<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Ciné partout tout le temps &#187; Dessins et Animés</title>
	<atom:link href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/category/dessins-et-animes/feed" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles</link>
	<description>Du cinéma absolument tout le temps et presque partout</description>
	<lastBuildDate>Tue, 19 Apr 2022 21:40:42 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.0.4</generator>
		<item>
		<title>Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary, de Rémi Chayé (France-Danemark, 2020)</title>
		<link>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/calamity-une-enfance-de-martha-jane-cannary-de-remi-chaye-france-danemark-2020-8389</link>
		<comments>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/calamity-une-enfance-de-martha-jane-cannary-de-remi-chaye-france-danemark-2020-8389#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 12 May 2021 15:37:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bonus dvd]]></category>
		<category><![CDATA[Dans les salles]]></category>
		<category><![CDATA[Dessins et Animés]]></category>
		<category><![CDATA[Calamity]]></category>
		<category><![CDATA[Rémi Chayé]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/?p=8389</guid>
		<description><![CDATA[Où ?
A la maison, en DVD édité par Universal Pictures France (sorti le 7 avril 2021, également en Blu-Ray et VOD) et obtenu via Cinetrafic dans le cadre de leur opération « DVDtrafic ». Calamity, Une enfance de Martha Jane Cannary ressort aussi dans les salles de cinéma françaises le 19 mai 2021
Quand ?
Le weekend dernier
Avec qui ?
En famille
Et alors ?
Calamity, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/calamity-2.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-8391" title="calamity-2" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/calamity-2-1024x428.jpg" alt="" width="491" height="206" /></a>Où ?</strong></p>
<p>A la maison, en DVD édité par <a href="https://www.universalpictures.fr/" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;">Universal Pictures France</span></a> (sorti le <a href="https://www.facebook.com/UniversalFR" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;">7 avril 2021</span></a>, également <a href="https://twitter.com/UniversalFR" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;">en Blu-Ray et VOD</span></a>) et obtenu via Cinetrafic dans le cadre de leur opération « DVDtrafic ». <em>Calamity, Une enfance de Martha Jane Cannary</em> ressort aussi dans les salles de cinéma françaises le 19 mai 2021</p>
<p><strong>Quand ?</strong></p>
<p>Le weekend dernier</p>
<p><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p>En famille</p>
<p><strong>Et alors ?</strong></p>
<p><em>Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary</em> fait partie de ces films à la diffusion fortement mise à mal par les chamboulements causés par la pandémie de covid-19 : initialement prévu pour sortir en salles en parallèle de son passage en compétition au festival d’Annecy (où il remporta le Cristal d’or du long-métrage d’une édition déportée en ligne), il fut reporté en octobre… quelques jours avant la seconde fermeture des cinémas. Il fait donc partie des nombreux films retentant leur chance en salles dès la réouverture de celles-ci le 19 mai, et ce même s’il est disponible en DVD et VOD depuis début avril. Peu importe sous quel format, ne le ratez pas : il est aussi beau qu’attachant.</p>
<p><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/calamity-3.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-8392" title="calamity-3" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/calamity-3-400x167.jpg" alt="" width="400" height="167" /></a>La beauté visuelle de <em>Calamity</em> impressionne et bouleverse dès les premiers plans – et reste un régal pour le regard jusqu’au terme du film. Les paysages et les cieux du Far West américain, où le récit prend place, sont une source inépuisable d’inspiration pour les illustrateurs ayant œuvré sur le projet. Entre leurs mains, la majesté des grands espaces arpentés par la future Calamity Jane est sans cesse rehaussée et renouvelée par leurs choix audacieux : couleurs éclatantes, d’inspiration pastel voire fauviste, associées entre elles au moyen d’aplats et de juxtapositions qui ne donnent jamais une sensation de cacophonie ou de trop-plein. Du foisonnement de couleurs naît une harmonie pleine de vie, que le film sait mettre en valeur par le soin apporté au cadre (un format large cinémascope digne des westerns classiques), au découpage des séquences et à leur photographie.</p>
<p><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/calamity-1.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-8390" title="calamity-1" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/calamity-1-400x167.jpg" alt="" width="400" height="167" /></a>Cet écrin splendide (auquel les éditions DVD et Blu-Ray du film rendent hommage par leur qualité technique, tandis que les suppléments accessibles nous entrouvrent la porte du processus de création) ne vaut pas que pour lui seul mais contient bel et bien une perle en son sein : l’aventure de son héroïne. A partir des rares faits connus quant à la jeunesse de Calamity Jane, née Martha Jane Cannary (le voyage de sa famille vers l’Oregon, le décès de sa mère), le réalisateur Rémi Chayé et ses deux coscénaristes ont conçu une histoire émancipatrice d’une grande justesse. Une des raisons de la célébrité de Calamity Jane fut son appropriation des attributs de la masculinité – vêtements, armes à feu, activités (soldat, chasseur) – ; Chayé imagine que la jeune Martha, du haut de ses onze ans, s’est engagée dans cette voie en raison de la liberté qu’il y avait alors (et qu’il y a toujours aujourd’hui) à se comporter socialement en homme plutôt qu’en femme. Adopter la tenue, la coupe de cheveux, le langage que l’on veut ; monter à cheval ; ou encore avoir le droit de ne pas être souriante et aimable en toutes circonstances – cela peut paraître trivial, mais c’est bien là aussi un privilège de protagoniste masculin que Martha s’octroie dans <em>Calamity</em> (comme Rose dans <em>Titanic</em> le faisait déjà), que de se montrer renfrognée, énervée, butée en réponse aux circonstances et aux oppositions qui entravent sa route et ses aspirations.</p>
<p>Le récit des péripéties de Martha devenant Calamity combine des éléments hétéroclites – c’est ce qui fait sa richesse. Le film s’appuie sur une description fidèle de la vie des pionniers de l’époque : le quotidien des convois de chariots, les villes champignons, les mines dont on espère qu’elles recèlent un filon d’or (la femme propriétaire d’une telle mine est le principal modèle adulte positif sur le chemin de Martha). Par-dessus cette base, Chayé tire un fil allègre d’aventures picaresques, multipliant pour son héroïne les changements de déguisements (qui la font paraître tour à tour fille ou garçon) et de fonction – voleur, orpailleur, soldat. Au terme de celui-ci, il offre à son personnage une intelligente fin ouverte (le film ne la fige pas encore dans une version adulte achevée de Calamity Jane), en accord avec ce qu’elle veut : le droit à devenir qui elle souhaitera. Comptant <a title="https://www.cinetrafic.fr/film/dessin-anime" href="https://www.cinetrafic.fr/film/dessin-anime" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;"> parmi les dessins animés et films d&#8217;animation</span></a> récents, <em>Calamity, Une enfance de Martha Jane Cannary </em>pourra-t-il <a title="https://www.cinetrafic.fr/top/film/dessin-anime" href="https://www.cinetrafic.fr/top/film/dessin-anime" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;"> intégrer la liste des plus grands dessins animés de tous les temps</span></a> ?</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/calamity-une-enfance-de-martha-jane-cannary-de-remi-chaye-france-danemark-2020-8389/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Spider-Man : new generation (Etats-Unis, 2018), de Peter Ramsey, Bob Persichetti &amp; Rodney Rothman</title>
		<link>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/spider-man-new-generation-etats-unis-2018-de-peter-ramsey-bob-persichetti-rodney-rothman-8359</link>
		<comments>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/spider-man-new-generation-etats-unis-2018-de-peter-ramsey-bob-persichetti-rodney-rothman-8359#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 13 May 2019 20:33:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bonus dvd]]></category>
		<category><![CDATA[Dans les salles]]></category>
		<category><![CDATA[Dessins et Animés]]></category>
		<category><![CDATA[Spider-Man]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/?p=8359</guid>
		<description><![CDATA[
Où ?
