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	<title>Ciné partout tout le temps &#187; Fritz Lang</title>
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	<description>Du cinéma absolument tout le temps et presque partout</description>
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		<title>Les bourreaux meurent aussi, de Fritz Lang (USA, 1943)</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Nov 2011 20:27:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Classiques]]></category>
		<category><![CDATA[Fritz Lang]]></category>
		<category><![CDATA[Guerre]]></category>

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		<description><![CDATA[Où ?
À la cinémathèque, dans le cadre de la rétrospective intégrale de l&#8217;œuvre de Fritz Lang
Quand ?
Dimanche soir à 21h, juste après Espions sur la Tamise (petit film dont je dis un petit mot dans la critique qui suit)
Avec qui ?
Mon compère de cinémathèque
Et alors ?
Les bourreaux meurent aussi est le deuxième film de propagande signé par Lang durant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/hangmen-1.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-3579" title="hangmen-1" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/hangmen-1-266x200.jpg" alt="" width="266" height="200" /></a>Où ?</strong></p>
<p>À la cinémathèque, dans le cadre de la rétrospective intégrale de l&#8217;œuvre de Fritz Lang</p>
<p><strong>Quand ?</strong></p>
<p>Dimanche soir à 21h, juste après <em><strong>Espions sur la Tamise</strong></em> (petit film dont je dis un petit mot dans la critique qui suit)</p>
<p><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p>Mon compère de cinémathèque</p>
<p><strong>Et alors ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Les bourreaux meurent aussi</strong></em> est le deuxième film de propagande signé par Lang durant la Seconde Guerre Mondiale après <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/chasse-a-lhomme-man-hunt-de-fritz-lang-usa-1941-3559" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Chasse à l’homme</strong></span></em></a> – avec pour résultat un deuxième chef d’œuvre. La capacité hollywoodienne à s’approprier en temps réel l’actualité brûlante et écrasante (la Seconde Guerre Mondiale hier, d’autres guerres et crises aujourd’hui), et le goût de Lang pour l’observation à travers ses films des vies de ses contemporains, ne pouvaient de toute manière que s’accorder et se compléter. En 1943, deux ans ont passé depuis <em><strong>Chasse à l’homme</strong></em> et  de Londres, la ligne de front du conflit s’est déplacée vers l’est ; c’est à Prague que le combat acharné contre le nazisme se mène dans <em><strong>Les bourreaux meurent aussi</strong></em>. Le Bourreau du titre est le surnom donné par la résistance tchécoslovaque à Heydrich, l’administrateur nazi du pays durant son occupation. Sa mort intervient dès le début du film – mais hors champ, et sans que nous soyons informés de cet assassinat avant une poignée de minutes supplémentaires.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/hangmen-4.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-3582" title="hangmen-4" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/hangmen-4-266x200.jpg" alt="" width="266" height="200" /></a>Cet événement n’est en effet pas une fin en soi mais le début du drame. Dans la réalité, la réaction des nazis conduisit à la destruction de deux villes, à l’exécution de plus d’un millier de personnes et la déportation de plusieurs milliers d’autres. Les auteurs de l’assassinat furent retrouvés et se tuèrent plutôt que de se rendre. Le long-métrage de Lang est bien une œuvre de propagande dans sa minimisation de ces représailles – des morts limitées à quelques dizaines, et le tueur d’Heydrich qui échappe à la rage du Reich. Mais la distorsion de la vérité importe moins que le récit qu’en tire le cinéaste, et la manière dont il le raconte. <em><strong>Les bourreaux meurent aussi</strong></em> est un incroyable film de guerre silencieuse et clandestine entre d’un côté des forces d’occupation et de l’autre un groupe de résistants. Un modèle du genre, un joyau. L’intérêt de Lang n’est pas d’ordre