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	<title>Ciné partout tout le temps &#187; Amérique latine</title>
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	<description>Du cinéma absolument tout le temps et presque partout</description>
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		<title>Aquarius, de Kleber Mendonça Filho (Brésil, 2016)</title>
		<link>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/aquarius-de-kleber-mendonca-filho-bresil-2016-8302</link>
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		<pubDate>Tue, 21 Mar 2017 21:14:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Où ?
A la maison en DVD édité par Blaq out (sortie le 9 mars 2017) et obtenu via Cinetrafic dans le cadre de leur opération « DVDtrafic »
Quand ?
Ce week-end
Avec qui ?
MaBinôme
Et alors ?
Kleber Mendonça Filho poursuit dans son deuxième long-métrage son exploration géographique et mentale de sa ville, en changeant d’axe de parcours. À l’horizontale des Bruits de Recife (différents [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/aquarius-1.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-8303" title="aquarius-1" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/aquarius-1-1024x444.jpg" alt="" width="516" height="224" /></a>Où ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">A la maison en DVD édité par <a href="http://www.blaqout.com/" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;">Blaq out</span></a> (sortie le <a href="https://www.facebook.com/pages/Blaq-Out/61338913279?fref=ts" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;">9 mars 2017</span></a>) et obtenu via Cinetrafic dans le cadre de leur opération « DVDtrafic »</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quand ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce week-end</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">MaBinôme</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et alors ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Kleber Mendonça Filho poursuit dans son deuxième long-métrage son exploration géographique et mentale de sa ville, en changeant d’axe de parcours. À l’horizontale des <em>Bruits de Recife</em> (différents destins suivis en parallèle) succède la verticale pour <em>Aquarius</em> et son unique personnage principal que l’on accompagne à travers plusieurs décennies. Les obsessions, le talent et la cinéphilie de Filho sont toujours là, à vif sur l’écran, et nourrissent cette lutte viscérale que le réalisateur n’est pas prêt d’abandonner : au soutien de l’humain, contre les puissances qui l’oppriment.</p>
<p style="text-align: justify;">Déjà impressionnant ; <em>Les bruits de Recife</em> s’attaquait de biais aux maux du Brésil, en figurant via la forme d’un film – les images, et encore plus le son – l’état de peur aiguë et généralisée que cette accumulation de dérives (corruption, racisme, injustices et mépris de classe) diffuse dans l’esprit de la population. Dans <em>Aquarius</em>, ces afflictions profondes dont souffre le Brésil sont toujours à l’affût, et affleurent au détour d’une scène quand on s’y attend le moins. Mais en plus de cela Kleber Mendonça Filho donne une incarnation plus humaine au mal-être de son pays, puisque chacun des deux camps principaux se voit doté d’un visage, d’une égérie. L’héroïne Clara (Sonia Braga) représente les proies individuelles broyées par la voracité de l’argent et du pouvoir. Les prédateurs aiguillonnés par ce dessein ont pour incarnation l’entreprise qui cherche à racheter l’intégralité de l’immeuble où Clara habite (l’Aquarius qui donne son nom au film), afin de le raser et de le remplacer par un autre ; et plus particulièrement Diego (Humberto Carrão), le chef de projet aux dents rayant le parquet malgré son faciès poupin et son jeune âge. L’opposition entre ces deux parties est si tranchée qu’elle donnera au dénouement de l’intrigue une saveur loachienne : principalement jouissive – l’amalgame cinglant qui y est fait entre les capitalistes sans vergogne et une colonie de termites nuisibles –, avec un petit arrière-goût d’abus de simplicité (le choc de fin est facile bien qu’évidemment sympathique).</p>
<p style="text-align: justify;">Avant cela <em>Aquarius</em> se montre autrement plus complexe, luxuriant, singulier qu’un simple pamphlet à visée sociale, soit autant de vertus qui ne risquent pas de s’effacer de notre mémoire. Filho est habité par un désir de cinéma et un amour de la vie tellement prodigues qu’ils pénètrent chaque élément de son film, conférant à celui-ci une abondance folle – et un brin de fouillis. Il arrive au récit de poursuivre des pistes dont on ne voit pas toujours bien la finalité, ou qui divergent un peu trop, mais où règne une certitude : on y trouvera forcément de quoi nous combler. Filho est trop généreux pour ne pas donner de l’importance à toute scène, de la chair à tout personnage, de la beauté ou de l’altérité à tout objet. On comprend que la rapacité à œillères des profiteurs affairistes, pour qui l’argent peut et doit tout remplacer, soit pour le cinéaste le repoussoir ultime ; cette logique a tout de la <em>nemesis</em> de son propre rapport au monde. Pour Filho la valeur d’échange de chaque être et de chaque chose déborde largement la somme d’argent que l’on peut en tirer. Lequel argent, avec ses tristes chiffres, a tendance à gommer le lien sur lequel doit se fonder une communauté aux yeux du réalisateur – la transmission, entre les êtres, par le biais des choses.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/aquarius-2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8304" title="aquarius-2" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/aquarius-2.jpg" alt="" width="300" height="169" /></a>La volonté de Clara de conserver son appartement repose sur le fait que des gens y ont vécu des événements (par exemple la fête d’anniversaire qui ouvre le film, sans lien avec la suite de l’histoire et pour un personnage que l’on ne reverra pas – une « gratuité » qui en fait précisément tout le sel) formant des souvenirs et des histoires. De même Clara expliquera plus tard qu’un disque vaut plus qu’un mp3, non pas parce qu’un mp3 ne vaut rien mais car la matérialité d’un disque permet de le personnaliser en lui associant une histoire unique. Cette nostalgie de l’unicité, des aspérités à une époque dominée par la standardisation imposée à tous pour le profit de quelques-uns mène naturellement à la fascination de Filho pour la création artistique des années 70. En musique, avec l’attachement à Queen (dont le tube <em>Another one bites the dust</em> est mué en hymne prémonitoire de la lutte à venir entre Clara et Diego, qui ne s’achèvera que lorsqu’un des deux mordra la poussière), et dans le cinéma surtout bien sûr.