A la maison, en DVD édité par Sony Pictures France (sorti le 6 mai 2019 en Blu-Ray, Blu-Ray 3D, Blu-Ray 4K Ultra HD, DVD, Editions spéciales et VOD, et en Achat digital depuis le 29 avril) et obtenu via Cinetrafic dans le cadre de leur opération « DVDtrafic »
Quand ?
Samedi soir
Avec qui ?
Mon fils
Et alors ?
« Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités » [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/spider1.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8360" title="spider1" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/spider1-400x167.jpg" alt="" width="400" height="167" /></a></p>
<p><strong>Où ?</strong></p>
<p>A la maison, en DVD édité par <a href="http://www.sonypictures.fr/" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;">Sony Pictures France</span></a> (sorti le <a href="https://www.facebook.com/Sony.Pictures.Home.Entertainment.France/" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;">6 mai 2019</span></a> en Blu-Ray, Blu-Ray 3D, Blu-Ray 4K Ultra HD, DVD, Editions spéciales et VOD, et en Achat digital depuis le 29 avril) et obtenu via Cinetrafic dans le cadre de leur opération « DVDtrafic »</p>
<p><strong>Quand ?</strong></p>
<p>Samedi soir</p>
<p><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p>Mon fils</p>
<p><strong>Et alors ?</strong></p>
<p>« Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités » : la phrase emblématique de la mythologie attachée au personnage de Spider-Man vaut également pour les techniques du <em>reboot</em> et du <em>remake</em>, dont Hollywood abuse de plus en plus allègrement. Faire un <em>reboot</em> ou un <em>remake</em>, c’est s’approprier un patrimoine conséquent : une histoire déjà racontée, avec son univers et ses personnages, ainsi que le public qui l’a aimée et lui a apporté le succès. Un usage stérile et préjudiciable du <em>reboot</em> consiste à n’en faire qu’un moyen, de s’arroger cyniquement le succès d’une histoire en la racontant à nouveau, plus ou moins à l’identique, sans rien apporter en retour – créativité, risque, nouveauté. À cette forme de surexploitation des ressources, qui mène à leur assèchement, on peut opposer une autre pratique du <em>reboot</em>. Celle-ci consiste à ne plus faire du <em>reboot</em> un outil sans valeur en soi, mais à le mettre au cœur du dispositif et de l’imaginaire de l’œuvre. Et ainsi prendre et partager la conscience que si l’on peut recréer, c’est parce que l’on peut en réalité créer à l’infini.</p>
<p>Ce grand pouvoir, les <em>comic books</em> de Marvel (et des autres) le mettent en pratique depuis longtemps. Leurs héros et méchants meurent, renaissent, endossent de nouvelles identités, surgissent dans des univers parallèles, qui parfois se télescopent, etc. La seule règle est qu’il n’y a pas de règle contraignante, limitante : l’univers Marvel papier est en constante expansion et reconfiguration, à l’image de l’univers réel finalement. La genèse de <em>Spider-Man : new generation</em> (titre « franglais » qui conserve néanmoins, sous une autre forme, l’idée de l’original <em>Spider-Man : Into the Spider-Verse</em>) provient de l’un de ces univers connexes. Dans la série des <em>Ultimate Comics</em> apparaît, en 2011, un nouveau porteur du costume et des pouvoirs de <em>Spider-Man </em>: l’adolescent Miles Morales, qui vit à Brooklyn avec sa mère portoricaine et son père afro-américain. Peter Parker, le Spider-Man originel, est également présent dans ce monde, mais pour peu de temps – sa mort intervient juste après sa rencontre avec Miles, sans qu’il ait pu lui prodiguer un quelconque enseignement ou entraînement.</p>
<p><em>Spider-Man : new generation</em> suit cette trame dans son premier acte, en y ajoutant une pratique à visage découvert du jeu du <em>reboot </em>– les exploits accomplis par Peter Parker reproduisent fidèlement une partie de ceux de la trilogie originelle réalisée par Sam Raimi dans les années 2000. C’est après la mort de Parker que les choses dérapent, pour le meilleur. Ce drame a lieu dans un synchrotron, que Wilson Fisk <em>aka</em> le Caïd (un des méchants récurrents de l’univers Marvel) a fait construire pour ouvrir un portail vers d’autres univers. Le principe créatif fondamental du <em>reboot</em>, l’ouverture à une infinité de variations sur un même thème, se confond ainsi littéralement avec l’enjeu central du film pour les protagonistes (les méchants veulent faire fonctionner le synchrotron, les héros veulent le détruire). Cette fusion produit une réaction en chaîne, générant une débauche d’énergie phénoménale qui rend <em>Spider-Man : new generation</em> extraordinaire.</p>
<p>Cinq Spider-Man du Spider-Verse déboulent dans le monde du <em>rookie</em> Miles Morales : un autre Peter Parker (<em>loser</em> au bord de la dépression), Spider-Gwen (venant d’un univers où Gwen Stacy et non Peter a été piqué par l’araignée), Spider-Man Noir (un récit de Spider-Man à la manière des romans et films noirs, situé en 1933), Spider-Cochon (un jeu de mots entre Spider-Man et Spider-Ham, devenu un véritable personnage de <em>comic</em>), et Peni Parker (une jeune fille américano-japonaise contrôlant un robot disposant des pouvoirs de Spider-Man). À ce stade, l’opportunisme mercantile est encore un écueil potentiel – multiplier les héro.ïne.s pour multiplier les publics ciblés commercialement – que <em>Spider-Man : new generation</em> dépasse par la pertinence de son propos. Le premier Peter Parker est un parfait stéréotype du héros américain blanc, dont la mort laisse la place à une équipe d’<em>outsiders</em> de tous horizons (sexe, ethnie, espèce), qui s’avèrent tout à fait capables d’accomplir la même chose. Le parcours du film, explicité dans un de ses dialogues, est de faire la bascule d’un Spider-« Man » (mâle) unique à des Spider-« Beings » (êtres) divers.es et pluriel.le.s. Et puis, six Spider-Beings, c’est également plus <em>fun</em> qu’un.e seul.e : cela permet d’augmenter d’autant la quantité de méchants (le Caïd s’attache les services du Bouffon vert, du Scorpion, du Rôdeur, de Tombstone et de Doc Octopus) et ainsi de rendre les affrontements encore plus dynamiques et déchaînés.</p>
<p>Le secret du film est de ne jamais chercher à contrôler le chaos qui déferle dans son cadre ; il danse avec comme un surfeur avec une vague géante, ou un cavalier avec un cheval de rodéo, en gardant juste ce qu’il faut de maîtrise pour ne pas chuter prématurément. L’énergie folle qui traverse <em>Spider-Man : new generation</em> en fait un film proprement mutant, en reconfiguration et en mouvement permanent.e.s. L’histoire, les personnages, la forme surtout évoluent sans cesse, par des à-coups grisants qui nourrissent un processus de création et destruction sans frein ni complexe (il n’y a qu’à voir les deux génériques). Sans effets négatifs non plus, ce qui est assez miraculeux. Chaque nouvelle strate enrichit les précédentes, principalement en ce qui concerne le dessin et l’animation. Le film combine techniques et rendus de toutes les époques, depuis les années 1960 (le pop art, les premiers dessins animés Spider-Man) à aujourd’hui – et même demain, certains procédés d’animation ayant été mis au point en cours de production. Il les entremêle et les entrechoque, de manière de plus en plus intense jusqu’au combat final, pour lequel on retourne au cœur du synchrotron transformé en un maelström vertigineux où les métros volent et les immeubles poussent de nulle part.</p>
