alt="" width="461" height="306" /></a>Où ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">A la maison en Blu-Ray édité par <a href="http://www.metrofilms.com/" target="_blank">Metropolitan Filmexport</a> (sortie le 20 août 2016) et obtenu via Cinetrafic dans le cadre de leur opération « DVDtrafic »</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quand ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce week-end</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">MaBinôme</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et alors ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au début des années 1990 et de sa carrière, Richard Linklater réalisait avec <strong><em>Dazed and confused</em></strong> (horriblement titré <strong><em>Génération rebelle</em></strong> en français) le film qui allait le faire connaître en même temps que devenir culte, essentiellement pour sa bande-son et son casting (Matthew McConaughey, Ben Affleck, Milla Jovovich et d’autres). Derrière ses atours de surface <strong><em>Dazed and confused</em></strong> est fâcheusement faible, à la fois futile et médiocre. Vendu comme son prolongement, puisqu’il reprend son concept de tenir la chronique de quelques jours particuliers dans la vie d’étudiants en le transposant quatre ans plus tard (la rentrée à l’université en septembre 1980, après la fin des cours pour les collégiens et les lycéens en juin 1976), <em><strong>Everybody wants some</strong> </em>est surtout, et heureusement, la version aboutie et corrigée de ses tares de son prédécesseur. Même le distributeur en France s’est mis au diapason de ce renouveau, en gardant le titre d’origine plutôt que de commettre deux fois la même erreur d’une traduction hasardeuse.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/everybody-1.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-8280" title="DSC_3600.NEF" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/everybody-1-299x200.jpg" alt="" width="299" height="200" /></a>Une seule véritable différence est identifiable entre <strong><em>Dazed and confused</em></strong> et <strong><em>Everybody wants some</em></strong>, mais elle est considérable : Linklater a vingt-cinq ans de carrière et une quinzaine de films de plus à son actif. Plus aguerri, il affiche une toute autre maîtrise des histoires qu’il raconte, des mondes et des personnages auxquels il donne vie. Ce savoir-faire à tous les étages, l’écriture, la mise en scène, le découpage, fait de <strong><em>Everybody wants some</em></strong> un film aux airs de tour de magie. Sa séquence d’introduction où ils sont tous présentés d’un coup suffit à nous rendre instantanément familiers et sympathiques la dizaine de personnages se partageant le haut de l’affiche. Une heure écoulée en leur compagnie plus tard, on finit par se rendre compte qu’il ne s’est concrètement rien passé d’important, de conséquent à l’écran – une constatation qui tourne au compliment, puisque durant cette heure en apparence vide on s’est amusés comme des fous, sans ressentir ne serait-ce qu’une seconde de l’ennui ou de la contrariété.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme tout tour de magie la réussite de <em>Everybody wants some</em> a son secret, qui est double. La surface du film possède la finesse et la grâce de la dentelle, le scénario faisant s’enchaîner les réparties avec une limpidité absolue et la réalisation nous les servant sur un plateau par la justesse de sa compréhension de la dynamique propre à chaque scène. Sous cette surface, <strong><em>Everybody wants some</em></strong> peut s’appuyer sur la présence d’une solide bien que discrète colonne vertébrale – la musique. Omniprésente tout au long de l’œuvre de Linklater, celle-ci ne joue plus ici les utilités comme dans <strong><em>Dazed and confused</em></strong> (elle n’y était qu’un simple vernis, façon « regardez comme je m’y connais ») mais sert de guide au film, dès ses premiers plans où elle est symbolisée par la caisse de disques tenue précieusement par le héros alors qu’il l’amène dans son nouveau logement. La musique transforme la chronique d’un week-end ordinaire en un savoureux portrait de l’Amérique à une époque donnée, à travers les styles musicaux qui s’y disputaient les faveurs de sa jeunesse. Disco, country, rock, punk, chaque genre ouvre la porte à sa scène de boîte de nuit dédiée, où nous apparaît tout ce qui découle de la musique dans le monde – les tenues, les postures, les rapports humains, les codes.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/everybody-3.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-8282" title="everybody-3" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/everybody-3-324x200.jpg" alt="" width="324" height="200" /></a>Dans sa seconde moitié, <strong><em>Everybody wants some</em></strong> enrichit ce plaisir de chaque instant en développant un propos de fond subtil et attachant. Linklater touche juste, en s’attaquant à rien de moins que le sens de la vie, mais en n’offrant rien de plus que quelques modestes observations personnelles sur ce sujet. Modestes, mais pertinentes et émouvantes comme elles l’étaient déjà dans le si beau <strong><em>Boyhood</em></strong>. Linklater fait dévier de manière presque imperceptible <strong><em>Everybody wants some</em></strong> dans cette nouvelle direction, plus réfléchie. Tout d’abord en instaurant une vraie complémentarité des points de vue, lorsqu’une soirée étudiante permet à tous ceux (filles, gens de culture plutôt que de sport) qui étaient rejetés dans l’ombre des héros joueurs de base-ball de prendre l’avantage sur ces derniers. Puis, une fois le pied mis dans la porte de l’égalité et du respect mutuel, Linklater l’ouvre en grand à l’occasion d’un dialogue de conclusion qui nous chuchote une éthique douce et bienveillante : les choses ont l’importance qu’on leur donne. Ce qui signifie que chacun a le droit de donner toute l’importance qu’il désire à sa passion, ses choix de vie, à rebours de toute forme de mépris ou de discrimination. Il n’y a aucune honte à consacrer sa vie au base-ball, ou à toute autre chose ou cause, tant que cela se fait dans le but de s’accomplir en tant que personne et non de se penser supérieur aux autres.</p>
<p style="text-align: justify;">Les bonus ressemblent à des bandes annonces de ce que devraient réellement être les suppléments accompagnant le film. Les vidéos d’audition des comédiens en forme d’entraînement de base-ball, les cours de danse, la connaissance encyclopédique qu’a Linklater des années 80 donnent trop envie d’en découvrir plus sur le tournage du film pour que leur durée (une dizaine de minutes au total) ne s’avère pas hautement frustrante. Reste un amusant chapitrage du film par ses chansons, et la possibilité d’activer l’affichage à l’écran de bulles d’information (comme sur les chaînes de clips) concernant celles-ci.</p>
<p style="text-align: justify;">Découvrez d’autres films sur Cinetrafic dans des catégories aussi diverses et variées que <a href="http://www.cinetrafic.fr/film-americain" target="_blank">les films américains</a> ainsi que les plus beaux films <a href="http://www.cinetrafic.fr/film-adolescent" target="_blank">sur les ados</a></p>
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		<title>L’interview qui tue !, de Seth Rogen &amp; Evan Goldberg (USA, 2014)</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Feb 2015 23:23:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comédies US]]></category>
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		<description><![CDATA[Où ?