introspectif, centré sur les tourments moraux et mentaux des soldats comme l’est <em><strong>L’armée des ombres</strong></em>, autre référence supérieure. Ce qui lui importe est le déroulement d’une bataille, le déploiement des stratégies qui s’affrontent, l’occupation du théâtre des opérations, l’affectation des combattants à des missions de sabotage, d’infiltration, d’extraction d’informations… <em><strong>Les bourreaux meurent aussi</strong></em> est vertigineux car, quand bien même rien de saillant ne semble se produire en surface (il n’y a quasiment aucun coup de feu échangé de tout le film), l’ampleur et l’intensité des moyens engagés sont colossales. L’affrontement s’étire sur plusieurs semaines et dans tous les recoins de la ville de Prague ; met face à face des nazis prêts à supprimer des otages par centaines s’il le faut pour forcer l’assassin à se rendre, et des insurgés n’hésitant pas à sacrifier volontairement leur vie pour le bien de la cause qu’ils défendent.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/hangmen-2.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-3580" title="hangmen-2" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/hangmen-2-267x200.jpg" alt="" width="267" height="200" /></a>Dans ces films, Lang a toujours eu besoin d’une telle gravité dans ce qui est en jeu. Il n’est pas comme Hitchcock à pouvoir biaiser, détourner l’énergie du drame, sans rien perdre en route, vers un enjeu moins fort que la mort sous sa forme la plus abrupte. Les MacGuffin, Lang ne sait pas faire. C’est pour cela qu’<em><strong>Espions sur la Tamise</strong></em>, sa dernière contribution à l’effort de guerre (en 1944), est si quelconque et fade : Lang passe l’intégralité du film à chercher, sans résultat, un moyen de s’approprier une intrigue fondamentalement récréative, frivole, illusoire. Il met le script en images mais ne s’y retrouve pas. A l’opposé, avec son récit avançant sans filet au-dessus de l’horreur, <em><strong>Les bourreaux meurent aussi</strong></em> permet au cinéaste de donner la pleine mesure de son talent. On y assiste à une prodigieuse bataille de cerveaux, stimulante pour notre intellect et éprouvante pour nos nerfs. Lang fait des merveilles de par sa maîtrise du montage en parallèle des manœuvres de chaque camp, et du cadrage sec du découpage de celles-ci en actions individuelles et ponctuelles. Surtout, il réussit la quadrature du cercle en créant une tension permanente, pétrifiante (basée sur son refus, exactement comme dans <em><strong>Chasse à l’homme</strong></em>, du <em>deus ex machina</em>, de la suspension d’incrédulité ; les nazis ont l’avantage théorique et la menace qui pèse sur les résistants est donc constante) tout en assurant aux protagonistes des deux camps un caractère et un comportement crédibles. Aucun n’est un symbole, blanc ou noir, tous sont des individus se mouvant dans la zone grise entre les deux. Le meilleur exemple de ce parti pris est évidemment l’agent double Czaka, qui loin d’être méprisé par Lang a droit à une séquence – peut-être la plus marquante du film, très proche dans l’esprit de <em><strong>M le maudit</strong></em> – rappelant que comme tout homme, il a droit à notre empathie lorsqu’il se retrouve esseulé et traqué par tous.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/hangmen-3.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-3581" title="hangmen-3" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/hangmen-3-266x200.jpg" alt="" width="266" height="200" /></a></p>
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		<title>Chasse à l&#8217;homme (Man hunt), de Fritz Lang (USA, 1941)</title>
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		<pubDate>Sat, 05 Nov 2011 15:59:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Classiques]]></category>
		<category><![CDATA[Films noirs,polars]]></category>
		<category><![CDATA[Fritz Lang]]></category>

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		<description><![CDATA[Où ?
À la cinémathèque, dans le cadre de la rétrospective intégrale de l&#8217;œuvre de Fritz Lang
Quand ?
Dimanche soir, à 21h
Avec qui ?
Mon compère de cinémathèque, MonFrère et sa copine
Et alors ?