<p>On pense fortement à <em>Speed Racer</em>, de Lana et Lilly Wachowski, face au déferlement psychédélique à l’œuvre dans ce dernier acte de <em>Spider-Man : new generation</em>. Depuis les courses automobiles de ce film, il y a dix ans, on n’avait en effet rien vu d’aussi expérimental, survolté et euphorisant sortir d’un studio hollywoodien. Une autre création des deux sœurs vient à l’esprit, lorsque chacun.e des Spider-Beings arrive avec le style graphique propre à son univers. Cela renforce le caractère « tou.te.s uniques, tou.te.s uni.e.s » de leur bande, et la rapproche de celle des héro.ïne.s de <em>Sense8</em>. Alors que les Wachowski viennent de fermer leur structure de production, faute de projets en développement, voir que l’esprit audacieux et lumineux de leur œuvre pénètre d’autres films hollywoodiens fait chaud au cœur – en plus de nous étourdir l’esprit par le résultat produit.</p>
<p>Le Blu-Ray comporte deux superbes suppléments, qui enrichissent véritablement le visionnage du film : un commentaire audio généreux et joyeux, enregistré à cinq voix (les trois réalisateurs, accompagnés des producteurs et scénaristes Phil Lord et Chris Miller) soit autant qu&#8217;il y a d’univers dans le <em>Spider-Verse</em> ; et la présentation du film en « mode alternatif », c&#8217;est-à-dire avec pas moins de quarante minutes supplémentaires, sous la forme de scènes coupées intégrées directement dans le montage du film. Le résultat est jubilatoire dans la forme, et d&#8217;un triple intérêt sur le fond : voir les différentes étapes de la fabrication d&#8217;un film d&#8217;animation (les scènes apparaissent à des niveaux très divers de finalisation), découvrir encore plus d&#8217;idées folles que celles qui emplissent déjà la version définitive du film, et avoir la confirmation que celle-ci est bien la meilleure possible, la plus dense et la mieux équilibrée en termes de rythme et d&#8217;émotions. Parmi les autres bonus, on notera un bel hommage aux deux créateurs de Spider-Man, Stan Lee (aux histoires limpides) et Steve Ditko (aux dessins  tendant volontiers vers l&#8217;expérimentation) – soit les deux qualités que  <em>Spider-Man : new generation</em> parvient à combiner à la perfection.</p>
<p>Découvrez d’autres films sur Cinetrafic dans des catégories aussi diverses et variées que <a href="https://www.cinetrafic.fr/film/comique" target="_blank">Parmi les films où on trouve de l&#8217;humour</a> ainsi que <a href="https://www.cinetrafic.fr/top/film/d-horreur" target="_blank">autre type : le cinéma d&#8217;horreur que le public adore</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/spider-man-new-generation-etats-unis-2018-de-peter-ramsey-bob-persichetti-rodney-rothman-8359/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Vice-versa, de Pete Docter (USA, 2015)</title>
		<link>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/vice-versa-de-pete-docter-usa-2015-8165</link>
		<comments>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/vice-versa-de-pete-docter-usa-2015-8165#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2015 19:31:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blockbusters déviants]]></category>
		<category><![CDATA[Dans les salles]]></category>
		<category><![CDATA[Dessins et Animés]]></category>
		<category><![CDATA[cannes]]></category>
		<category><![CDATA[disney]]></category>
		<category><![CDATA[inside out]]></category>
		<category><![CDATA[pete docter]]></category>
		<category><![CDATA[pixar]]></category>
		<category><![CDATA[playlist society]]></category>
		<category><![CDATA[vice versa]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/?p=8165</guid>
		<description><![CDATA[Où ?
Au ciné-cité les Halles, puis au Paris 19, puis au Max Linder
Quand ?
Dimanche soir il y a dix jours, en avant-première en VO, et le vendredi suivant la sortie, en VF, et mercredi soir, en VO encore
Avec qui ?
MaBinôme, et MonFils la deuxième fois, puis MonFrère
Et alors ?
&#8230;mon avis est à lire ici :
https://www.playlistsociety.fr/2015/06/vice-versa-le-point-limite-de-pixar-jusquau-prochain/122825/
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/inside-1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8167" title="INSIDE OUT" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/inside-1.jpg" alt="" width="432" height="238" /></a>Où ?</strong></p>
<p>Au ciné-cité les Halles, puis au Paris 19, puis au Max Linder<strong></strong></p>
<p><strong>Quand ?</strong></p>
<p>Dimanche soir il y a dix jours, en avant-première en VO, et le vendredi suivant la sortie, en VF, et mercredi soir, en VO encore</p>
<p><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p>MaBinôme, et MonFils la deuxième fois, puis MonFrère<strong></strong></p>
<p><strong>Et alors ?</strong></p>
<p>&#8230;mon avis est à lire ici :</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://www.playlistsociety.fr/2015/06/vice-versa-le-point-limite-de-pixar-jusquau-prochain/122825/" target="_blank">https://www.playlistsociety.fr/2015/06/vice-versa-le-point-limite-de-pixar-jusquau-prochain/122825/</a></span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/vice-versa-de-pete-docter-usa-2015-8165/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Astérix et le Domaine des dieux, de Louis Clichy &amp; Alexandre Astier (France, 2014)</title>
		<link>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/asterix-et-le-domaine-des-dieux-de-louis-clichy-alexandre-astier-france-2014-7814</link>
		<comments>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/asterix-et-le-domaine-des-dieux-de-louis-clichy-alexandre-astier-france-2014-7814#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 24 Nov 2014 22:28:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dessins et Animés]]></category>
		<category><![CDATA[et les autres]]></category>
		<category><![CDATA[alexandre astier]]></category>
		<category><![CDATA[astérix]]></category>
		<category><![CDATA[dessin animé]]></category>
		<category><![CDATA[domaine des dieux]]></category>
		<category><![CDATA[france]]></category>
		<category><![CDATA[louis clichy]]></category>
		<category><![CDATA[obélix]]></category>
		<category><![CDATA[pixar]]></category>
		<category><![CDATA[rené goscinny]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/?p=7814</guid>
		<description><![CDATA[Où ?
À l’UGC Paris 19
Quand ?
Dimanche après-midi, en avant-première (le film sort en salles le 26 novembre)
Avec qui ?
MaBinôme, et MonFils
Et alors ?