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Aquarius</em> ne ressemble pas à un film en particulier des années 70, pour la bonne raison qu’il embrasse des pans entiers du cinéma de cette période. Filho n’hésite par exemple pas à jumeler <em>Assaut</em> – déjà une référence majeure des <em>Bruits de Recife</em> –, pour tirer vers l’angoisse la situation de Clara isolée et assiégée dans son immeuble par le promoteur, et <em>Les hommes du Président</em>, lors de la riposte de l’héroïne construite à base de documents compromettants et d’informateurs officieux. C’est avec le même entrain que le cinéaste compose ici des scènes de famille en forme de grandes messes, dans la lignée des cinéastes italo-américains, ou bien bascule vers un fantastique organique et perturbant, qui visualise l’immeuble comme un corps à part entière. Intègre, Kleber Mendonça Filho utilise sa position de réalisateur pour mettre en accord ses actes avec ses idées : son cinéma perpétue la transmission d’une culture et de convictions que d’autres voudraient voir s’effacer.</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi les suppléments proposés sur le Blu-ray du film on trouve le court-métrage <em>Vinil verde</em>, réalisé par Filho en 2004, dans lequel ce désir d’un cinéma fantastique organique et perturbant, s’insinuant l’air de rien dans des vies et des environnements réalistes, opère une première percée. Filho réalise en un quart d’heure un conte torve et dérangeant moderne, sur la propension des enfants à toujours désobéir à leurs parents, et sur la transmission de l’angoisse et du tourment qui en découle. L’autre bonus traite plus directement d’<em>Aquarius</em>, via un entretien avec un universitaire détaillant de manière pédagogique les liens entre la matière narrative du film (ses personnages, ses lieux, ses conflits) et l’histoire du Brésil.</p>
<p style="text-align: justify;">Découvrez d’autres films sur Cinetrafic dans des catégories aussi diverses et variées que les meilleurs films <a href="http://www.cinetrafic.fr/film-2017" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;">sortis en 2017</span></a> ainsi que <a href="http://www.cinetrafic.fr/recommandation-film" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;">tous les films conseillés par thèmes</span></a></p>
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		<title>Praia do futuro, de Karim Aïnouz (Brésil-Allemagne, 2014)</title>
		<link>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/praia-do-futuro-de-karim-ainouz-bresil-allemagne-2014-8203</link>
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		<pubDate>Wed, 29 Jul 2015 21:44:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
		<category><![CDATA[Bonus dvd]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
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		<category><![CDATA[praia do futuro]]></category>

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		<description><![CDATA[Où ?
À la maison, en DVD édité par Epicentre Films (sortie le 2 juin 2015) et obtenu via Cinetrafic dans le cadre de leur opération « DVDtrafic »
Quand ?
Mardi soir
Avec qui ?
Seul
Et alors ?
Praia do futuro démarre pied au plancher, en provoquant immédiatement un état d’excitation positive, presque euphorique, produit de la combinaison du mouvement à l’image (deux hommes à moto, puis courant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/praia-2.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8205" title="praia-2" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/praia-2-400x168.jpg" alt="" width="400" height="168" /></a>Où ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">À la maison, en DVD édité par <span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.epicentrefilms.com/" target="_blank">Epicentre Films</a></span> (sortie le 2 juin 2015) et obtenu via Cinetrafic dans le cadre de leur opération « DVDtrafic »</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quand ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Mardi soir<strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Seul<strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et alors ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Praia do futuro</em></strong> démarre pied au plancher, en provoquant immédiatement un état d’excitation positive, presque euphorique, produit de la combinaison du mouvement à l’image (deux hommes à moto, puis courant sur une plage vers la mer), de l’énergie pop fournie par la chanson sur la bande-son, et de la composition des plans avec comme point culminant l’intégration du titre dans le cadre. Mais cette « plage du futur » débouche dans l’instant qui suit sur un drame terrible, contre lequel se brisent net les sensations agréables tout juste nées. D’autres puissantes ruptures de ton suivront, au fil du récit chapitré comme un livre avec de vastes ellipses entre chaque partie. La plus importante est évidemment celle qui nous transporte depuis le Brésil ensoleillé vers l’Allemagne grisâtre avec les personnages, Donato y suivant son amant Konrad… qu’il a rencontré à la suite de l’accident qui ouvre le film.</p>
<p style="text-align: justify;">Donato est le surveillant de plage qui a pu sauver Konrad de la noyade, mais pas l’autre nageur. Le premier chapitre de <strong><em>Praia do futuro</em></strong> décrit les évolutions contraires des vies des deux hommes dans les jours qui suivent ce décès. Contraires, car si Konrad est heurté de plein fouet par la tragédie (son meilleur ami meurt subitement, dans un pays étranger, et son corps ne sera pas retrouvé), Donato s’en voit en apparence préservé par sa fonction et le cadre dans lequel elle l’inscrit. De sa perspective, la routine du quotidien est à peine égratignée ; même cette noyade, et ses séquelles (recherche du corps, démarches) sont entièrement gérées par un processus carré. Pour qui est intégré, comme Donato au Brésil, tout est un rituel sécurisant, neutralisant, qui instaure une distance entre soi et les tourments. La manière dont le réalisateur Karim Aïnouz capte la vérité – belle ou rude – des choses en perçant à travers le rituel qui les entoure, prouve la force de son regard de cinéaste.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/praia-3.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8206" title="praia-3" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/praia-3.jpg" alt="" width="448" height="299" /></a>La plus belle expression de ce talent est donnée lorsqu’Aïnouz filme un rituel berlinois, tout ce qu’il y a de plus factuel : une correspondance de métro pour se rendre à l’aéroport. Montrer Donato qui ne fait pas ce changement, mais reste assis dans la rame, permet à Aïnouz de consigner dans un plan-séquence très épuré (fixe, sans dialogue) et très beau la décision de son héros de rester avec Konrad plutôt que de retourner chez lui. C’est par de tels gestes cinématographiques qu’Aïnouz parvient à saisir <em>les climats</em>, pour emprunter le titre du long-métrage de Nuri Bilge Ceylan : climat objectif, extérieur (la neige de la très belle scène dans le parc à Berlin), et climat subjectif, intérieur. Les deux sont liés à tort dans l’esprit de la majorité des gens, comme le trahit la remarque d’une serveuse de bar <em>« On dit qu’au Brésil tout le monde est heureux »</em> à Donato qui est la preuve du contraire. Homosexuel, il ne pouvait vivre que caché et malheureux dans son pays natal toujours très conservateur, et a donc fait le choix douloureux de gonfler les rangs de la <em>« diaspora sexuelle »</em>, expression employée par Aïnouz dans son éclairante interview qui accompagne le film sur le DVD.</p>