Chasse à l’homme s’ouvre sur une séquence d’une force peu commune. On y suit un homme armé d’un fusil à lunette progresser dans une forêt non identifiée d’Allemagne (« peu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/manhunt-2.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-3561" title="manhunt-2" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/manhunt-2-266x200.jpg" alt="" width="266" height="200" /></a>Où ?</strong></p>
<p>À la cinémathèque, dans le cadre de la rétrospective intégrale de l&#8217;œuvre de Fritz Lang</p>
<p><strong>Quand ?</strong></p>
<p>Dimanche soir, à 21h</p>
<p><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p>Mon compère de cinémathèque, MonFrère et sa copine</p>
<p><strong>Et alors ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Chasse à l’homme</strong></em> s’ouvre sur une séquence d’une force peu commune. On y suit un homme armé d’un fusil à lunette progresser dans une forêt non identifiée d’Allemagne (<em>« peu avant la Seconde Guerre Mondiale »</em>, précise le carton introductif), jusqu’à atteindre une corniche où il s’installe et prépare son tir. La caméra adopte alors le point de vue de son œil à travers le viseur et nous révèle la cible : Hitler. L’homme <em>appuie sur la gâchette</em>, choix de scénario par lequel le film déplace de fait la problématique qu’il porte un cran plus loin que la question tarte à la crème, de savoir si oui ou non il serait juste de tuer Hitler avant qu’il ne soit trop tard si on pouvait revenir en arrière. Le fusil du héros de <em><strong>Chasse à l’homme</strong></em> n’est alors pas chargé ; donc rien ne se passe. Changeant d’avis, l’homme met une cartouche dans son arme, vise à nouveau… et est interrompu par un soldat allemand qui se jette sur lui et le capture.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/manhunt-4.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-3563" title="manhunt-4" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/manhunt-4-272x200.jpg" alt="" width="272" height="200" /></a>La deuxième scène du film, une longue conversation entre le héros anglais, Alan Thorndike (Walter Pidgeon), et son geôlier allemand au nom d’emprunt de Quive-Smith quand il s’aventurera plus tard à Londres pour rattraper Thorndike (George Sanders), rend explicites les enjeux apparus dans l’introduction et qui sous-tendront l’ensemble du récit jusqu’à son terme. Ces fondations morales fortes de <em><strong>Chasse à l’homme</strong></em> font que les choix de tuer ou non Hitler d’une balle dans la tête à 500m de distance comme un gibier, et plus généralement de s’engager ou non dans la lutte contre le régime nazi, ne sont pas traités au simple niveau de combustibles pour scénario rentre-dedans de film de propagande en service commandé. <em><strong>Chasse à l’homme</strong></em> fait exploser ce cadre de départ qui est le sien sur le papier, en s’affirmant scène après scène comme une représentation âpre d’une lutte éthique fondamentale. Celle opposant la civilisation à la sauvagerie. Il est inutile de préciser quel camp se rattache à quel dogme… Les nazis n’hésitent pas à pratiquer la torture et le meurtre de sang-froid si tels sont les meilleurs moyens de parvenir à leurs fins ; ceux qui ne forment pas encore officiellement le front des alliés (des personnages anglais interprétés pour la plupart par des acteurs américains) se refusent à de tels agissements et cherchent autant que possible à préserver les vies innocentes, ainsi que les notions de dignité et de morale.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/manhunt-1.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-3560" title="manhunt-1" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/manhunt-1-259x200.jpg" alt="" width="259" height="200" /></a>Le film prend magistralement à revers le manichéisme caricatural habituel de la propagande, en jouant sur deux leviers. Tout d’abord, Lang sait faire la distinction entre les actes barbares des personnages nazis et leur nature profonde. Il ne les dépeint pas comme des simili-bêtes sauvages mais bien comme des êtres au moins aussi intelligents que leurs adversaires, et ayant simplement fait un choix conscient de stratégie. Ils sont donc d’autant plus difficiles à haïr… et, plus grave, à combattre. C’est la seconde idée forte de <em><strong>Chasse à l’homme </strong></em>: les nazis gagnent, indiscutablement. Ils sont mieux organisés, cohérents et sûrs d’eux en toute circonstance ; et Lang refuse aux anglais la seule ressource qui pourrait leur sauver la mise, une série de <em>deus ex machina</em> scénaristiques à même de les libérer de tous les dangers. A l’opposé d’un film d’aventures électrisant et voltigeur tel <em><strong>Les trente-neuf marches</strong></em> de Hitchcock, <em><strong>Chasse à l’homme</strong></em> fonctionne comme un entonnoir qui contraint son héros dans des situations de plus en plus critiques et étriquées, dont la seule issue est par le bas. Le film assume l’impuissance de Thorndike (symboliquement les nazis le prennent en chasse jusque dans son Angleterre natale, rencontrant aussi peu de difficultés que dans la réalité du Blitzkrieg) avec la plus grande franchise, même si cela signifie sacrifier toute aspiration au spectaculaire. Chacune des péripéties mises en place est inévitablement déceptive – les nazis sont trop forts pour qu’un duel à suspense s’engage. De plus, ils visent une victoire totale et avilissante en enlevant à chaque fois à leur proie quelque chose de sa personne sociale et civilisée, de la même manière que l’on retire une à une les pattes d’un insecte. La confrontation finale, qui montre un Thorndike emmuré dans son terrier dans les bois, est le terrible aboutissement de cette démarche d’écrasement : contre son gré, le héros est bel et bien devenu à son tour un animal sauvage. Loin du happy end exalté, la conclusion qui suit donne simplement une ouverture sur l’avenir à ce nouvel état de fait.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/manhunt-3.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-3562" title="manhunt-3" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/manhunt-3-266x200.jpg" alt="" width="266" height="200" /></a></p>
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		<title>La femme au gardénia, de Fritz Lang (USA, 1952)</title>
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		<pubDate>Sat, 05 Nov 2011 15:51:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Classiques]]></category>
		<category><![CDATA[Films noirs,polars]]></category>
		<category><![CDATA[Fritz Lang]]></category>

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		<description><![CDATA[Où ?