À la maison
Quand ?
Samedi soir
Avec qui ?
MaBinôme
Et alors ?
Une fois retombée la poussière du psychodrame de la vraie-fausse annulation de sa sortie, qui avait animé nos vacances de Noël, qu’en est-il concrètement de L’interview qui tue ! (titre français horrible de The interview) ? La progression est nette par rapport à la première réalisation de la paire Rogen-Goldberg (C’est la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/itw-1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7951" title="itw-1" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/itw-1.jpg" alt="" width="448" height="299" /></a>Où ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">À la maison</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quand ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Samedi soir</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">MaBinôme</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et alors ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Une fois retombée la poussière du psychodrame de la vraie-fausse annulation de sa sortie, qui avait animé nos vacances de Noël, qu’en est-il concrètement de <em><strong>L’interview qui tue !</strong></em> (titre français horrible de <em><strong>The interview</strong></em>) ? La progression est nette par rapport à la première réalisation de la paire Rogen-Goldberg (<a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/c%E2%80%99est-la-fin-de-seth-rogen-evan-goldberg-usa-2013-6978#hide" target="_self"><span style="text-decoration: underline;"><em><strong>C’est la fin</strong></em></span></a>), néanmoins on reste tout aussi nettement en-deçà du niveau des films seulement scénarisés par le duo, et mis en scène par d’autres (<a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/supergravedegreggmottolausa2007-473#hide" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Supergrave</strong></span></em></a>, <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/lenouvelaged%E2%80%99ordelacomediehollywoodienneseportebienmercipourluidelireexpressdedavidgordongreenusa2008-463#hide" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Délire express</strong></span></em></a>). De même, <em><strong>L’interview qui tue !</strong></em>, finalement aussi inoffensif idéologiquement que ses deux héros idiots, est inférieur sur ce point à son modèle évident qu’est <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/zoolanderdebenstillerusa2001-441#hide" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Zoolander</strong></span></em></a>. Dans ce dernier aussi un ahuri devenait malgré lui le bras armé d’une conspiration géopolitique à l’échelle planétaire ; mais tout en étant plus corrosif que celui de Rogen et Goldberg le film de Ben Stiller avait réussi à faire moins de vagues, preuve de sa finesse supérieure.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/itw-4.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7954" title="itw-4" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/itw-4.jpg" alt="" width="448" height="298" /></a>La première partie, très réussie, de <em><strong>L’interview qui tue !</strong></em> est « zoolanderesque » en diable. Les deux protagonistes, le journaliste people Dave Skylark (James Franco, qui s’amuse de plus en plus à délirer sans garde-fou avec sa bande de potes, en marge de sa carrière d’artiste sérieux) et son producteur Aaron Rapoport (Seth Rogen), font étalage d’une bêtise que l’on pourrait croire abyssale – à coups d’échanges tels que <em>« Quelle est la règle n°1 du journalisme ? Donner au public ce qu’il veut ! – Non, ça c’est la règle n°1 du Destruction Derby »</em> – si elle n’était pas égalée par l’inanité du système. Ce dernier, comme dans <em><strong>Zoolander</strong></em>, leur permet de s’élever au rang de stars au mépris de toute considération fondée. Le barnum médiatique sous perfusion intensive de tabloïds est moqué ouvertement, avec comme paroxysme à son insanité incontrôlée l’information qui va permettre au récit de s’enclencher : Kim Jong-un est fan de l’émission de Dave Skylark.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/itw-3.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7953" title="itw-3" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/itw-3.jpg" alt="" width="448" height="276" /></a>Ainsi Dave et Aaron, emmenant dans leurs bagages la CIA (toujours à l’affût d’un bon plan pour éliminer un dictateur ennemi des USA) et le spectateur, partent en Corée du Nord pour y réaliser l’interview que Kim leur accorde. Une fois sur place, le film s’enlise progressivement ; car comme dans <em><strong>C’est la fin</strong></em>, une fois les personnages, les enjeux, la dynamique comique en place, Rogen et Goldberg éprouvent de grandes difficultés à développer ces différents éléments. Quelque chose se grippe dans le passage de l’écrit à l’écran. <em><strong>L’interview qui tue !</strong></em> reste divertissant – essentiellement grâce à l’abattage dont font preuve les comédiens – mais devient redondant, perd son caractère surprenant. Le point bas est atteint lors de la séquence (qui devrait être) la plus ouvertement politique du récit, celle où Dave comprend avoir été leurré par Kim ; la scène est paresseuse, convenue, elle ne provoque aucune réaction forte.