<p style="text-align: justify;">Donato a émigré vers une terre plus accueillante en matière de mœurs, afin de pouvoir vivre de façon plus sereine et ouverte sa sexualité, son identité. <strong><em>Praia do futuro</em></strong> suit cet exil, qui n’est pas que physique – une fois en couple avec Konrad à Berlin, Donato doit encore en accomplir un autre pan, en s’acceptant soi-même et en se faisant accepter des autres dans ce nouvel environnement, cette nouvelle vie. Aïnouz suit les différentes étapes de ce parcours ardu, dont il fait de nous les témoins privilégiés grâce à l’intensité de son regard décrit plus haut. Seul travers que l’on peut lui reprocher, son observation sensible dérive parfois vers une contemplation languide, qui menace de devenir complaisante. Il arrive au cinéaste d’étirer excessivement des moments, qui perdent alors de leur valeur et de leur justesse ; de se regarder filmer, et ce faisant de rogner quelque peu les belles ailes de <strong><em>Praia do futuro</em></strong>.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/praia-1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8204" title="praia-1" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/praia-1.jpg" alt="" width="448" height="299" /></a>Découvrez d’autres films sur Cinetrafic dans des catégories aussi diverses et variées que <a href="http://www.cinetrafic.fr/film-gay" target="_blank">films gay et lesbien</a> ainsi que <a href="http://www.cinetrafic.fr/film-recent" target="_blank">films sortis récemment</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Casa Grande, de Felipe Barbosa (Brésil, 2014)</title>
		<link>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/casa-grande-de-felipe-barbosa-bresil-2014-8123</link>
		<comments>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/casa-grande-de-felipe-barbosa-bresil-2014-8123#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 06 Jun 2015 14:31:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
		<category><![CDATA[accreds]]></category>
		<category><![CDATA[brésil]]></category>
		<category><![CDATA[bruits de recife]]></category>
		<category><![CDATA[casa grande]]></category>
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		<category><![CDATA[rio]]></category>

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		<description><![CDATA[Où ?
Au Festival de San Sebastian
Quand ?
En septembre 2014 (le film est sorti en salles le 3 juin)
Avec qui ?
Seul
Et alors ?
&#8230;mon avis est à lire ici :
http://www.accreds.fr/2014/10/02/casa-grande-les-bruits-de-rio.html
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/casa-11.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8124" title="casa-11" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/casa-11-400x189.jpg" alt="" width="400" height="189" /></a>Où ?</strong></p>
<p>Au Festival de San Sebastian</p>
<p><strong>Quand ?</strong></p>
<p>En septembre 2014 (le film est sorti en salles le 3 juin)</p>
<p><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p>Seul</p>
<p><strong>Et alors ?</strong></p>
<p>&#8230;mon avis est à lire ici :</p>
<p><a href="http://www.accreds.fr/2014/10/02/casa-grande-les-bruits-de-rio.html" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;">http://www.accreds.fr/2014/10/02/casa-grande-les-bruits-de-rio.html</span></a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Sangre de mi sangre, de Jérémie Reichenbach (France, 2014)</title>
		<link>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/sangre-de-mi-sangre-de-jeremie-reichenbach-france-2014-8088</link>
		<comments>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/sangre-de-mi-sangre-de-jeremie-reichenbach-france-2014-8088#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 25 Apr 2015 08:15:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
		<category><![CDATA[Documentaires]]></category>
		<category><![CDATA[et les autres]]></category>
		<category><![CDATA[accreds]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma du réel]]></category>
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		<category><![CDATA[sangre de mi sangre]]></category>

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		<description><![CDATA[Où ?
Au Festival Cinéma du Réel
Quand ?
Il y a un an, en mars 2014
Avec qui ?
MaBinôme
Et alors ?
&#8230;mon avis est à lire ici :
http://www.accreds.fr/2014/03/29/sangre-de-mi-sangre-ou-les-bouchers-bienheureux.html
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/sangre-22.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-8091" title="sangre-22" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/sangre-22-400x171.jpg" alt="" width="400" height="171" /></a>Où ?</strong></p>
<p>Au Festival Cinéma du Réel</p>
<p><strong>Quand ?</strong></p>
<p>Il y a un an, en mars 2014</p>
<p><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p>MaBinôme</p>
<p><strong>Et alors ?</strong></p>
<p>&#8230;mon avis est à lire ici :</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.accreds.fr/2014/03/29/sangre-de-mi-sangre-ou-les-bouchers-bienheureux.html" target="_blank">http://www.accreds.fr/2014/03/29/sangre-de-mi-sangre-ou-les-bouchers-bienheureux.html</a></span></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Les bruits de Recife, de Kleber Mendonça Filho (Brésil, 2012)</title>
		<link>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/les-bruits-de-recife-de-kleber-mendonca-filho-bresil-2012-7375</link>
		<comments>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/les-bruits-de-recife-de-kleber-mendonca-filho-bresil-2012-7375#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 26 Feb 2014 21:37:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
		<category><![CDATA[accreds]]></category>
		<category><![CDATA[assaut]]></category>
		<category><![CDATA[brésil]]></category>
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		<category><![CDATA[kleber mendonça filho]]></category>
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		<category><![CDATA[recife]]></category>

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		<description><![CDATA[Où ?
Au cinéma Étoile Lilas
Quand ?
Mardi il y a huit jours, en avant-première Accréds
Avec qui ?