Après deux aventures catastrophiques (Astérix aux jeux olympiques, puis au service secret de sa majesté), voir le guerrier gaulois sur un écran de cinéma nous réjouit enfin à nouveau, douze ans après Mission Cléopâtre. De manière amusante, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/domaine-1.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7815" title="domaine-1" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/domaine-1-387x200.jpg" alt="" width="387" height="200" /></a>Où ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">À l’UGC Paris 19</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quand ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dimanche après-midi, en avant-première (le film sort en salles le 26 novembre)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">MaBinôme, et MonFils</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et alors ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Après deux aventures catastrophiques (<em><strong>Astérix aux jeux olympiques</strong></em>, puis <em><strong>au service secret de sa majesté</strong></em>), voir le guerrier gaulois sur un écran de cinéma nous réjouit enfin à nouveau, douze ans après <em><strong>Mission Cléopâtre</strong></em>. De manière amusante, comme pour ce dernier film le salut d’Astérix vient de transfuges d’empires : la télévision – Alexandre Astier au scénario et à la « co-réalisation », après le tandem Chabat-Debbouze de <em><strong>Mission Cléopâtre</strong></em> – et Pixar. Car Louis Clichy, le véritable réalisateur de ce nouvel Astérix animé, n’a peut-être pas un nom ronflant mais il a œuvré chez le géant américain, sur <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/thetroublewithwall-eandrewstanton2008-507#hide" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Wall-E</strong></span></em></a> et <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/la-hautdepetedocterusa2009-503#hide" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Là-haut</strong></span></em></a>. Sur le papier, la paire Astier-Clichy paraît dès lors être une association infaillible ; le premier faisant des étincelles dans l’écriture comique, le second transmettant l’énergie de ce matériau de base dans le résultat final par la fluidité et la tenue de sa mise en scène.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/domaine-2.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7816" title="domaine-2" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/domaine-2-369x200.jpg" alt="" width="369" height="200" /></a>Restait à le confirmer dans les faits, ce que cette visite au <em><strong>Domaine des dieux</strong></em> accomplit de bout en bout. Le film est une réussite avérée, bien que – et parce que – restant humble. Par sa durée (1h20), son choix d’album à adapter (dont l’action reste essentiellement cantonnée à la forêt entourant le village des gaulois), sa sobriété dans l’adaptation (à l’opposé des tendances m’as-tu-vu de ses prédécesseurs), <em><strong>Le Domaine des dieux</strong></em> affiche sans honte son objectif principal, à savoir faire le boulot en matière de divertissement. On raconte une histoire aux enjeux clairs et forts – et aux thèmes toujours pleinement d’actualité 43 ans après la parution de la BD, chapeau René Goscinny –, on l’agrémente de plaisirs comiques et/ou d’action qui ne font pas perdre de vue l’essentiel mais en rehaussent le goût, et on met à profit les moyens propres au cinéma (voix-off proscrite, beau maniement du montage comme accélérateur de rythme dans la première moitié, et déclencheur de surprises dans la seconde) pour donner à l’ensemble la forme la plus emballante qui soit.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/domaine-3.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7817" title="domaine-3" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/domaine-3-371x200.jpg" alt="" width="371" height="200" /></a>Ainsi Clichy et Astier s’affirment comme des maîtres d’œuvre avisés. Ils traitent l’ancien – la BD d’origine – avec le respect qu’il se doit, et ce qu’ils lui adjoignent de neuf ne jure pas dans le ton et la qualité. La conversion de la 2D à la 3D en est la preuve visuelle, et derrière cette façade les modifications de fond sont du même standing. Le développement d’un personnage d’enfant (le romain Apeljus, fils de Petiminus), à côté de la reprise des savoureux délires de Goscinny sur les négociations syndicales dans l’armée romaine ou les évolutions de carrière des esclaves, permet au film d’élargir son public de 7 à 77 ans, et même un peu plus à chaque extrémité. La façon dont sont traités les crochets du récit par Rome, pour rendre visite à Jules, et l’opposition frontale entre celui-ci et les gaulois dans <em><strong>Le Domaine des dieux</strong></em>, confère en prime au film un côté épique : la rébellion contre l’empire, la peur de tout perdre et d’être rayés de la carte avant un sauvetage in extremis et un dénouement en feu d’artifice… Clichy et Astier tirent adroitement ce fil-là dans le dernier acte, qui offre à leur beau dessin animé une très belle conclusion.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/asterix-et-le-domaine-des-dieux-de-louis-clichy-alexandre-astier-france-2014-7814/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le conte de la princesse Kaguya, de Isao Takahata (Japon, 2013)</title>
		<link>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/le-conte-de-la-princesse-kaguya-de-isao-takahata-japon-2013-7600</link>
		<comments>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/le-conte-de-la-princesse-kaguya-de-isao-takahata-japon-2013-7600#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 02 Jul 2014 20:23:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dessins et Animés]]></category>
		<category><![CDATA[Extrême-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[accreds]]></category>
		<category><![CDATA[annecy]]></category>
		<category><![CDATA[cannes]]></category>
		<category><![CDATA[conte de la princesse kaguya]]></category>
		<category><![CDATA[isao takahata]]></category>
		<category><![CDATA[japon]]></category>
		<category><![CDATA[kaguya]]></category>
		<category><![CDATA[miyazaki]]></category>
		<category><![CDATA[quinzaine des realisateurs]]></category>
		<category><![CDATA[tombeau des lucioles]]></category>
		<category><![CDATA[vent se lève]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/?p=7600</guid>
		<description><![CDATA[Où ?
Au ciné-cité les Halles
Quand ?
Dimanche, à 14h30
Avec qui ?
MaBinôme
Et alors ?
&#8230;mon avis est à lire ici :

 
http://www.accreds.fr/2014/07/01/le-conte-de-la-princesse-kaguya-le-vent-se-leve-aussi-chez-takahata.html
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/kaguya-1.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7601" title="LE CONTE DE LA PRINCESSE KAGUYA un film de Isao Takahata" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/kaguya-1-369x200.jpg" alt="" width="369" height="200" /></a>Où ?</strong></p>
<p>Au ciné-cité les Halles</p>
<p><strong>Quand ?</strong></p>
<p>Dimanche, à 14h30</p>
<p><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p>MaBinôme</p>
<p><strong>Et alors ?</strong></p>
<p>&#8230;mon avis est à lire ici :<strong><br />
</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://www.accreds.fr/2014/07/01/le-conte-de-la-princesse-kaguya-le-vent-se-leve-aussi-chez-takahata.html" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;">http://www.accreds.fr/2014/07/01/le-conte-de-la-princesse-kaguya-le-vent-se-leve-aussi-chez-takahata.html</span></a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/le-conte-de-la-princesse-kaguya-de-isao-takahata-japon-2013-7600/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Courts aux Oscars (USA, France, Canada, Royaume Uni, Japon, 2012-13)</title>
		<link>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/courts-aux-oscars-usa-france-canada-royaume-uni-japon-2012-13-7379</link>
		<comments>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/courts-aux-oscars-usa-france-canada-royaume-uni-japon-2012-13-7379#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 26 Feb 2014 21:49:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dessins et Animés]]></category>
		<category><![CDATA[à la française]]></category>
		<category><![CDATA[animation]]></category>
		<category><![CDATA[courts aux oscars]]></category>
		<category><![CDATA[courts-métrages]]></category>
		<category><![CDATA[dessin animé]]></category>
		<category><![CDATA[feral]]></category>
		<category><![CDATA[get a horse]]></category>
		<category><![CDATA[la sorcière dans les airs]]></category>
		<category><![CDATA[mickey mouse]]></category>
		<category><![CDATA[mr hublot]]></category>
		<category><![CDATA[oscars]]></category>
		<category><![CDATA[parapluie bleu]]></category>
		<category><![CDATA[pixar]]></category>
		<category><![CDATA[possessions]]></category>
		<category><![CDATA[room on the broom]]></category>
		<category><![CDATA[subconscious password]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/?p=7379</guid>
		<description><![CDATA[Où ?
