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	<title>Ciné partout tout le temps &#187; Orson Welles</title>
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	<link>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles</link>
	<description>Du cinéma absolument tout le temps et presque partout</description>
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		<title>Mr. Arkadin,&#160;de Orson Welles (France-Espagne-Suisse, 1955)</title>
		<link>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/mr-arkadindeorsonwellesfrance-espagne-suisse1955-832</link>
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		<pubDate>Wed, 31 Dec 1969 22:59:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Orson Welles]]></category>

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		<description><![CDATA[

    Où&#160;?
  

    A la maison, en DVD zone 2 (le zone 1 de Criterion porte un des autres titres du film, Confidential report)
  

    Quand&#160;?
  

    Le week-end dernier
  

    Avec qui&#160;?
  

  [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[</p>
<p>
    <strong><img src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/300x225/1/12/92/62/images-12/vlcsnap-54637.png" class="CtreTexte" alt="vlcsnap-54637" width="300" height="225"/>Où&nbsp;?</strong>
  </p>
<p>
    A la maison, en DVD zone 2 (le zone 1 de Criterion porte un des autres titres du film, <em><strong>Confidential report</strong></em>)
  </p>
<p>
    <strong>Quand&nbsp;?</strong>
  </p>
<p>
    Le week-end dernier
  </p>
<p>
    <strong>Avec qui&nbsp;?</strong>
  </p>
<p>
    Seul
  </p>
<p>
    <strong>Et alors&nbsp;?</strong>
  </p>
<p>
    &nbsp;
  </p>
<p>
    Les projets boiteux et/ou inaboutis ont été une des constantes de la carrière d’Orson Welles&nbsp;; le pendant négatif de son fabuleux génie cinématographique. Ce génie a été révélé dès son<br />
    premier film, <em><strong>Citizen Kane</strong></em>, et la poisse du cinéaste – parfois alimentée par les mauvaises décisions de celui-ci, qui n’a pas été que victime – dès son second,<br />
    <em><span><strong>&nbsp;</strong></span></em><a href="http://cine-partout-toutletemps.over-blog.com/article-22845690.html"><em><span><strong>La splendeur des Amberson</strong></span></em></a>. Intercalé entre deux chefs-d’œuvre relativement épargnés, <em><strong>Othello</strong></em> et<br />
    <em><strong>La soif du mal</strong></em>, <em><strong>Mr. Arkadin</strong></em> est un de ces films «&nbsp;maudits&nbsp;», mal ficelés du début à la fin. Le montage financier impliqua une<br />
    coproduction transnationale (France, Espagne, Suisse) qui, comme c’est fréquemment le cas, tire globalement l’interprétation vers le bas malgré quelques exceptions – Suzanne Flon, Michael<br />
    Redgrave. A l’autre bout de la chaîne, la postproduction s’apparente à du gros œuvre fruste plus qu’à un travail de finition méticuleux et investi dans le perfectionnement du film. La<br />
    postsynchronisation à la truelle des dialogues oscille entre le déplaisant et l’irritant&nbsp;; l’absence totale d&#8217;orientation dans le montage, qui se contente de mener l’histoire à son terme le<br />
    plus vite possible avec les plans et les scènes à sa disposition, montre à quel point celui-ci a échappé à Welles.
  </p>
<p>
    <img src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/300x225/1/12/92/62/images-12/vlcsnap-52777.png" class="CtreTexte" alt="vlcsnap-52777" width="300" height="225"/>
  </p>
<p>
    De l’ouvrage et du dessein de Welles, ne reste visible dans son état véritable que le résultat de la partie médiane de la production, le tournage proprement dit. Son instinct visuel inégalable y<br />
    fait merveille, et la première scène capable de ridiculiser toute concurrence n&#8217;attend que quelques minutes pour arriver, en ouverture du long récit en flashback qui occupe la plus grande part du<br />
    film. Par de savants jeux d&#8217;ombres portées et de perspectives modifiant la taille respective des caisses et des humains, cette course-poursuite sur un quai de déchargement de containers devient<br />
    un cauchemar éveillé piégeant ses visiteurs dans un monde aux confluents de l&#8217;expressionnisme, du film noir et du labyrinthe de fête foraine. Soit trois versions déviantes de notre monde<br />