La bande d’Accréds, le réalisateur, et 150 spectateurs qui nous ont permis de faire quasiment salle comble
Et alors ?
 
…mon avis est à lire ici :
http://www.accreds.fr/2014/02/25/cris-et-chuchotements-film-choral-et-desirs-dissonants-ce-sont-les-bruits-de-recife.html
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/recife-3.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7376" title="recife-3" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/recife-3.jpg" alt="" width="448" height="298" /></a>Où ?</strong></p>
<p>Au cinéma Étoile Lilas</p>
<p><strong>Quand ?</strong></p>
<p>Mardi il y a huit jours, en avant-première <a href="http://www.accreds.fr/" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;">Accréds</span></a></p>
<p><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p>La bande d’Accréds, le réalisateur, et 150 spectateurs qui nous ont permis de faire quasiment salle comble</p>
<p><strong>Et alors ?</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>…mon avis est à lire ici :</p>
<p><a href="http://www.accreds.fr/2014/02/25/cris-et-chuchotements-film-choral-et-desirs-dissonants-ce-sont-les-bruits-de-recife.html" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;">http://www.accreds.fr/2014/02/25/cris-et-chuchotements-film-choral-et-desirs-dissonants-ce-sont-les-bruits-de-recife.html</span></a></p>
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		<title>Rêves d’or, de Diego Quemada-Diez (Mexique, 2013)</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Dec 2013 21:33:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
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		<category><![CDATA[cannes]]></category>
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		<description><![CDATA[Où ?
À l’UGC Orient-Express
Quand ?
Mardi soir, à 20h
Avec qui ?
Seul
Et alors ?
Comme le cinéma iranien avec la sévérité de la censure (voir Bending the rules primé aux 3 Continents à Nantes), le cinéma chinois avec la férocité de la conversion au capitalisme (voir A touch of sin), le cinéma mexicain est aux prises avec un surmoi qui l’alimente en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/reves-1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7213" title="reves-1" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/reves-1.jpg" alt="" width="448" height="298" /></a>Où ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">À l’UGC Orient-Express</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quand ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Mardi soir, à 20h</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Seul</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et alors ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Comme le cinéma iranien avec la sévérité de la censure (voir <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/bending-the-rules-de-behnam-behzadi-iran-2013-7158" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Bending the rules</strong></span></em></a> primé aux 3 Continents à Nantes), le cinéma chinois avec la férocité de la conversion au capitalisme (voir <em><strong>A touch of sin</strong></em>), le cinéma mexicain est aux prises avec un surmoi qui l’alimente en histoires fortes tout en bloquant son regard dans leur direction à l’exclusion des autres. Ce genre de films à part entière est celui de l’émigration de l’autre côté de la frontière, aux États-Unis où l’on veut croire que la vie sera meilleure. <em><strong>Rêves d’or</strong></em> n’en quittera jamais les rails, mais il fait preuve au cours de son voyage de suffisamment d’exigence et d’inspiration pour se hisser parmi les meilleurs représentants de sa famille, prenant le relais de <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/sinnombredecaryjojifukunagausa-mexique2009-307#hide" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Sin nombre</strong></span></em></a>, dernier en date à m’avoir aussi fortement marqué avant lui. L’auteur et réalisateur Diego Quemada-Diez nous fait accompagner de leur pays d’origine à celui de leurs espoirs, un groupe de jeunes guatémaltèques dont le nombre fluctue selon les aléas de leur odyssée. Au maximum ils sont quatre, trois garçons et une fille, Sara, qui se travestit afin de ne pas se compliquer encore plus l’entreprise. La scène, la première du film, où Sara devient « Osvaldo » donne la note qui sera tenue par tout ce qui va suivre : mise en scène sèche et sans pathos, péripéties collant à la réalité même lorsque celle-ci devient si dure qu’on préférerait s’en détourner et s’abandonner aux facilités accommodantes de la fiction. Les quelques maladresses qui émaillent<em><strong> Rêves d’or</strong></em> (l’incommunicabilité avec le personnage indien, la gestion des moments de transition ou contemplatifs) pèsent de bien peu de poids face à ses forces.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/reves-2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7214" title="reves-2" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/reves-2.jpg" alt="" width="448" height="298" /></a>Elles finiront même balayées au cours d’un acte final d’une violence terrible, où il apparaît que Quemada-Diez savait parfaitement où il allait, au contraire de ses malheureux personnages. Le pessimisme du cinéaste quant au sort de ceux qui ont eu la malchance de naître du mauvais côté des murs – celui symbolique de la prospérité ou non du milieu d’origine, celui concret et blessant érigé sur la frontière entre les USA et le Mexique – ne connait aucun instant de faiblesse, n’accorde aucun répit. Toutes les vertus que les personnages possèdent initialement ou se découvrent en cours de route, détermination, courage, fraternité, sont impuissantes à faire dévier de son chemin ce destin qui les mène à une mort certaine, qu’elle soit subite ou à petit feu. Ce tranchant dont fait preuve <em><strong>Rêves d’or</strong></em> ne circonscrit toutefois pas ses horizons ; Quemada-Diez parvient à en faire une œuvre artistiquement et humainement très riche. La manière dont il articule l’intime de ses héros et le global de la société dont ils font partie, à chaque fois que leur parcours les fait se fondre dans une masse plus vaste de migrants (sur les toits des trains par exemple), donne ainsi un caractère de manifeste collectif, voire universel, accompli à son récit. Et en parallèle de cela, les moments où le petit groupe se replie sur lui-même débordent de vie, de désir. La première partie, avant que les choses ne deviennent définitivement trop cruelles, contient des bulles d’intimité préservée où se joue un mélange de <em><strong>Huckleberry Finn</strong></em> et <em><strong>Jules et Jim</strong></em>. Leur candeur et leur gourmandise prémunissent <em><strong>Rêves d’or</strong></em> contre le risque du film-tract, didactique, où la quête d’une vérité politique fait perdre de vue la nécessité d’une véracité individuelle.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/reves-3.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7215" title="reves-3" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/reves-3.jpg" alt="" width="448" height="299" /></a></p>
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		<title>No, de Pablo Larrain (Chili, 2012)</title>
		<link>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/no%c2%a0de-pablo-larrain-chili-2012-6033</link>
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		<pubDate>Mon, 11 Mar 2013 21:01:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Festivals (films primés...)]]></category>
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		<description><![CDATA[Où ?