À la maison, en DVD presse
Quand ?
Le week-end dernier (le programme sort ce mercredi 26 février en salles)
Avec qui ?
Seul ou avec MonFils, selon les films
Et alors ?
La cérémonie des Oscars aura lieu à la fin de cette semaine (dans la nuit du 2 au 3 mars), et quasiment tous les longs-métrages en lice pour des statuettes ont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Où ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">À la maison, en DVD presse</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quand ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le week-end dernier (le programme sort ce mercredi 26 février en salles)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Seul ou avec MonFils, selon les films</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et alors ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La cérémonie des Oscars aura lieu à la fin de cette semaine (dans la nuit du 2 au 3 mars), et quasiment tous les longs-métrages en lice pour des statuettes ont eu droit à leur sortie en salles françaises. Cette année, les courts-métrages d’animation bénéficient pour la première fois de ce même traitement, réunis au sein d’un programme auquel ont été greffés trois films supplémentaires, bien que non retenus dans la <em><strong>short list</strong></em> finale de cinq noms. Histoire de faire durer le plaisir, à n’en pas douter. Sur les huit courts, seulement deux sont en effet rébarbatifs – tandis que deux autres sont plutôt bons, et que les quatre derniers tutoient les sommets, chacun à sa manière propre. Pas de chance, les deux à oublier sont les deux français. Sur une idée déjà pas forcément très convaincante à la base (la cour du Roi Soleil à Versailles figurée par des poules et coqs), <em><strong>À la française</strong></em>, l’un des trois « repêchés » de la sélection, tente de produire à partir de catastrophes et de quiproquos un effet boule de neige comique – qui ne décolle jamais. Comme une poule, en fait. Mais avec un atterrissage encore plus douloureux après les deux ou trois malhabiles battements d’ailes. À ses côtés dans la chambre des éclopés, <em><strong>Mr. Hublot</strong></em> souffre de façon particulièrement aiguë du syndrome de la belle coquille vide. L’univers graphique en toile de fond a été imaginé et élaboré avec un soin époustouflant, mais le contenu du récit ne suit absolument pas. Le film met tellement de temps à raconter si peu de choses (pour ainsi dire rien, et un rien avec beaucoup plus de bons sentiments dégoulinants que de matière) qu’il en devient irritant.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/courts-4.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7383" title="courts-4" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/courts-4-354x200.jpg" alt="" width="354" height="200" /></a>À l’opposé de <em><strong>Mr. Hublot</strong></em> on trouve <em><strong>Feral</strong></em>, qui cherche à raconter trop de choses en un temps trop limité. Cela le dessert également, mais dans des proportions nettement moindres. Le personnage principal est un enfant élevé par les loups, qu’un adulte tente de ramener dans la société des hommes. On suit son intégration puis sa désintégration en… treize minutes, génériques compris. C’est bien trop peu pour un sujet si ambitieux, qui se retrouve à peine effleuré. Et c’est d’autant plus dommage que le réalisateur Daniel Souza ajoute aux idées de dessin de très belles inspirations de mise en scène – ainsi ces travellings exprimant l’apparition magique de la civilisation et son abondance d’objets aux yeux du héros. L’autre film du programme à obtenir un oui avec réserves est <em><strong>Le parapluie bleu</strong></em> (deuxième repêché), démonstration de force sortie des disques durs de chez Pixar qu’il était déjà possible de voir en ouverture de <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/monstres-academy-de-dan-scanlon-usa-2013-6658" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Monstres Academy</strong></span></em></a>. La magnificence du rendu photoréaliste du<em><strong> Parapluie bleu</strong></em> et la fluidité du moindre de ses mouvements écrasent non seulement les réalisations de la concurrence, mais aussi ses rêves les plus fous. C’est un incroyable festin pour la rétine, du début à la fin, lors de la première découverte comme à chaque nouvelle vision. D’où viennent les réserves, alors ? De ce léger arrière-goût amer que le film laisse, en s’affichant comme l’une des démonstrations les plus radicales du principe de déshumanisation qui semble régir l’œuvre du studio. Ici les hommes sont présents (contrairement à <em><strong>Cars</strong></em> par exemple) mais relégués au rang de serviteurs des objets, au lieu de l’inverse. C’est peut-être mieux d’être absents.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/courts-3.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7382" title="courts-3" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/courts-3-400x168.jpg" alt="" width="400" height="168" /></a>Ce <em><strong>Parapluie bleu</strong></em> de Pixar amène naturellement au <em><strong>Get a horse !</strong></em> de Disney, qui ouvre le carré d’as de ces <em><strong>Courts aux Oscars</strong></em> avec en tête d’affiche nul autre que Mickey Mouse. Cependant la souris la plus célèbre de l’univers doit laisser la vedette de ce feu d’artifice d’une densité incroyable (il ne dure que six petites minutes) à ce qui le sert d’ordinaire dans l’ombre : les techniques d’animation. <em><strong>Get a horse !</strong></em> est un petit bijou d’œuvre « méta », qui exploite exclusivement les conventions (format, couleur) et rouages – défilement image par image, « quatrième mur » entre l’écran et le public – du dessin animé en particulier et du cinéma en général pour dynamiter son intrigue. Les péripéties se multiplient et se télescopent à un rythme qui va crescendo jusqu’à atteindre un état de démence terminale, telle que pouvait la provoquer le burlesque éblouissant des Marx Brothers et autres génies des années 1930. Emprunter la voie alambiquée du méta-cinéma pour renouer avec le plaisir enfantin, au premier degré, de cet âge d’or : le succès du pari de <em><strong>Get a horse !</strong></em> est à la hauteur de son risque.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/courts-1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7380" title="courts-1" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/courts-1.jpg" alt="" width="403" height="331" /></a>Dans le genre périlleux, <em><strong>Subconscious password</strong></em> s’installe sans discussion tout en haut de l’échelle. Ce film le plus ouvertement adulte du programme (et troisième des repêchés) est l’œuvre de Chris Landreth, ancien lauréat de l’Oscar du court-métrage d’animation pour <em><strong>Ryan</strong></em> en 2005. Son style auto-baptisé « psychoréalisme » tord notre perception du monde – sans l’affubler d’une peau entièrement neuve comme le fait habituellement l’animation – de la même manière que le héros de <em><strong>Subconscious password</strong></em> se trouve plongé dans un univers déphasé par rapport au réel. Cet univers, c’est son esprit, où il lui faut remettre la main sur le prénom d’un ami en participant à un simulacre de jeu télévisé le confrontant à son « ça » reptilien et son « moi » infantile, tandis que des célébrités (H.P. Lovecraft, James Joyce, Yoko Ono…) viennent suggérer des indices. Tordu et halluciné, méchamment drôle et angoissant à souhait, <em><strong>Subconscious password</strong></em> est un coup de force génial qui fait tenir en équilibre un mélange instable, et ouvre ainsi une brèche vers un autre niveau de réalité. Il y a du Lynch de <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/twinpeaksauboutduchemin-488#hide" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Twin Peaks</strong></span></em></a> ou <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/inlandempirededavidlynchusa-pologne2006-489" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Inland Empire</strong></span></em></a> dans ce court extraordinaire.