À la maison, en DVD zone 2
Quand ?
Dimanche après-midi
Avec qui ?
Seul
Et alors ?
La femme au gardénia est un cas exemplaire de film que tout destinait à être mineur, dans son succès ou son échec, et qui se voit promu à un tout autre statut par l’identité du réalisateur qui s’est attelé à le porter à l’écran. L’intrigue mélange [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/gardenia-3.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3556" title="gardenia-3" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/gardenia-3.jpg" alt="" width="251" height="340" /></a>Où ?</strong></p>
<p>À la maison, en DVD zone 2</p>
<p><strong>Quand ?</strong></p>
<p>Dimanche après-midi</p>
<p><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p>Seul</p>
<p><strong>Et alors ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>La femme au gardénia</strong></em> est un cas exemplaire de film que tout destinait à être mineur, dans son succès ou son échec, et qui se voit promu à un tout autre statut par l’identité du réalisateur qui s’est attelé à le porter à l’écran. L’intrigue mélange matériau de fait divers sinistre (une suspicion d’homicide involontaire après un rendez-vous romantique mal engagé et encore plus mal conclu) et exploration de la psyché féminine (éphémère mode hollywoodienne dans l’après-guerre, qui était presque éteinte au moment de <em><strong>La femme au gardénia</strong></em>), avec une absence de prétention de nature à le fondre encore plus certainement dans la masse des films noirs produits à la chaîne en ce temps. De la même manière, son casting est entièrement constitué de figures de série B autour de l&#8217;actrice principale Anne Baxter. Mais tout ce petit monde et le texte qu’ils ont à jouer sont entre les mains de Fritz Lang, et cela change tout. Le metteur en scène montre le plus grand respect envers le fait divers, qu’il traite sans morgue ni tendance malsaine au racolage. Il fait du déroulement des événements, depuis les hasards ayant mené à la rencontre entre les deux acteurs du drame jusqu’à l’aboutissement de celui-ci, un exposé d’ordre journalistique, où seuls comptent les actes, détails factuels et autres éléments matériels. Un comique de situation parfois saugrenu (le dîner des deux protagonistes prend place dans un improbable restaurant sino-polynésien) y trouve ainsi sa place au même titre que la violence sèche de la tragique dispute qui conclut la soirée.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/gardenia-1.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-3554" title="gardenia-1" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/gardenia-1-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a>Objectif dans cette phase du récit (comme plus tard dans tout ce qui aura trait à l’enquête en parallèle de la police et d’un reporter en quête de gros titres), Lang sait commuter sans problème sur une mise en scène puissamment expressive et abstraite pour explorer l’esprit de son héroïne. Il révèle de la sorte l’écheveau de peurs et de pulsions contradictoires qui le compose, en usant de jeux d’ombre et de lumière, de cadrages bousculés et d’effets d’affolement du montage remarquablement maniés. Et surtout très savamment dosés afin d’étoffer le personnage, en le rendant captivant, poignant, tout en sachant très bien où se situe la limite à ne pas dépasser pour ne pas mettre en danger la crédibilité du film. <em><strong>La femme au gardénia</strong></em> échappe ainsi au ridicule qui teinte aujourd’hui la majorité des œuvres de cette époque s’étant essayées à l’intrigue psychologisante. Mieux, il se révèle franchement touchant dans son portrait de femme car on y ressent une empathie sincère de la part de Lang à propos de la fragilité humaine face aux tentations et aux dangers. La preuve définitive de la réussite de <em><strong>La femme au gardénia</strong></em> est apportée par son retournement de situation final ; sorti de nulle part sur le papier, valable et même renforçant le propos émotionnel du film dans les faits.</p>
<p style="text-align: left;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/gardenia-2.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-3555" title="gardenia-2" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/gardenia-2-261x200.jpg" alt="" width="261" height="200" /></a></p>
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