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/itw-2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7952" title="itw-2" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/itw-2.jpg" alt="" width="448" height="299" /></a>Heureusement, deux belles idées viennent sérieusement rehausser le niveau du film pour son dernier acte. La première est la méthode finalement choisie pour terrasser Kim lors de l’interview : cela passe par l’élimination sans faux-fuyant de la <em>bromance</em> (Dave et Kim étaient devenus « BFF », <em>best friends forever</em>), ce qui ne manque pas d’intérêt étant donné que ce canevas relationnel est depuis toujours le moteur du cinéma de la bande Rogen-Goldberg-Franco &amp; co. Kim Jong-un n’est plus, voire n’a jamais été de tout le film, « le » Kim Jong-un mais bien un simple objet de transfert, permettant de déporter la <em>bromance</em> pour enfin – peut-être – s’en débarrasser. Une fois ce moment de bascule dépassé, <em><strong>L’interview qui tue !</strong></em> s’engage dans une réjouissante conclusion, à la lisière du méta façon <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/avant-her-dans-la-peau-de-john-malkovich-et-adaptation-de-spike-jonze-usa-1999-2002-7491" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Adaptation.</strong></span></em></a>. Au moment de leur recrutement les personnages avaient exprimé leur souhait d’une extraction « comme dans les films » après l’assassinat ; malgré les dénégations initiales de la CIA ce rêve se concrétise bel et bien à l’écran, point par point, avec tunnel secret et intervention des SWAT. Le résultat est tellement excessif que l’on ne peut dire si ce à quoi on assiste est la réalité ou bien le récit fantasmé des personnages. L’ambiguïté est volontaire, et des plus amusantes.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Anchorman 2 (Légendes vivantes), de Adam McKay (USA, 2013)</title>
		<link>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/anchorman-2-legendes-vivantes-de-adam-mckay-usa-2013-7681</link>
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		<pubDate>Mon, 15 Sep 2014 21:13:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bonus dvd]]></category>
		<category><![CDATA[Comédies US]]></category>
		<category><![CDATA[accreds]]></category>
		<category><![CDATA[adam mckay]]></category>
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		<description><![CDATA[Où ?
À la maison
Quand ?
Dimanche soir
Avec qui ?
MaBinôme
Et alors ?
…mon avis est à lire ici :
http://www.accreds.fr/2014/09/10/legendes-vivantes-le-jour-ou-dumb-and-dumber-and-dumber-and-dumber-inventerent-fox-news-et-bfm-tv.html


]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/anchor-31.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7682" title="anchor-31" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/anchor-31-400x167.jpg" alt="" width="400" height="167" /></a>Où ?</strong></p>
<p>À la maison</p>
<p><strong>Quand ?</strong></p>
<p>Dimanche soir</p>
<p><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p>MaBinôme</p>
<p><strong>Et alors ?</strong></p>
<p>…mon avis est à lire ici :</p>
<p><a href="http://www.accreds.fr/2014/09/10/legendes-vivantes-le-jour-ou-dumb-and-dumber-and-dumber-and-dumber-inventerent-fox-news-et-bfm-tv.html" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;">http://www.accreds.fr/2014/09/10/legendes-vivantes-le-jour-ou-dumb-and-dumber-and-dumber-and-dumber-inventerent-fox-news-et-bfm-tv.html</span></a></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><br />
</span></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Wrong cops, de Quentin Dupieux (USA-France, 2013)</title>
		<link>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wrong-cops-de-quentin-dupieux-usa-france-2013-6823</link>
		<comments>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wrong-cops-de-quentin-dupieux-usa-france-2013-6823#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 22 Mar 2014 19:22:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Auteurs français contemporains]]></category>
		<category><![CDATA[Ciné indie]]></category>
		<category><![CDATA[Comédies]]></category>
		<category><![CDATA[Comédies US]]></category>
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		<category><![CDATA[deauville]]></category>
		<category><![CDATA[eric judor]]></category>
		<category><![CDATA[quentin dupieux]]></category>
		<category><![CDATA[wrong cops]]></category>

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		<description><![CDATA[Où ?
À Deauville, en avant-première lors du Festival du film américain
Quand ?
Début septembre
Avec qui ?
Seul
Et alors ?
…mon avis est à lire ici :
http://www.accreds.fr/2013/09/06/wrong-cops-de-quentin-dupieux.html
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/cops-1.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6824" title="cops-1" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/cops-1-355x200.jpg" alt="" width="355" height="200" /></a>Où ?</strong></p>
<p>À Deauville, en avant-première lors du Festival du film américain</p>
<p><strong>Quand ?</strong></p>
<p>Début septembre</p>
<p><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p>Seul</p>
<p><strong>Et alors ?</strong></p>
<p>…mon avis est à lire ici :</p>
<p><a href="http://www.accreds.fr/2013/09/06/wrong-cops-de-quentin-dupieux.html" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;">http://www.accreds.fr/2013/09/06/wrong-cops-de-quentin-dupieux.html</span></a></p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Monnaie de singe (Monkey business), de Norman Z. McLeod (USA, 1931)</title>
		<link>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/monnaie-de-singe-monkey-business-de-norman-z-mcleod-usa-1931-7093</link>
		<comments>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/monnaie-de-singe-monkey-business-de-norman-z-mcleod-usa-1931-7093#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 08 Nov 2013 18:48:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Classiques]]></category>
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		<category><![CDATA[zeppo]]></category>

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		<description><![CDATA[Où ?