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/courts-5.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7384" title="courts-5" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/courts-5-355x200.jpg" alt="" width="355" height="200" /></a>Le japonais <em><strong>Possessions</strong></em> traite, d’une manière plus limpide, d’un thème de fond voisin de celui de <em><strong>Subconscious password </strong></em>: le trouble de la perception, qui mue en hallucinations. Dans le Japon médiéval, un artisan ambulant piégé par une tempête trouve refuge pour la nuit dans une mansarde, qui va se révéler hantée par l’esprit des objets qui y ont été abandonnés. Le héros va devoir leur apporter l’apaisement qu’ils méritent, après leur vie de labeur, en les réparant. Même si le trait de crayon y est plus dur (tout en restant très harmonieux), <em><strong>Possessions</strong></em> évoque les films de Miyazaki par sa façon de traiter d’égal à égal les hommes et les fantômes, le spirituel et l’organique, sans instaurer de rivalité mais en réglant toujours leur sort aux menaces par une bonté simple et enchanteresse. La même qui est à l’œuvre, sans interruption ni découragement, tout au long du magnifique <em><strong>La sorcière dans les airs</strong></em>, qui a déjà eu l’honneur d’une sortie en salles sur son nom fin novembre 2013). Adapté d’un livre pour enfants répondant au beau nom de <em><strong>Room on the broom</strong></em> (également le titre original du film), <em><strong>La sorcière dans les airs</strong></em> préserve le rythme paisible du format, et les dialogues poétiques de l’ouvrage.  Il aurait de toute façon été contreproductif de changer quoi que ce soit à ce superbe conte sur la fraternité et l’égalité, applicable par les enfants (dans la cour d’école) et les adultes (au sein de la société). Visuellement, c’est une animation image par image en pâte à modeler à la <em><strong>Wallace et Gromit</strong></em> qui est utilisée, comme dans les films de Nick Park, pour prolonger à l’écran la verve espiègle et la tendresse bienveillante de l’histoire ; et rendre à leur tour la sorcière, le chat, le chien, l’oiseau et la grenouille inoubliables sur leur balai.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/courts-2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7381" title="courts-2" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/courts-2.jpg" alt="" width="403" height="302" /></a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/courts-aux-oscars-usa-france-canada-royaume-uni-japon-2012-13-7379/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Minuscule, de Thomas Szabo &amp; Hélène Giraud (France, 2013)</title>
		<link>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/minuscule-de-thomas-szabo-helene-giraud-france-2013-7323</link>
		<comments>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/minuscule-de-thomas-szabo-helene-giraud-france-2013-7323#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 30 Jan 2014 19:56:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dessins et Animés]]></category>
		<category><![CDATA[animation]]></category>
		<category><![CDATA[coccinelle]]></category>
		<category><![CDATA[dessin animé]]></category>
		<category><![CDATA[fourmis]]></category>
		<category><![CDATA[france]]></category>
		<category><![CDATA[minuscule]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/?p=7323</guid>
		<description><![CDATA[Où ?
Au nouveau ciné-cité Paris 19 (entre la Porte d’Aubervilliers et la Porte de la Villette)
Quand ?
Dimanche, à 16h30, en avant-première
Avec qui ?
MaBinôme et MonFils
Et alors ?
Non, l’animation en « double 3D » (dans la composition des personnages, et dans la projection du film en salles) à destination des enfants n’est pas condamnée à être moche, hystérique, débilitante. Minuscule en fait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/minuscule-4.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7327" title="minuscule-4" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/minuscule-4-400x173.jpg" alt="" width="400" height="173" /></a>Où ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au nouveau ciné-cité Paris 19 (entre la Porte d’Aubervilliers et la Porte de la Villette)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quand ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dimanche, à 16h30, en avant-première</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">MaBinôme et MonFils</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et alors ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Non, l’animation en « double 3D » (dans la composition des personnages, et dans la projection du film en salles) à destination des enfants n’est pas condamnée à être moche, hystérique, débilitante. <em><strong>Minuscule</strong></em> en fait la réjouissante démonstration, en prenant le contre-pied de ces trois écueils auxquels il est si facile de se laisse aller par laxisme et manque d’ambitions. La réussite majuscule du film est née avant même le premier dessin, dans ses fondations écrites. Les options qui vont s’avérer si fructueuses par la suite ont été retenues dès ce niveau, dans les sources d’influence prises pour références et dans les règles de base qui en découlent naturellement. Retenez votre souffle pour lire la liste des ingrédients mobilisés dans la recette de <em><strong>Minuscule</strong></em> : burlesque muet à la Buster Keaton et western à la John Ford, <em><strong>Star Wars</strong></em> et <em><strong>Le seigneur des anneaux</strong></em>, <em><strong>Wallace &amp; Gromit</strong></em> et <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/paniqueauvillagedevincentpatarstephaneaubierbelgique2009-500" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Panique au village</strong></span></em></a>… Il y a même la maison de <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/l%E2%80%99ancien-cinema-terrasse-par-le-nouveau-psychose-de-alfred-hitchcock-usa-1960-3163" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Pyschose</strong></span></em></a> et le plan sur l’escalier vu du plafond.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/minuscule-1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7324" title="minuscule-1" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/minuscule-1.jpg" alt="" width="403" height="228" /></a>Les grands savourent et les enfants n’y voient que du feu, mais tous profitent autant de ce que ce travail en amont apporte à la qualité du film. Certaines références aiguillent la narration (la coccinelle qui vient à la rescousse des fourmis comme le hobbit aide les nains ou les humains), d’autres garnissent l’aspect graphique (les changements de plan par balayage façon <em><strong>Star wars</strong></em>, les yeux tout ronds dessinés à la manière de <em><strong>Wallace &amp; Gromit</strong></em>), et il y en a enfin qui établissent le plus important – le ton. C’est là qu’interviennent en première ligne le western et le burlesque, qui apportent à <em><strong>Minuscule</strong></em> leur précieux et inébranlable premier degré. Ce sérieux mis à l’ouvrage, cette volonté permanente d’une tenue cohérente dans le cadre défini prémunissent le film contre toute dispersion pénible ou nuisible. Le cynisme, les clins d’œil gratuits, le trop-plein de gags, toutes ces choses au service de la recherche obsessionnelle de quantité au lieu de la qualité qui abîme tant de films d’animation modernes restent à la porte de <em><strong>Minuscule</strong></em>.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/minuscule-3.