Au cinéma des cinéastes, dans la grande salle (pleine)
Quand ?
Dimanche, à 19h
Avec qui ?
MonFrère
Et alors ?
Le 5 octobre 1988, le Chili fut le théâtre d’un événement rarissime : un régime despotique se trouva chassé en un instant, sans violence, par le résultat d’un vote populaire. Pour se faire bien voir de la communauté internationale, en donnant à sa dictature [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/no-1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6034" title="no-1" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/no-1.jpg" alt="" width="384" height="274" /></a>Où ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au cinéma des cinéastes, dans la grande salle (pleine)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quand ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dimanche, à 19h</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">MonFrère</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et alors ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le 5 octobre 1988, le Chili fut le théâtre d’un événement rarissime : un régime despotique se trouva chassé en un instant, sans violence, par le résultat d’un vote populaire. Pour se faire bien voir de la communauté internationale, en donnant à sa dictature un vernis de légitimité, le général Pinochet avait organisé en ce jour un « plébiscite » au suffrage universel dont la question était « Voulez-vous me maintenir au pouvoir huit ans de plus : oui ou non, <em><strong>Si o No</strong></em> ». Cerise sur le gâteau démocratique, le camp du <em><strong>No</strong></em> se vit offrir un mois durant quinze minutes d’antenne à la télévision, dans un souci d’équité avec le quart d’heure de campagne officielle du camp du <em><strong>Si</strong></em> – le reste des programmes de la chaîne de télévision nationale, acquis à la cause de la propagande officielle, fut malencontreusement omis dans le décompte. Trop confiants et trop avides de la reconnaissance du monde extérieur, Pinochet et son gouvernement laissèrent leurs opposants faire leur campagne (presque) librement, et oublièrent d’assurer leurs arrières via la mise en place d’un système de trucage suffisamment massif des résultats. Lesquels donnèrent lieu à un raz-de-marée, avec plus de 57% en faveur du <em><strong>No</strong></em>.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/no-2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6035" title="no-2" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/no-2.jpg" alt="" width="384" height="256" /></a>Le catalyseur de cette divine surprise fut… la publicité. Ce mauvais génie moderne se retrouva mis au service de la cause démocratique, plus par effraction que par conviction. Alter ego fictionnel des protagonistes de la véritable histoire, René (Gael Garcia Bernal) parvient à imposer aux tenants du <em><strong>No</strong></em> son option, de vendre au public ce choix de vote exactement de la même manière qu’on le voit vendre un soda dans la première scène du film. Soit en reléguant le produit en arrière-plan, derrière le voile de concepts et de symboles positifs inattaquables qu’on lui accole. C’est la joie sous toutes ses formes qui est convoquée par René (comme elle l’a été récemment par <a href="http://www.expressionofjoy.com" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;">un constructeur allemand de voitures</span></a>) : joie des lendemains qui chantent, des couleurs vives, des journées ensoleillées, des rires et de la danse, etc. Au bout du compte, il s’avère que ce fourre-tout sucré et la campagne du oui sont porteurs de promesses en tous points similaires pour les chiliens, à deux détails près – les spots du <em><strong>No</strong></em> les présentent de façon plus attractive, et détachée de la figure tutélaire de Pinochet.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/no-4.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6037" title="no-4" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/no-4.jpg" alt="" width="384" height="256" /></a>L’idée est à double tranchant, à la fois brillante car engendrant une campagne positive, et perverse car escamotant un discours d’opposition nette au pouvoir en place. Le remplacement du politique par la communication va permettre de gagner le scrutin, mais sans que le cours des événements soit fondamentalement corrigé. Bien sûr, le pire sera aboli : plus d’État militaire, d’exécutions, de tortures, d’enlèvements ; et le retour à des élections libres, la liberté d’expression, le pluralisme dans les médias. Mais Pinochet ne sera jamais jugé pour ses crimes, ni aucun de ses sous-fifres, et le modèle économique très inégalitaire qu’il a mis en place, avec la captation de la richesse entre les mains d’une poignée d’oligarques, est toujours en vigueur. La victoire officielle immédiate s’est accompagnée d’une perte morale. L’amertume de ce constat, le réalisateur Pablo Larrain l’a bien en tête ; cependant elle transparait plus dans ses interviews données en marge du film (celle dans les Cahiers du cinéma est particulièrement rageuse<sup><a href="#sdfootnote1sym"><sup>[1]</sup></a></sup>) que dans le film en lui-même.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/no-3.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6036" title="no-3" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/no-3.jpg" alt="" width="384" height="247" /></a>C’est forcément un peu frustrant, car cela laisse un goût d’inachevé à un beau projet. Quelques scènes fugitives, en ouverture et en clôture du récit, pointent dans cette direction plus acide et ambiguë ; mais l’essentiel du temps, le sentiment qui prédomine est que Larrain s’impose à lui-même de ne pas égratigner la belle histoire qu’il raconte. Une fois les forces en présence et les enjeux fixés, son film avance jusqu’au dénouement tel un fleuve assez tranquille, bercé par le mouvement de va-et-vient entre les émissions du <em><strong>Si </strong></em>et du<em><strong> No</strong></em>, et à peine secoué par les vagues tentatives d’intimidation nocturne visant René et ses collaborateurs. Nullement déplaisant, mais pas électrisant non plus, <em><strong>No</strong></em> semble avoir été condamné à ce « ni-ni » par l’incapacité de son auteur à résoudre son tiraillement intérieur quant à la valeur du référendum de 1988 et de ses conséquences. Faute de point de vue tranché, la ligne convenue et sans surprises du « film relatant des faits réels » l’emporte. Reste tout de même une superbe idée plastique qui tire <em><strong>No</strong></em> vers le haut, le recours à une caméra contemporaine des événements. Ainsi la fiction s’amalgame visuellement avec les nombreuses images d’archives, dont elle partage le format 4/3, le grain appuyé, la sensibilité extrême aux variations de lumière. C’est novateur, excitant, et tout à fait opérant. Beaucoup d’audace dans le contenant, et pas assez dans le contenu, font du film l’équivalent d’une des (bonnes) publicités en faveur du <em><strong>No</strong></em> qu’il nous présente.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#sdfootnote1anc">[1</a>] Morceaux choisis : <em><strong>« Le retour de la démocratie et 	de la gauche au pouvoir n’a pas fait que conserver le modèle de 	Pinochet, il l’a rendu plus fort […] Nous avons gardé la 	Constitution de Pinochet et son modèle économique, l’égalité 	est restée une abstraction […] C’est comme vivre dans un centre 	commercial, tout se vend et tout s’achète »</strong></em></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Syngué sabour, d’Atiq Rahimi (France-Allemagne-Afghanistan, 2012) et La demora, de Rodrigo Pla (Uruguay, 2012) : le cinéma d’auteur en manque de second souffle</title>