    bassement réel, que Welles a toujours considéré nécessaire et préférable de remodeler sous une forme plus intense, plus révélatrice (voir l&#8217;inégalable <em>climax</em> <span>de</span> <em><strong>La dame de Shanghaï</strong></em><span><span>).</span></span>
  </p>
<p>
    <img src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/300x225/1/12/92/62/images-12/vlcsnap-52369.png" class="CtreTexte" alt="vlcsnap-52369" width="300" height="225"/>
  </p>
<p>
    <span><span>Cette superbe entrée en matière est l&#8217;une des bribes du vrai film, qui aurait pu être, que</span></span> <span><span><span>le montage final de</span></span></span> <em><span><strong>Mr.<br />
    Arkadin</strong></span></em> <span><span><span>laisse entrevoir. C</span></span></span><span><span>omme c&#8217;était le cas dans</span></span> <em><span><strong>La splendeur des<br />
    Amberson</strong></span></em><span><span><span>, la question de fond qui a de toute évidence motivé Welles<br />
    est complètement passée à l’as. Le cinéaste interprète lui-même Gregory Arkadin (dans un de ses fréquents travestissements prémonitoires en un vieillard bedonnant tel celui qu&#8217;il deviendra), qui<br />
    lance le héros du récit, Van Stratten, dans une enquête sur sa vie car il a soi-disant perdu tout souvenir de ce qui lui est arrivé avant un certain événement. Ce motif n&#8217;est qu&#8217;un prétexte à une<br />
    réflexion – potentiellement passionnante mais tuée dans l&#8217;œuf au montage, donc – sur l&#8217;identité, le passé d&#8217;un homme, et toutes ces briques importantes ou mineures, intimes ou publiques qui les<br />
    constituent en s&#8217;agglomérant au fil des années ; et des rencontres. Retracé à rebours par Van Stratten, le fil de ces dernières se mue en une parade de trognes grotesques, parmi les plus<br />
    inventives et marquantes issues de l&#8217;esprit du cinéaste.</span></span></span>
  </p>
<p>
    <strong><img src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/300x225/1/12/92/62/images-12/vlcsnap-54158.png" class="CtreTexte" alt="vlcsnap-54158" width="300" height="225"/></strong>
  </p>
<p>
    <span><span><span>Ce défilé fait réémerger un sens dans un film qui en est par ailleurs privé. Dans l&#8217;après<br />
    Seconde Guerre Mondiale, le trio Van Stratten (à l&#8217;écran) – Welles (derrière la caméra) – spectateur sillonne la planète et saute d&#8217;un continent à l&#8217;autre avec une facilité proportionnelle au<br />
    chaos indicible et sinistre qui règne en chacun de ces lieux. Tout est accessible, et pourtant rien n&#8217;est compréhensible. La marche en avant du monde lui-même, sur la voie de l&#8217;espérance et du<br />
    progrès, semble comme suspendue, enrayée par les horreurs auxquelles il a tout juste été mis fin. Dans ces circonstances, la population ne se partage plus qu&#8217;entre les manipulateurs et les<br />
    manipulés, jugement amer analogue à celui du</span></span></span> <em><span><strong><a href=    "http://cine-partout-toutletemps.over-blog.com/article-19448943.html">Troisième homme</a></strong></span></em> <span><span><span>mais étendu ici à l&#8217;échelle du globe : d&#8217;un cirque de puces à Copenhague à un bric-à-brac d’antiquaire à Amsterdam, d&#8217;un bal masqué démesuré et décadent en Espagne à un<br />
    troquet hors du temps au Mexique où des hommes échoués là enchaînent pour l&#8217;éternité des parties de cartes ; et encore à Paris, Naples, Munich… Et ce qui est inattendu, c&#8217;est que la confusion et<br />
    la fuite en avant permanente</span></span></span> du montage amplifient finalement cette ambiance trouble et incertaine dans laquelle le film se déroule ; et renchérissent ainsi involontairement<br />
    sur la vision négative du monde que Welles convoie.
  </p>
<p>
    <img src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/300x225/1/12/92/62/images-12/vlcsnap-53893.png" class="CtreTexte" alt="vlcsnap-53893" width="300" height="225"/>
  </p>
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		<item>
		<title>La splendeur des Amberson, d’Orson Welles (USA, 1942)</title>
		<link>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/lasplendeurdesambersond%e2%80%99orsonwellesusa1942-833</link>
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		<pubDate>Mon, 15 Sep 2008 23:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Classiques]]></category>
		<category><![CDATA[Orson Welles]]></category>