À la maison
Quand ?
Dimanche soir
Avec qui ?
Seul
Et alors ?
Avec Monnaie de singe, les Marx Brothers ne créent pas un film ; ils le détruisent. Il n’y a ni début ni fin (on arrive au milieu d’un gag – les frères dans des tonneaux – et on s’en va alors que la machine comique continue à tourner à plein régime, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/mb-1.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-7094" title="mb-1" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/mb-1.png" alt="" width="420" height="312" /></a>Où ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">À la maison</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quand ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dimanche soir</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Seul</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et alors ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Avec <em><strong>Monnaie de singe</strong></em>, les Marx Brothers ne créent pas un film ; ils le détruisent. Il n’y a ni début ni fin (on arrive au milieu d’un gag – les frères dans des tonneaux – et on s’en va alors que la machine comique continue à tourner à plein régime, avec l’ultime blague de <em><strong>« l’aiguille dans une botte de foin »</strong></em>), et entre ces deux non-bornes il n’y a pas plus de structure. <em><strong>Monnaie de singe</strong></em> fonctionne uniquement selon un principe d’épuisement imposé à tous. Épuisement des ressources des situations (la première partie se passe à bord d’un paquebot, et c’est quand il n’y a plus de gags à en tirer que l’on descend à terre, pour s’incruster dans une soirée dansante et costumée), autant que de l’endurance des seconds rôles et des spectateurs. Eux et nous sommes otages de la furie bouffonne animée par la bande des quatre énergumènes, qui transforment tout ce qui croise leur route en chair à canon comique. On a affaire à de véritables sauvages ne respectant rien, pas même leurs blagues. Parmi la masse de preuves de cette assertion contenues dans le film on retiendra la bagarre finale, constamment interrompue par des écarts loufoques sans cohérence entre eux (pause pique-nique, roue de la fortune, commentaire de boxe, etc.), qui se bousculent pour occuper la place du précédent. À ce petit jeu le pire est Groucho, dont les longs délires verbaux se dévorent eux-mêmes en changeant sans cesse de propos. La bouche déblatère sans interruption tandis que le cerveau fait <em><strong>‘reset’</strong></em> toutes les vingt secondes.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/mb-2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7095" title="mb-2" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/mb-2.jpg" alt="" width="455" height="294" /></a>Mais il n’y a pas un des quatre frères qui ne soit intenable, insupportable, indéfendable ; donc inimitable et surtout indispensable. Ils font voler en éclats toutes les normes censées régir la vie en communauté autant que la réalisation de films, en niant avec un naturel désarmant leur existence. Obsédés par le sexe et immunisés contre les rapports de force entre groupes sociaux, les Marx Brothers évoluent dans une bulle que rien ne peut perforer – alors qu’eux peuvent faire subir tous les outrages possibles à n’importe qui. Puissants et misérables, beaux et laids, hommes et femmes, tous sont égaux face à Groucho, Chico, Harpo et Zeppo, et condamnés à être les victimes expiatoires de leurs gags décochés en rafale. Ceux parmi les seconds rôles qui croient être en train de jouer dans un film ordinaire, un polar ou une romance, sont les moins à l’abri. À peine les bases d’un tel récit ont-elles été sommairement établies que les frères surgissent et mettent tout sens dessus dessous. Il faut les voir réduire en poussière la crédibilité d’une querelle entre gangs rivaux, à laquelle ils se retrouvent mêlés, pour saisir l’étendue de leur capacité de nuisance envers les gens « normaux ». Ce jeu de massacre par l’absurde et la bêtise, par ailleurs hautement cinématographique (entre autres, et vingt ans avant <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/chantons-sous-la-pluie-de-gene-kelly-stanley-donen-usa-1952-1199#hide" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Chantons sous la pluie</strong></span></em></a>, un génial détournement sonore en playback, impliquant Maurice Chevalier), provoque une jubilation extraordinaire dès lors que l’on accepte une fois pour toutes de se ranger dans le camp des abrutis contre les raisonnables. Et ces abrutis ont fait des petits (jamais assez nombreux, malheureusement) : chez <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/les-sorties-fictives-de-lete-1-the-three-stooges-de-bobby-peter-farrelly-usa-2012-4886#hide" target="_self"><span style="text-decoration: underline;">les frères Farrelly</span></a>, autour de <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/anchormanettalladeganightsdoublerationdewillferrellusa2004et2006-453#hide" target="_self"><span style="text-decoration: underline;">Will Ferrell</span></a>, dans la Californie aberrante de <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wrong-cops-de-quentin-dupieux-usa-france-2013-6823" target="_self"><span style="text-decoration: underline;">Quentin Dupieux</span></a>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/mb-3.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-7096" title="mb-3" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/mb-3.png" alt="" width="420" height="310" /></a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le grand saut, de Joel &amp; Ethan Coen (USA, 1994)</title>
		<link>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/le-grand-saut-de-joel-ethan-coen-usa-1994-7043</link>
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		<pubDate>Mon, 28 Oct 2013 20:39:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Où ?