		<link>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/syngue-sabour%c2%a0d%e2%80%99atiq-rahimi-france-allemagne-afghanistan-2012-et-la-demora-de-rodrigo-pla-uruguay-2012%c2%a0-le-cinema-d%e2%80%99auteur-en-manque-de-second-souffle-5917</link>
		<comments>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/syngue-sabour%c2%a0d%e2%80%99atiq-rahimi-france-allemagne-afghanistan-2012-et-la-demora-de-rodrigo-pla-uruguay-2012%c2%a0-le-cinema-d%e2%80%99auteur-en-manque-de-second-souffle-5917#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 21 Feb 2013 22:01:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
		<category><![CDATA[Proche et Moyen Orient]]></category>
		<category><![CDATA[afghanistan]]></category>
		<category><![CDATA[atiq rahimi]]></category>
		<category><![CDATA[demora]]></category>
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		<category><![CDATA[rodrigo pla]]></category>
		<category><![CDATA[roxana blanco]]></category>
		<category><![CDATA[syngue sabour]]></category>
		<category><![CDATA[uruguay]]></category>

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		<description><![CDATA[Où ?
Respectivement au ciné-cité les Halles et au Nouveau Latina
Quand ?
Dimanche après-midi, à 14h puis 16h
Avec qui ?
Seul, et avec MaBinôme
Et alors ?
Parmi la masse excessive de films estampillés « cinéma du monde » sortis le mercredi 20 février (sept – comment peuvent-ils espérer émerger commercialement, dans l’ombre de quatre gros films commerciaux qui plus est ?), je suis allé en voir [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/syngue-3.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5922" title="syngue-3" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/syngue-3-355x200.jpg" alt="" width="355" height="200" /></a>Où ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Respectivement au ciné-cité les Halles et au Nouveau Latina</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quand ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dimanche après-midi, à 14h puis 16h</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Seul, et avec MaBinôme</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et alors ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Parmi la masse excessive de films estampillés « cinéma du monde » sortis le mercredi 20 février (sept – comment peuvent-ils espérer émerger commercialement, dans l’ombre de quatre gros films commerciaux qui plus est ?), je suis allé en voir deux, <em><strong>Syngué sabour</strong></em> et <em><strong>La demora</strong></em>. D’un continent à l’autre, des drames d’un pays en guerre aux problèmes d’une société en paix, ils n’avaient a priori rien en commun. Mais au fond, ils partagent les mêmes atouts notables et limites frustrantes. Ils représentent à ce titre un phénomène répandu dans le cinéma d’auteur, dont ils sont loin d’être les seuls exemples. Nombreux sont les réalisateurs à pêcher un sujet puissant, favorisant le déploiement d’une mise en scène inspirée, puis à pécher par manque de vaillance et de hardiesse, en se contentant d’exploiter cette première idée sans aller plus loin.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/syngue-1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5920" title="syngue-1" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/syngue-1.jpg" alt="" width="384" height="256" /></a>Atiq Rahimi (qui adapte son roman récompensé du prix Goncourt) et Rodrigo Pla (dont j’avais beaucoup aimé <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/politique-fictionslazonarodrigoplamexiqueetlenouveauprotocolethomasvincentfrance-631#hide" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>La zona</strong></span></em></a>) sont aujourd’hui de ceux-là. Les situations de départ qu’ils imaginent sont de formidables moteurs à fiction et à réflexion : une femme qui se surprend à pouvoir livrer tous ses secrets et vexations à son mari soldat maintenant qu’il est plongé dans le coma chez Rahimi ; chez Pla une autre femme, devant subvenir seule aux besoins de ses trois enfants tout en ayant à sa charge son père atteint de la maladie d’Alzheimer. Pendant la majeure partie de leurs films respectifs l’élan reçu de l’impulsion de départ suffit à la réussite de l’entreprise des deux cinéastes, qui partent dans des directions opposées. <em><strong>La demora</strong></em> prend la forme d’une description, dépouillée de tout artifice, d’une situation concrète, ancrée dans la réalité. Pla détaille cliniquement, sans affect, une première journée laborieuse de Maria, ordinaire jusque dans l’égarement de son père Agustin dans la ville ; puis une deuxième, où le refus d’un foyer d’accueillir Agustin fait craquer Maria, qui abandonne son père dans l&#8217;espoir qu’une équipe du Samu le recueille et lui trouve en urgence une place en foyer. Pla ne porte aucune accusation, n’assène aucun reproche. Il se pose modestement en témoin d’une condition sans lueur au bout du tunnel.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/demora-1.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5918" title="demora-1" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/demora-1-355x200.jpg" alt="" width="355" height="200" /></a>À l’inverse, <em><strong>Syngué sabour</strong></em> se détache du monde et embrasse pleinement le genre de l’allégorie. Après une entame impressionnante en forme de science-fiction post-apocalyptique (immeubles en ruine, règne du chacun pour soi pour pallier à la pénurie de ressources vitales – on pense aux <em><strong>Fils de l’homme</strong></em>), le récit s’établit dans un décor nu et quasi unique, avec des personnages sans nom, porteurs d’enjeux plus absolus que circonstanciels et individuels. Le théâtre filmé ne menace jamais, car Rahimi prend soin de faire œuvre de cinéma par la lumière, les choix de placement et de mouvements de la caméra, le montage surtout (très beaux flashbacks et ellipses). Au fil des confidences de l’héroïne, magnifiquement incarnée par Golshifteh Farahani, la question de l’émancipation féminine devient de plus en plus vive, qu’elle passe par la liberté sexuelle et de parole ou par l’exigence d’égalité avec les hommes.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/syngue-2.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5921" title="3414 001" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/syngue-2-344x200.jpg" alt="" width="344" height="200" /></a>Il n’y aurait rien à ajouter, hormis plus de louanges, si <em><strong>Syngué sabour</strong></em> n’était pas pris d’une soudaine retenue au moment de faire la révélation la plus terrible. Rahimi repousse ce franchissement du gué, qui le forcerait à poursuivre son histoire sur des terres non balisées, au-delà de la zone de confort garantie par le traitement de l’idée de départ. Il temporise, brode de fines variations sur des points déjà abordés, cherche sans cesse à s’écarter, même pour quelques instants, de ce monologue intime et violent infligé à un auditeur captif. C’est frustrant, car celui-ci constitue le cœur ardent de son œuvre, qui ne demande qu’à exploser. Rahimi bride le pouvoir potentiellement infini de la parole de son héroïne, préférant faire coïncider la fin de sa harangue cathartique avec le terme du film, et ainsi s’éviter d’avoir à penser l’après. Pla fait preuve d’une faiblesse similaire dans la dernière partie de <em><strong>La demora</strong></em>, réduite au suspense mécanique de la recherche du père. Les effets de deus ex machina (un personnage qui arrive à un endroit juste après qu’un autre l’ait quitté, ce genre de choses) prolongent artificiellement cette fraction du récit, et mettent entre parenthèses les problématiques humaines soulevées par le geste de Maria –jusqu’où peut aller le dévouement individuel, qui porte la culpabilité. Celles-ci ne referont malheureusement pas surface, le film s’interrompant comme <em><strong>Syngué sabour</strong></em> à peine le suspense de façade dénoué, laissant le reste inachevé.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/demora-2.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5919" title="demora-2" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/demora-2-355x200.jpg" alt="" width="355" height="200" /></a></p>