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7326" title="minuscule-3" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/minuscule-3-400x160.jpg" alt="" width="400" height="160" /></a>On n’y hâte jamais le pas, mais on laisse se déployer les séquences, leurs idées et leurs enjeux, jusqu’à ce qu’elles aient donné naturellement leur pleine mesure. Il en va ainsi du long premier acte du récit, tout entier consacré au transport du trésor qu’est la boîte de sucre en morceaux depuis le lieu du pique-nique jusqu’à la fourmilière, et aux multiples épreuves que cela suppose de traverser pour les frêles insectes. Ce choix de rythme étonne les petits, malheureusement de moins en moins habitués à la présence de creux pour mieux exacerber le passage des pics, et est tout autant une bonne surprise pour les grands, quand on sait qu’à l’origine du film se trouve une série au découpage autrement plus marqué (des épisodes de cinq minutes). Dans <em><strong>Minuscule</strong></em>, on ne dévie pas non plus du chemin fixé – en particulier la décision de l’absence de dialogues, respectée jusque dans la fugitive apparition d’humains, et qui loin d’être une limitation se révèle un puissant stimulant créatif.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/minuscule-2.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-7325" title="minuscule-2" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/minuscule-2-400x164.jpg" alt="" width="400" height="164" /></a>Les sons associés aux différents animaux deviennent un élément central du comique du film, dans la lignée des délires de Tati et de <em><strong>Panique au village</strong></em>. Et la limpidité de l’intrigue est assurée de la façon la plus classique qui soit, par la mise en place d’un découpage lisible et efficace. Honnête et intelligemment conçu, <em><strong>Minuscule</strong></em> est également très beau. Tout y est fait avec beaucoup d’inspiration, l’intégration d’éléments animés dans des décors en prises de vues réelles, le design des protagonistes (l’intégralité du bestiaire est délicieusement <em><strong>kawai</strong></em> en même temps que décalé) et de leurs lieux de vie, les jeux sur les échelles et les distances ; jusqu’à la 3D, qui récolte gracieusement les fruits de toutes les qualités listées auparavant, pour être à son tour un atout à mettre au crédit de <em><strong>Minuscule</strong></em>. Et quand même la 3D va, c’est qu’il n’y a véritablement rien à redire, si ce n’est redire que le film est une franche et complète réussite – la plus belle dans l’animation depuis <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/ernest-et-celestine%C2%A0de-benjamin-renner-stephane-aubier-vincent-patar-france-2012-5610" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Ernest et Célestine</strong></span></em></a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/minuscule-de-thomas-szabo-helene-giraud-france-2013-7323/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Monstres Academy, de Dan Scanlon (USA, 2013)</title>
		<link>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/monstres-academy-de-dan-scanlon-usa-2013-6658</link>
		<comments>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/monstres-academy-de-dan-scanlon-usa-2013-6658#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 15 Jul 2013 19:51:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dessins et Animés]]></category>
		<category><![CDATA[bob]]></category>
		<category><![CDATA[dan scanlon]]></category>
		<category><![CDATA[dessin animé]]></category>
		<category><![CDATA[disney]]></category>
		<category><![CDATA[mike]]></category>
		<category><![CDATA[monsters university]]></category>
		<category><![CDATA[monstres academy]]></category>
		<category><![CDATA[pixar]]></category>
		<category><![CDATA[sulley]]></category>
		<category><![CDATA[sullivan]]></category>
		<category><![CDATA[usa]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/?p=6658</guid>
		<description><![CDATA[Où ?
Au ciné-cité les Halles, en VO et en 2D
Quand ?
Jeudi soir, à 22h30
Avec qui ?
Seul
Et alors ?
 
…mon avis est à lire ici :
http://www.accreds.fr/2013/07/15/monstres-academy-de-dan-scanlon-2.html
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/monstres-1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6659" title="monstres-1" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/monstres-1.jpg" alt="" width="448" height="251" /></a>Où ?</strong></p>
<p>Au ciné-cité les Halles, en VO et en 2D</p>
<p><strong>Quand ?</strong></p>
<p>Jeudi soir, à 22h30</p>
<p><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p>Seul</p>
<p><strong>Et alors ?</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>…mon avis est à lire ici :</p>
<p><a href="http://www.accreds.fr/2013/07/15/monstres-academy-de-dan-scanlon-2.html" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;">http://www.accreds.fr/2013/07/15/monstres-academy-de-dan-scanlon-2.html</span></a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/monstres-academy-de-dan-scanlon-usa-2013-6658/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le congrès, d’Ari Folman (Israël-Allemagne-Pologne-Luxembourg, 2013)</title>
		<link>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/le-congres-dari-folman-israel-allemagne-pologne-luxembourg-2013-6376</link>
		<comments>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/le-congres-dari-folman-israel-allemagne-pologne-luxembourg-2013-6376#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 01 Jul 2013 13:44:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dessins et Animés]]></category>
		<category><![CDATA[Festivals (films primés...)]]></category>
		<category><![CDATA[Horreur et SF]]></category>
		<category><![CDATA[ari folman]]></category>
		<category><![CDATA[cannes]]></category>
		<category><![CDATA[congres]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>
		<category><![CDATA[quinzaine]]></category>
		<category><![CDATA[robin wright]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/?p=6376</guid>
		<description><![CDATA[Où ?
A Cannes
Quand ?
Jeudi matin, en ouverture de la Quinzaine des Réalisateurs
Avec qui ?
Seul
Et alors ?
…mon avis est à lire ici :
http://www.accreds.fr/2013/07/08/le-congres-dari-folman.html
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/congres-11.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-6377" title="congres-1" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/congres-11-387x200.jpg" alt="" width="387" height="200" /></a>Où ?</strong></p>
<p>A Cannes</p>
<p><strong>Quand ?</strong></p>
<p><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/cannes-16-mai%C2%A0-on-reprend-sans-attendre-les-bonnes-habitudes-6347" target="_self"><span style="text-decoration: underline;">Jeudi matin</span></a>, en ouverture de la Quinzaine des Réalisateurs</p>
<p><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p>Seul</p>
<p><strong>Et alors ?</strong></p>
<p>…mon avis est à lire ici :</p>
<p><a href="http://www.accreds.fr/2013/07/08/le-congres-dari-folman.html" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;">http://www.accreds.fr/2013/07/08/le-congres-dari-folman.html</span></a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/le-congres-dari-folman-israel-allemagne-pologne-luxembourg-2013-6376/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>The plague dogs, de Martin Rosen (Angleterre, 1982)</title>
		<link>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/the-plague-dogs%c2%a0de-martin-rosen-angleterre-1982-6301</link>
		<comments>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/the-plague-dogs%c2%a0de-martin-rosen-angleterre-1982-6301#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 07 May 2013 18:23:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Classiques d'ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[Dessins et Animés]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[martin rosen]]></category>
		<category><![CDATA[plague dogs]]></category>
		<category><![CDATA[richard adams]]></category>
		<category><![CDATA[rowf]]></category>
		<category><![CDATA[snitter]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/?p=6301</guid>
		<description><![CDATA[Où ?
À la maison, en DVD distribué par Les films du paradoxe (sorti le 10 mars dernier) et obtenu via Cinetrafic
Quand ?
Samedi soir
Avec qui ?
MaBinôme
Et alors ?