À la cinémathèque, dans le cadre de la rétrospective consacrée aux cinéastes
Quand ?
Lundi soir
Avec qui ?
Seul
Et alors ?
…mon avis est à lire ici :
http://www.accreds.fr/2013/10/28/au-festival-de-grace-le-grand-saut-des-freres-coen.html
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/hudsucker-1.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7045" title="hudsucker-1" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/hudsucker-1-362x200.jpg" alt="" width="362" height="200" /></a>Où ?</strong></p>
<p>À la cinémathèque, dans le cadre de la rétrospective consacrée aux cinéastes</p>
<p><strong>Quand ?</strong></p>
<p>Lundi soir</p>
<p><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p>Seul</p>
<p><strong>Et alors ?</strong></p>
<p>…mon avis est à lire ici :</p>
<p><a href="http://www.accreds.fr/2013/10/28/au-festival-de-grace-le-grand-saut-des-freres-coen.html" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;">http://www.accreds.fr/2013/10/28/au-festival-de-grace-le-grand-saut-des-freres-coen.html</span></a></p>
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		<title>C’est la fin, de Seth Rogen &amp; Evan Goldberg (USA, 2013)</title>
		<link>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/c%e2%80%99est-la-fin-de-seth-rogen-evan-goldberg-usa-2013-6978</link>
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		<pubDate>Sat, 12 Oct 2013 21:45:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Où ?
Au MK2 Bibliothèque
Quand ?
Mardi soir à 22h, en sortant de l’avant-première de Gravity
Avec qui ?
Seul
Et alors ?
Un temps protégés de Judd Apatow qui leur a donné leur chance à Hollywood (Supergrave, Délire express), puis assez rapidement émancipés (The green hornet), les auteurs comiques Seth Rogen (également acteur mais là je ne vous apprends rien) et Evan Goldberg passent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/theend-3.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6980" title="theend-3" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/theend-3.jpg" alt="" width="360" height="235" /></a>Où ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au MK2 Bibliothèque</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quand ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Mardi soir à 22h, en sortant de l’avant-première de <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/gravity-de-alfonso-cuaron-usa-2013-7003" target="_self"><span style="text-decoration: underline;"><em><strong>Gravity</strong></em></span></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Seul</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et alors ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Un temps protégés de Judd Apatow qui leur a donné leur chance à Hollywood (<a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/supergravedegreggmottolausa2007-473#hide" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Supergrave</strong></span></em></a>, <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/lenouvelaged%E2%80%99ordelacomediehollywoodienneseportebienmercipourluidelireexpressdedavidgordongreenusa2008-463#hide" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Délire express</strong></span></em></a>), puis assez rapidement émancipés (<a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/the-green-hornet-de-michel-gondry-usa-2011-1149#hide" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>The green hornet</strong></span></em></a>), les auteurs comiques Seth Rogen (également acteur mais là je ne vous apprends rien) et Evan Goldberg passent pour la première fois à la réalisation – et n’ont pu s’empêcher de nommer ce coup d’essai <em><strong>C’est la fin</strong></em>. Le succès du film au box-office américain (120 millions de dollars de recettes, quatre fois son budget) devrait leur donner quantité d’opportunités pour recommencer, quand bien même leurs capacités de metteurs en scène restent entièrement à démontrer. <em><strong>C’est la fin</strong></em> est en effet filmé avec les pieds, chaussés de gros sabots chaque fois qu’il s’essaye au flirt avec le cinéma de genre. Le pitch apocalyptique du film invite à jouer avec tous ces motifs, des démons aux zombies, de la catastrophe naturelle à la survie en huis clos anxiogène, mais la mise en scène de Rogen et Goldberg ne semble réellement à l’aise que lorsqu’elle transforme la maison remplie des célébrités rescapées en lieu de télé-réalité, avec ses codes et ses enjeux. Soit lorsqu’elle fait de la télévision, et non du cinéma.