]]></content:encoded>
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		<title>El estudiante, de Santiago Mitre (Argentine, 2012)</title>
		<link>http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/el-estudiante%c2%a0de-santiago-mitre-argentine-2012-5803</link>
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		<pubDate>Wed, 30 Jan 2013 23:29:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
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		<category><![CDATA[esteban lamothe]]></category>
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		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[santiago mitre]]></category>

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		<description><![CDATA[Où ?
À l’Espace Saint-Michel
Quand ?
Dimanche, à 16h
Avec qui ?
Seul
Et alors ?
En même temps que le mauvais élève Zero dark thirty, qui croit pouvoir se passer de la politique car il décrit une situation d’exception, est sorti en salles le plus modeste mais bien mieux inspiré El estudiante. 1h50 durant on y colle aux basques de Roque, pour qui l’expérience [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/estudiante-1.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5804" title="estudiante-1" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/estudiante-1-355x200.jpg" alt="" width="355" height="200" /></a>Où ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">À l’Espace Saint-Michel</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quand ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dimanche, à 16h</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Seul</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et alors ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En même temps que le mauvais élève <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/zero-dark-thirty%C2%A0de-kathryn-bigelow-usa-2012-5793" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Zero dark thirty</strong></span></em></a>, qui croit pouvoir se passer de la politique car il décrit une situation d’exception, est sorti en salles le plus modeste mais bien mieux inspiré <em><strong>El estudiante</strong></em>. 1h50 durant on y colle aux basques de Roque, pour qui l’expérience de la fac à Buenos Aires commence par les cours et les filles, puis migre vers les eaux troubles du pouvoir et de sa conquête, au mépris de tout le reste. Le récit du film de Santiago Mitre (connu comme scénariste des longs-métrages de Pablo Trapero, <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/leoneradepablotraperoargentine2008-313#hide" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Leonera</strong></span></em></a>, <em><strong>Carancho</strong></em>, prochainement <em><strong>Elefante blanco</strong></em>) est à sens unique, sans possibilité de retour en arrière. Chaque avancée de Roque s’accompagne de l’abandon définitif de ce qu’elle supplée dans sa vie, et du renoncement à toutes les alternatives non retenues. <em><strong>El estudiante</strong></em> progresse sur cette voie en faisant cohabiter en son sein les deux niveaux de lecture de l’action politique tels qu’ils sont dans la réalité : la surface feutrée et engageante de la communication publique, et la vérité crue des stratégies sauvages de trahison et de disqualification menées en coulisses. Mitre met à plat cette pratique du double langage en traitant à égalité les scènes relevant de l’un et de l’autre. Ce qui dessert quelque peu son film, que son détachement apparent vis-à-vis de ce qu’il scrute le place en retrait d’œuvres adoptant une ligne plus tonitruante et rageuse sur le même thème – je pense par exemple à la sensationnelle série <em><strong>Boss</strong></em>, dont je reparlerai très bientôt.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/estudiante-2.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5805" title="estudiante-2" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/estudiante-2-356x200.jpg" alt="" width="356" height="200" /></a>Il ne faut toutefois pas se laisser abuser par les gants de velours d’<em><strong>El estudiante</strong></em>, car ils couvrent une poigne de fer. C’est un film d’une froideur glaciale, qui retourne contre son personnage les méthodes et résolutions qui sont les siennes. Roque est un cynique ambitieux et égoïste, qui évolue au milieu de bêtes de la même trempe et est décidé à se faire une place au sommet, là où se trouve le pouvoir. Que le domaine sur lequel s’étend ce pouvoir soit réduit, car circonscrit aux murs d’une université, n’a aucune importance ; pour la raison que le contexte n’a jamais d’importance, un pouvoir quel qu’il soit se suffit à lui-même comme obsession et finalité. Les idéaux, les opinions divergentes de celles des adversaires, les programmes sont cantonnés aux discours adressés aux votants, mais absents des pensées profondes de Roque et de ses semblables. Par conséquent Mitre les fait peu à peu disparaître du film, tout comme les personnages annexes sont effacés lorsqu’ils perdent leur utilité dans les plans de Roque. Celui-ci séduit, puis jette, au gré des batailles. Certaines sont gagnées, d’autres perdues quand il tombe sur plus retors et déloyal que lui. Dans les eaux troubles d’<em><strong>El estudiante</strong></em> il n’y a ni bons ni méchants, mais des mercenaires au service d’eux seuls, alliés de circonstance un jour, adversaires le lendemain. La seule leçon qu’ils tirent d’une défaite ou d’une humiliation est de mieux préparer l’affrontement suivant, qu’ils ne s’imaginent pas fuir – et qu’ils n’hésitent pas à provoquer. C’est un jeu délétère et sans fin, dont la force centrifuge repousse tout ce qui n’y contribue pas et isole ses participants. Isolement que Mitre traduit visuellement avec une grande force, par une mise en scène multipliant les petits espaces, annulant la profondeur de champ, collant au plus près de ses sujets d’étude.</p>
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		<title>La nuit d’en face, de Raoul Ruiz (Chili, 2011)</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Jul 2012 22:18:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Desbois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
		<category><![CDATA[Inclassables]]></category>

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		<description><![CDATA[Où ?