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		<description><![CDATA[

    Où&#160;?
  

    A la maison, en K7 vidéo enregistrée il y a longtemps sur Arte (à la suite se trouve Boys don&#8217;t
    cry)
  

    Quand&#160;?
  

    Dimanche après-midi
  

    Avec qui&#160;?
  [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div></div>
<p>
    <b>Où&nbsp;?</b>
  </p>
<p>
    A la maison, en K7 vidéo enregistrée il y a longtemps sur Arte (à la suite se trouve <b><em><a href="http://cine-partout-toutletemps.over-blog.com/article-22696847.html">Boys don&#8217;t<br />
    cry</a></em></b>)
  </p>
<p>
    <b>Quand&nbsp;?</b>
  </p>
<p>
    Dimanche après-midi
  </p>
<p>
    <b>Avec qui&nbsp;?</b>
  </p>
<p>
    Seul
  </p>
<p>
    <b>Et alors&nbsp;?</b>
  </p>
<p>
    <em><b>La splendeur des Amberson</b></em> est, incontestablement, un film d&#8217;Orson Welles. Chaque plan porte la marque de son sens unique, renversant, du décor et de son remplissage, du cadrage<br />
    (incroyables plongées, contre-plongées et autres angles de vue désaxés) et du hors champ. 2 séquences sont particulièrement marquantes&nbsp;: un bal grandiose donné dans le manoir des Amberson et<br />
    dont l&#8217;on sent la perfection par la durée de la séquence, la virtuosité des mouvements de caméra, la quantité faramineuse d&#8217;accessoires et de figurants dans tous les coins du cadre&nbsp;; et une<br />
    ballade en famille dans la campagne enneigée, où Welles fait de l&#8217;irréalité du tournage en studio une source florissante de beauté fantasmée et idyllique.
  </p>
<p><img src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/300x213/1/12/92/62/images-5/amberson-1.jpg" class="CtreTexte" width="300" height="213"/></p>
<p>
    Cette vision enfantine de la pureté d&#8217;un paysage recouvert par la neige fait écho à une des scènes-clés du 1er film de Welles, l&#8217;illustre <em><b>Citizen Kane</b></em> tourné à peine un an plus<br />
    tôt. D&#8217;autres visions sont communes aux 2 longs-métrages &#8211; ainsi ces plans de vieux hommes richissimes mais abandonnés à leur solitude au fond d&#8217;un immense palais. C&#8217;est par ailleurs le même<br />
    thème qui parcourt l&#8217;un et l&#8217;autre des films, une description hantée par l&#8217;échec d&#8217;une vie humaine où l&#8217;innocence de l&#8217;enfance n&#8217;est retrouvée qu&#8217;à l&#8217;approche de la mort, après avoir gâché l&#8217;âge<br />
    adulte à force d&#8217;arrogance et de choix impulsifs et brutaux. Malgré cette filiation et quelques autres beaux sujets évoqués (la révolution automobile et le changement d&#8217;ère qu&#8217;elle marque, la<br />
    survivance d&#8217;un amour fou à travers les années), la question se pose de la justesse du choix de l&#8217;œuvre littéraire portée à l&#8217;écran.
  </p>
<p><img src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/299x210/1/12/92/62/images-5/amberson-2.jpg" class="CtreTexte" width="299" height="210"/></p>
<p>
    Telle qu&#8217;elle apparaît, l&#8217;histoire centrale du film (le dernier-né de la lignée des Amberson s&#8217;oppose au remariage de sa mère avec un homme d&#8217;un rang inférieur) n&#8217;est faite que de potins de bas<br />
    étage, et le personnage qui la porte est bien trop antipathique et unidimensionnel. Cependant, il est difficile de répartir précisément la part de faute entre Welles lui-même et le studio. La<br />
    base choisie et développée par le cinéaste n&#8217;était sûrement pas la meilleure qui soit, de même que sa décision de partir au Brésil pour le tournage d&#8217;un documentaire à peine le 1er montage de<br />
    <em><b>La splendeur des Amberson</b></em> achevé était particulièrement maladroite, pour ne pas dire inconsciente. Mais le charcutage sans merci opéré par la RKO reste l&#8217;un des plus déchaînés et<br />
    honteux jamais réalisés, même selon les standards d&#8217;Hollywood.
  </p>
<p><img src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/299x221/1/12/92/62/images-5/amberson-3.jpg" class="CtreTexte" width="299" height="221"/></p>
<p>
    Echaudée par les problèmes rencontrés sur <em><b>Citizen Kane</b></em>, pour au final un retour sur investissement médiocre, la RKO a ramené le film de 135 minutes à&#8230; 80 seulement. Bien que<br />
    moins saisissant que celui de <em><b>Citizen Kane</b></em>, le scénario d&#8217;origine avait sûrement autre chose à offrir que cette peau de chagrin faite d&#8217;enchaînements bâclés et de personnages<br />
    vignettes, qui laissent supposer que des pans entiers ont été supprimés. La fin, retournée sur ordre du studio et qui laisse tout en plan, en est le plus terrible exemple. Tel quel (et rien ne<br />
    laisse espérer de récupérer tout ou partie des scènes perdues), <em><b>La splendeur des Amberson</b></em> n&#8217;est pas à proprement parler un film&nbsp;: il ressemble plus à ces pans de murs<br />
    couverts d&#8217;hiéroglyphes à moitié effacés, irrémédiablement, et qui en tirent un pouvoir d&#8217;attraction empli de mystère.
  </p>
<div class="clear center"></div>
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