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/theend-2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6979" title="theend-2" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/theend-2.jpg" alt="" width="367" height="245" /></a>Pour tout dire, <em><strong>C’est la fin</strong></em> n’est pas beaucoup mieux écrit. Là aussi le duo Rogen-Goldberg ne fait pas du cinéma, leur narration n’est pas pensée de manière globale, sur le film dans son ensemble, mais par blocs quasiment autonomes voire qui s’ignorent ; une succession de sketchs, d’idées jetées au front et que l’on épuise avant de lancer la salve suivante. Le film devient un parcours de montagnes russes malgré lui, alternant ratés ou négligences dans lesquels il s’embourbe, et véritables éclairs de génie. Les entrées et sorties de scène du phénomène Danny McBride (qui vole le film à chaque occasion qui se présente), la réalisation par les personnages d’une suite suédée à <em><strong>Délire express</strong></em> appartiennent à la seconde catégorie. Ces coups d’éclat ne parviendraient néanmoins pas à sauver à eux seuls <em><strong>C’est la fin</strong></em> de la médiocrité – l’état de démence du film est fondamentalement ce qui en assure la persistance, via sa mutation en une aberration difforme. <em><strong>C’est la fin</strong></em> repose sur une folle mise en abyme dont la règle est que les acteurs jouent soi-disant leur propre rôle tout en se montrant radicalement antipathiques.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/theend-5.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6982" title="theend-5" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/theend-5.jpg" alt="" width="384" height="256" /></a>À mille lieues de leur image sympa, voilà qu’il n’y en a pas un pour rattraper l’autre en matière de mise en pratique des sept péchés capitaux. Le film ne résoudra jamais cette contradiction entre adhésion et rejet, préférant foncer tête baissée dans l’autodestruction et l’autodénigrement, de point de rupture en point de rupture ; de la fête inaugurale, géante et incommodante, au dernier tiers du récit, qui trouve hors de la maison de quoi aller encore plus loin dans l’outrage tous azimuts – on y voit Danny McBride faire de Channing Tatum son esclave sexuel et manger cru James Franco. C’est un spoiler mais c’est surtout la démonstration du caractère absolument limite et sans filet du film. <em><strong>C’est la fin</strong></em> se saborde à tout bout de champ, par sa palette de couleurs d’une laideur anti-hollywoodienne et surtout par son narcissisme ambigu à souhait. Le groupe de stars millionnaires se rengorge de ses succès passés mais méprise l’idée d’y donner suite (en plus de <em><strong>Délire express</strong></em>, <em><strong>Supergrave</strong></em> a lui aussi droit à son coup de canif), et s’ils ne s’aiment pas ils aiment encore moins les autres, tous ces misérables anonymes faisant ici de la figuration et dont chaque irruption est source d’effroi.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/theend-6.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6983" title="theend-6" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/theend-6.jpg" alt="" width="384" height="256" /></a>À ce niveau de dysfonctionnement, <em><strong>C’est la fin</strong></em> devient tellement déroutant que je n’arrive pas à déterminer s’il est l’œuvre de saboteurs brillants, ou de sombres crétins ; s’il s’agit d’une performance éminemment subversive ou bien d’une démonstration de beaufitude décomplexée. Deux exemples : le film se moque-t-il avec bassesse des gays, ou assume-t-il enfin explicitement l’homosexualité latente dans tous les travaux de cette bande d’acteurs ? Et les Backstreet Boys à la fin, est-ce à prendre au premier ou au vingt-cinquième degré ? La confusion reste entière, ce qui est une très bonne chose pour cette fois et pour ce concept de long-métrage, mais constitue une formule difficilement reproductible par la suite…</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/theend-4.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6981" title="theend-4" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/theend-4.jpg" alt="" width="384" height="256" /></a></p>
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		<title>No pain no gain, de Michael Bay (USA, 2013)</title>
		<link>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/6847-6847</link>
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		<pubDate>Fri, 13 Sep 2013 20:06:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Où ?
À Deauville, en avant-première lors du Festival du film américain
Quand ?
Début septembre
Avec qui ?
Seul
Et alors ?
…mon avis est à lire ici :
http://www.accreds.fr/2013/09/12/no-pain-no-gain-de-michael-bay.html
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/npng-1.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6848" title="npng-1" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/npng-1-400x162.jpg" alt="" width="400" height="162" /></a>Où ?</strong></p>
<p>À Deauville, en avant-première lors du Festival du film américain</p>
<p><strong>Quand ?</strong></p>
<p>Début septembre</p>
<p><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p>Seul</p>
<p><strong>Et alors ?</strong></p>
<p>…mon avis est à lire ici :</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.accreds.fr/2013/09/12/no-pain-no-gain-de-michael-bay.html" target="_blank">http://www.accreds.fr/2013/09/12/no-pain-no-gain-de-michael-bay.html</a></span></p>
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		<item>
		<title>Les stagiaires, de Shawn Levy (USA, 2013)</title>
		<link>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/les-stagiaires-de-shawn-levy-usa-2013-6650</link>
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		<pubDate>Sat, 13 Jul 2013 09:19:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Où ?
Au MK2 Bibliothèque
Quand ?
Lundi, à 18h
Avec qui ?
MaBinôme
Et alors ?