Au MK2 Beaubourg
Quand ?
Lundi soir, à 22h
Avec qui ?
MaBinôme
Et alors ?
Raoul Ruiz devait se savoir condamné à brève échéance alors qu’il concevait La nuit d’en face, son ultime long-métrage (il est mort après en avoir fini le tournage, et était atteint d’un cancer). Contrairement à bien d’autres claps de fin de carrière, non prémédités et dont les interprétations [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/face-1.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4826" title="face-1" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/face-1-355x200.jpg" alt="" width="355" height="200" /></a>Où ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au MK2 Beaubourg</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quand ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Lundi soir, à 22h</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avec qui ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">MaBinôme</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et alors ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Raoul Ruiz devait se savoir condamné à brève échéance alors qu’il concevait <em><strong>La nuit d’en face</strong></em>, son ultime long-métrage (il est mort après en avoir fini le tournage, et était atteint d’un cancer). Contrairement à bien d’autres claps de fin de carrière, non prémédités et dont les interprétations sous l’angle du « film-testament » sont de ce fait souvent boiteuses, la nature intentionnellement crépusculaire de <em><strong>La nuit d’en face</strong></em> est une évidence. Elle teinte le film tout entier d’une nuance particulière, apaisée, détachée de ce qui ancre la condition humaine dans la souffrance – les tragédies, le passage irrévocable du temps. Sans autre attache qu’un personnage qui attend sans anxiété sa mort, et semble l’avoir attendue toujours (et toujours ainsi), <em><strong>La nuit d’en face</strong></em> nous effleure telle une berceuse, suave autant qu’évanescente.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/face-2.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4827" title="face-2" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/face-2-355x200.jpg" alt="" width="355" height="200" /></a>Cette conscience d’être la dernière brique, un jubilé qui n’ouvre sur rien d’autre, se décline dans l’absence d’ambition franche : aucun protagoniste charismatique et mémorable (tel le Malo de <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/un-week-end-a-paris-cinema-et-dans-les-annees-80-love-massacre-de-patrick-tam-81-le-marin-des-mers-de-chine-de-jackie-chan-83-la-ville-des-pirates-de-raoul-ruiz-83-4760#hide" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>La ville des pirates</strong></span></em></a>), nulle ampleur vertigineuse donnée au récit (comme cela était le cas des <a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/mysteresdelisbonnederaoulruizfrance-portugal2010-349#hide" target="_self"><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Mystères de Lisbonne</strong></span></em></a> étendus sur plus de 4h30), pas d’intention chez Ruiz de renouveler le contenu de sa boîte à malices. Au contraire, il fait faire un dernier tour de piste à ses multiples tours de passe-passe visuels. <em><strong>La nuit d’en face</strong></em> est une parade, de répliques et de gestes impromptus, de collages de réalités disjointes, de cadrages truqués de manière à désarçonner l’œil, de plans-séquences enchanteurs, pour la beauté du geste avant toute autre raison d’être. La part de gratuité de la démarche est mise en sourdine par le fait que la tendance au « best-of » se retrouve dans d’autres aspects du film, lui apportant une cohérence. Ruiz se fend de renvois à plusieurs de ses créations passées, ce qui renforce d’autant le caractère intime de <em><strong>La nuit d’en face</strong></em>. Le héros Don Celso est d’ailleurs à voir comme un alter ego du cinéaste. L’un et l’autre ont en commun la malice, l’érudition, le goût pour l’entrelacement du passé et du présent, du vrai et du faux.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/face-3.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4828" title="face-3" src="http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/wp-content/uploads/face-3-355x200.jpg" alt="" width="355" height="200" /></a>Cette physionomie de film mineur fait paradoxalement de <em><strong>La nuit d’en face</strong></em> un point d’entrée idéal pour qui ne connait pas le cinéma de Ruiz ; un ballon d’essai pleinement ludique et sans gravité – mais pas sans effet. Pour ce qui est sa dernière occasion de s’adresser à nous, le réalisateur nous murmure en douceur, une fois encore, le secret qui a fondé son œuvre. Il est beau et simple : selon ses termes les univers de la vie, de la mort, et des rêves sont reliés par un seul et même fil, celui des panoramiques de cinéma. Comme il l’a fait toutes ces années durant, Ruiz multiplie dans <em><strong>La nuit d’en face</strong></em> les exemples concrets de ce principe, superbes et judicieux mouvements d’appareil qui font glisser le spectateur d’une réalité à l’autre sans le moindre trouble. Le décès du réalisateur nous prive du plus bienveillant et malicieux des passeurs entre les différents niveaux de la conscience humaine.</p>
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