La France est souvent à la pointe de la cinéphilie, mais elle a aussi ses défaillances, dont les deux films d’animation de Martin Rosen font indubitablement partie. Jouissant d’une certaine renommée dans le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/plague-6.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6307" title="plague-6" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/plague-6.jpg" alt="" width="406" height="305" /></a>Où ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">À la maison, en DVD distribué par <a href="http://www.dvdparadoxe.com/" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;">Les films du paradoxe</span></a> (sorti le 10 mars dernier) et obtenu via <a href="http://www.cinetrafic.fr/" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;">Cinetrafic</span></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quand ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Samedi soir</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">MaBinôme</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et alors ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La France est souvent à la pointe de la cinéphilie, mais elle a aussi ses défaillances, dont les deux films d’animation de Martin Rosen font indubitablement partie. Jouissant d’une certaine renommée dans le monde anglo-saxon, ils sont restés ignorés chez nous jusqu’à l’an passé et une sortie en salles pour laquelle l’adjectif « tardif » ne suffit plus : le premier, <em><strong>La folle escapade</strong></em> (également distribué par Splendor films), a été réalisé en 1978, et <em><strong>The plague dogs</strong></em> en 1982. Les conditions très singulières de leur création y sont certainement pour beaucoup, car elles rendent impossible leur rattachement à une école, une trajectoire, un groupe. Les deux œuvres viennent réellement de nulle part. Martin Rosen était un américain émigré en Angleterre, pays alors sans véritable culture de longs-métrages d’animation (c’était avant la percée des studios Aardman). De plus Rosen était avant tout un producteur, devenu metteur en scène malgré lui lorsque celui de <em><strong>La folle escapade</strong></em> est mort au tout début du projet. Rosen a donc mené à bien ce film, puis un second adapté d’un autre roman du même auteur Richard Adams (<em><strong>The plague dogs</strong></em>), et ce fut tout pour sa brève carrière de réalisateur.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/plague-4.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6305" title="plague-4" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/plague-4.jpg" alt="" width="403" height="268" /></a>Enfin, et surtout, ces deux films brisent net l’association communément faite entre « animation » et « pour enfants ». <em><strong>The plague dogs</strong></em> est une œuvre douloureuse qui n’admet pas la moindre concession, et qui partage bien plus de traits communs avec la récente adaptation des <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/de-la-subjectivite-des-emois%C2%A0-les-betes-du-sud-sauvage%C2%A0de-benh-zeitlin-usa-2012-et-les-hauts-de-hurlevent%C2%A0de-andrea-arnold-angleterre-2011-5573#hide" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Hauts de Hurlevent</strong></span></em></a> par Andrea Arnold qu’avec le système Disney. Géographiquement, pour commencer, avec cette lande du nord de l’Angleterre qui sert de décor au récit. Un décor des plus hostiles car non domestiqué, où la nature âpre reste maîtresse et rend minimale la présence humaine comme animale. Adoptant un style naturaliste puissant et rigoureux, Rosen n’embellit en aucune façon l’apparence de ces terres, dont il retranscrit fidèlement les couleurs blafardes et les lignes cassantes. Les âmes qui ont le malheur d’évoluer dans un tel environnement doivent pour y parvenir opposer à sa rudesse leur propre violence, qui transparaît inévitablement dans leur allure extérieure. C’est vrai pour les seconds rôles de l’histoire, habitués des lieux, et cela le deviendra pour les deux chiens héros, Rowf et Snitter, au fur et à mesure de leur tragique aventure.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/plague-1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6303" title="plague-1" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/plague-1.jpg" alt="" width="410" height="308" /></a>Rowf et Snitter se retrouvent à arpenter la lande suite à leur évasion d’un centre pratiquant des expérimentations en tous genres sur des animaux. Rowf subissait l’examen répété, de la plus cruelle des manières, de son endurance à la nage ; Snitter a fait l’objet d’une vivisection du cerveau. La dénonciation de telles pratiques scientifiques est un élément de <em><strong>The plague dogs</strong></em>, mais qui a surtout valeur de point de départ, pour la narration et la réflexion imaginées par Rosen. Une fois les deux chiens échappés, le laboratoire et le monde des hommes en général ne seront plus pour eux qu’une ombre certes menaçante mais rôdant en arrière-plan. Les confrontations directes ne tournent pas nécessairement à leur désavantage, alors que d’autres maux vont vite s’avérer bien plus graves – la faim, le froid. Le calvaire de Rowf et Snitter prend ainsi une dimension ouvertement philosophique, et politique, car à travers lui le film résume l’existence à un choix abrupt. Les deux chiens se trouvaient dans un cadre où leur survie physique était garantie, mais où le prix à payer pour cela était immense. Une fois dehors ils vivent entièrement libres, mais livrés à eux-mêmes et traqués plutôt qu’entretenus, ce qui va les pousser aux pires extrémités.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/plague-5.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6306" title="plague-5" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/plague-5.jpg" alt="" width="408" height="308" /></a>Mais l’alternative n’est pas simplement entre besoins vitaux du corps et ceux de l’esprit. La situation décrite dans <em><strong>The plague dogs</strong></em> a été biaisée par ceux qui ont le pouvoir. Ils ont fait de la protection un droit provisoire (il est grandement insinué au départ que Rowf et Snitter seront supprimés dès lors qu’ils ne seront plus exploitables) et de l’émancipation une aspiration criminalisée. Le bien-fondé de l’existence des êtres est indexé brutalement sur leur soumission et leur utilité en tant que ressource, comme dans toutes les doctrines finissant en « -isme » qui ont germé au vingtième siècle. <em><strong>The plague dogs</strong></em> devient ainsi une parabole proposant une vision terrible de la condition humaine à cette période, notre période, et s’il n’a rien perdu de sa virulence c’est parce que la réalité n’a rien cédé de sa dureté. Rosen met sur pied une perpétuation de l’esprit de <em><strong>1984</strong></em> d’Orwell, en remplaçant les résistants par des chiens et un renard, et les oppresseurs par tous les hommes qu’ils croisent. <em><strong>The plague dogs</strong></em> nous renvoie de la sorte à notre responsabilité pleine et entière concernant l’état de notre société ; d’un pessimisme radical, il affirme que ce ne sont pas seulement certains humains qui sont en cause mais tous.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/plague-.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6302" title="plague-" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/plague-.jpg" alt="" width="406" height="305" /></a>Les choix tranchés de mise en scène de l’autodidacte Rosen assoient avec force son propos. Le refus de l’anthropomorphisme des héros entérine le clivage entre hommes et bêtes. La seule concession faite est que nous comprenons ce que ces derniers se disent quand ils parlent entre eux. Mais le contenu de leurs échanges ainsi que leurs instincts, leur compréhension du monde, leur aspect, sont exclusivement animaux. L’engagement de <em><strong>The plague dogs</strong></em> auprès de ses héros est total et sans fléchissement, comme le montre la façon dont la présence des humains est rendue diffuse. Rosen a besoin d’eux pour faire avancer l’intrigue et maintenir le suspense, mais il joue sur l’image et le son pour en faire des spectres sans consistance, qui n’empreignent jamais la pellicule : on ne distingue jamais clairement leurs visages, leurs paroles nous parviennent sous la forme d’une lointaine voix-off. C’est un parti-pris superbe formellement, et impressionnant dans la pensée qu’il porte. Les personnages, le film tout entier, et par conséquent le spectateur se retrouvent enfermés dans une prison, dont l’issue n’est qu’une utopie (l’île finale).</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/plague-3.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6304" title="plague-3" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/plague-3.jpg" alt="" width="400" height="296" /></a></p>
<p>Retrouvez sur Cinetrafic d’autres films dans les catégories <a href="http://www.cinetrafic.fr/dessin-anime-2013" target="_blank">dessins  animés</a> et <a href="http://www.cinetrafic.fr/film-2013" target="_blank">film 2013</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/the-plague-dogs%c2%a0de-martin-rosen-angleterre-1982-6301/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