Dans l’histoire récente d’Hollywood, Les stagiaires est un des films où la présence à l’écran du cahier des charges commercial est la plus massive. La formule habituelle « placement produit » est trop faible pour être applicable ; il est plus juste de parler de « placement film » au sein d’un long-métrage à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/stagiaires-4.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6654" title="stagiaires-4" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/stagiaires-4.jpg" alt="" width="384" height="256" /></a>Où ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au MK2 Bibliothèque</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quand ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Lundi, à 18h</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">MaBinôme</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et alors ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dans l’histoire récente d’Hollywood, <em><strong>Les stagiaires </strong></em>est un des films où la présence à l’écran du cahier des charges commercial est la plus massive. La formule habituelle « placement produit » est trop faible pour être applicable ; il est plus juste de parler de « placement film » au sein d’un long-métrage à visée publicitaire, dans le cas présent pour Google. D’un bout à l’autre <em><strong>Les stagiaires</strong></em> est envahi par l’image de la marque, sous sa forme visuelle (logo, code couleur) mais aussi matérielle (on vient tourner dans les locaux de l’entreprise) et même conceptuelle : l’essentiel des slogans brandis par la société, à commencer par l’inénarrable <em><strong>« améliorer la vie des gens »</strong></em>, ont droit à leur déclamation tels quels par l’un ou l’autre des personnages. <em><strong>Les stagiaires</strong></em> remplit son devoir avec application, qu’il ne faut pas confondre avec de la conviction. Car si Google est certainement satisfait de la fidélité du reflet que lui renvoie le film, ce dernier n’est lui pas dupe quant à la nature réelle et déplaisante de son client. Sans jamais être à charge, en se contentant de regarder ce qui l’entoure, <em><strong>Les stagiaires</strong></em> émaille son récit de marques caractéristiques de la propension de Google à jouer à Big Brother.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/stagiaires-1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6651" title="stagiaires-1" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/stagiaires-1.jpg" alt="" width="384" height="256" /></a>Les paroles lénifiantes qui endorment l’esprit, et la perfection de façade qui flatte l’œil, sont le vernis apposé sur une entreprise véritablement totalisante ; qui infantilise ces affidés – les casquettes, le toboggan, le dortoir pour la sieste – afin de maximiser son contrôle sur eux. Google sait tout, affiche tout (la publication sur l’intranet de l’existence passée et de l’agenda présent), ordonne tout selon un règlement puritain à l’extrême. Toute l’intelligence du film est de ne jamais souscrire à cette vision effrayante du monde, qu’il prend toujours à contrepied avec une grande finesse. Par exemple quand le personnage en charge du monologue le plus saillant à la gloire de Google, et de sa mission soi-disant humaniste, le prononce alors même que sa parole n’a plus aucun poids, car on vient de nous dire que sa vie personnelle était un fiasco complet. Ou bien dans cette scène de présentation des commandements rigoristes de l’entreprise – ne pas emporter avec soi de la nourriture prise à la cafétéria gratuite, ne pas boire entre collègues, ne pas coucher entre collègues (<em><strong>« we say ‘no’ to love »</strong></em>) – au cours de laquelle <em><strong>Les stagiaires</strong></em> a à cœur de nous placer du côté de ceux qui rejettent ces règles ; assurant ainsi notre compréhension du profond ridicule de la chose.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/stagiaires-2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6652" title="stagiaires-2" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/stagiaires-2.jpg" alt="" width="384" height="256" /></a>Ils sont deux à fonder ce front du refus, sourd aux injonctions de Google – Nick et Billy, Owen Wilson et Vince Vaughn. Vers le début du film, le second a cette réplique à l’intention d’un <em><strong>nerd</strong></em> (qui ne la comprend évidemment pas) : <em><strong>« Je serai ton William Holden dans ‘Stalag 17’ »</strong></em>. La référence au film de Wilder est plus qu’un clin d’œil humoristique, elle a valeur d’annonce du programme à venir. D’abord car l’histoire des<em><strong> Stagiaires</strong></em> a quelque chose de « wilderesque », avec son duo comique fabuleusement complice, profondément humain (la sincérité avec laquelle Wilson et Vaughn assument d’être <em><strong>has been</strong></em> est très belle) bien que confronté à des péripéties improbables (qui peut sérieusement croire à ce conte de quarantenaires nuls en informatique sélectionnés par Google ?). Ensuite parce que, comme les soldats de <em><strong>Stalag 17</strong></em>, Nick et Billy multiplient les actes de résistance clandestine et jouent activement leur rôle de grain de sable improbable infiltré dans la machine autoritaire. Google aspire à se rendre indispensable dans la vie de l’humanité, eux ambitionnent à l’inverse de réinjecter dans Google une part d’humanité ; d’organique. Pour bien montrer qu’ils ne sont pas gratuits, mais s’inscrivent dans une démarche solide, leurs forfaits sont chargés d’une énergie subversive inhabituellement franche dans un film de ce genre.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/stagiaires-3.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6653" title="stagiaires-3" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/stagiaires-3.jpg" alt="" width="384" height="217" /></a>Ainsi, le sexe va paraître sous sa forme romantique (le flirt de Nick avec une employée), mais aussi et surtout récréative lors d’une virée dans un club de strip-tease et lap dance, qui donne lieu à une longue séquence n’ayant absolument rien de glauque ou malsain, mais bien entièrement radieuse et hédoniste. Lors de la conclusion un autre plaisir charnel va être convoqué, la nourriture. Un cheminement narratif malin amène les héros et leurs premiers compères résistants à distribuer des pizzas, à l’occasion de la proclamation des heureux élus dont le statut passera de stagiaire à employé. Ils ne se contentent pas de faire passer les cartons à pizzas ; ils lancent carrément les parts dans l’assistance. La nature organique de la nourriture est affichée crûment, comme l’est en face la rigidité drastique et déshumanisée de l’ennemi Google. Sur l’écran géant devant lequel évoluent les personnages dans cette scène, s’affiche une composition de lignes droites et de couleurs primaires qui évoque fortement les abstractions géométriques, épurées de tout souffle de vie, de Mondrian. Les pizzas vs. Mondrian : l’opposition est aussi improbable que frontale. Elle conclut idéalement l’opération, plaisante et légère, de noyautage et dérèglement d’un empire.</p>
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		<title>40 ans : mode d’emploi (This is 40), de Judd Apatow (USA, 2012)</title>
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		<pubDate>Tue, 19 Mar 2013 23:40:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comédies US]]></category>
		<category><![CDATA[Navets]]></category>
		<category><![CDATA[40 ans]]></category>
		<category><![CDATA[comedie]]></category>
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		<category><![CDATA[this is 40]]></category>

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		<description><![CDATA[Où ?
Au ciné-cité les Halles
Quand ?
Lundi soir, à 22h
Avec qui ?
Seul
Et alors ?
La traduction française du titre du nouveau film de Judd Apatow tente la synthèse hardie de deux précédents intitulés, 40 ans, toujours puceau et En cloque mode d’emploi. Le film s’y prête, après tout, en traitant à nouveau de façon explicite d’individus entrant dans la quarantaine, et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/40-3.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6080" title="40-3" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/40-3.jpg" alt="" width="384" height="264" /></a>Où ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au ciné-cité les Halles</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quand ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Lundi soir, à 22h</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Seul</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et alors ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La traduction française du titre du nouveau film de Judd Apatow tente la synthèse hardie de deux précédents intitulés, <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/40anstoujourspuceaudejuddapatowusa2005ouledecollagedunecarriere-459" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>40 ans, toujours puceau</strong></span></em></a> et <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/encloquemoded%E2%80%99emploidejuddapatowusa2007-475" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>En cloque mode d’emploi</strong></span></em></a>. Le film s’y prête, après tout, en traitant à nouveau de façon explicite d’individus entrant dans la quarantaine, et en renouant pour cela avec des personnages de <em><strong>En cloque…</strong></em>. Pete, Debbie et leurs deux filles Sadie et Charlotte reprennent du service, au centre de la scène cette fois, ainsi qu’une poignée de petits rôles saupoudrés ici et là. Aucune trace par contre d’Alison et Ben, le duo phare de <em><strong>En cloque…</strong></em>, si ce n’est au détour d’une réplique nous apprenant que le second fournit Pete en drogues légales (viagra) ou non (cannabis). La brouille entre Apatow et l’interprète d’Alison Katerine Heigl, qui a déclaré trouver le film sexiste, y est certainement pour beaucoup. Avec la disparition d’Alison, Ben et de l’essentiel de leur groupe, et l’introduction des parents de Pete et Debbie, la pyramide des âges de <em><strong>This is 40</strong></em> prend un sacré coup de vieux. Ce fait est plus problématique qu’anecdotique, car le film manque justement de tout ce que les jeunes apportaient aux autres réalisations d’Apatow : des enjeux primordiaux, des poches de délire gratuit et potache.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/40-1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6078" title="40-1" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/40-1.jpg" alt="" width="384" height="256" /></a>Les post-adolescents qui peuplent <em><strong>40 ans, toujours puceau</strong></em>, <em><strong>En cloque…</strong></em> ou encore <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/funnypeopledejuddapatowusa2009-327#hide" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Funny people</strong></span></em></a> avaient une vie entière à construire, avec ce que cela comporte de choses essentielles à gagner ou à perdre ; et néanmoins une insouciance suffisamment forte pour occulter ce fardeau et s’offrir des tranches de rire bête et salvateur. Ils étaient tout à la fois tragiques et comiques, créant la dynamique irrésistible qui tirait ces films vers le haut et à laquelle <em><strong>This is 40</strong></em> tourne le dos. Apatow bâcle ses seconds rôles, et empêtre les premiers dans un embourgeoisement matériel qui anesthésie tout excès dans un sens ou dans l’autre (la virée en amoureux dans un hôtel de luxe, d’une platitude déprimante). <em><strong>Funny people</strong></em> empruntait déjà cette voie, avec le personnage d’Adam Sandler qui possédait tout ce que la société moderne du spectacle et de la consommation a à offrir ; mais le récit avait pour finalité le dynamitage de cet affichage de bonheur factice, par la révélation crue de sa face obscure et abjecte. Rien de tel dans <em><strong>This is 40</strong></em>, si bien que lorsqu’Apatow fait dire à un personnage que Pete et Debbie sont un <em><strong>« couple de pub de merde pour une banque »</strong></em> cela sonne presque comme un aveu.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/40-4.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6081" title="40-4" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/40-4.jpg" alt="" width="384" height="256" /></a>De manière bien commode le personnage en question sera évincé dans la minute qui suit, sans que le fond de son propos ait été abordé. Il y aurait pourtant de quoi, tout dans le style de vie du couple (la maison immense, les deux voitures haut de gamme flambant neuves, le suréquipement technologique dernier cri, la réception d’anniversaire fastueuse, les métiers <em><strong>« in »</strong></em> – propriétaire d’une boutique de mode, patron d’un petit label de musique) hurlant <em><strong>« First world problems »</strong></em>. Pour les transformer en vrais problèmes, il aurait fallu mettre les pieds dans le plat de la tragédie. <em><strong>This is 40</strong></em> avait pour cela deux moteurs : la peur de décliner en vieillissant, et la hantise du déclassement social – toute l’existence de Pete et Debbie a été construite à crédit, au-dessus de leurs moyens, soit une problématique très actuelle. Mais ces deux moteurs sont maintenus à l’arrêt par Apatow, qui s’installe dans le déni de la nature grinçante de son sujet en voulant à tout prix préserver un esprit léger, sympa. Privé de fond et de personnages, dénué de forme (Apatow n’a jamais brillé par sa mise en scène, ce qui d’habitude n’était pas gênant car le reste compensait), <em><strong>This is 40</strong></em> se réduit à un stand-up illustré. Qui plus est trop long, souvent fainéant, et à l’inspiration vacillante – les scènes réussies, aux répliques qui font mouche et provoquent des rires francs, représentent une trop faible minorité par rapport à ce que le film rate ou ne mène pas à terme.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/40-2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6079" title="40-2" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/40-2.jpg" alt="" width="384" height="256" /></a></p>
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